Clinical Cases Deux céramiques à haute résistance, un système de micro-stratification 29 avr. 2026 Cas réalisé par Andreas Chatzimpatzakis, prothésiste dentaire RÉHABILITATION ESTHÉTIQUE ET EFFICIENTE DU SOURIRE La plupart des patients demandant une réhabilitation du sourire recherchent des solutions personnalisées plutôt qu’un sourire standard : des formes dentaires individuelles adaptées à leur visage et à leur personnalité, un jeu de couleurs interne en harmonie avec leur âge et leur dentition naturelle. Les matériaux dentaires modernes permettent aujourd’hui de répondre à ces exigences dans de nombreuses situations — généralement à un coût raisonnable. Toutefois, pendant longtemps, combiner traitement esthétique et traitement médical représentait un défi — par exemple dans le cadre d’une réhabilitation du sourire incluant le remplacement d’une incisive latérale manquante. Une solution classique consistant à utiliser des facettes en disilicate de lithium associées à un bridge cantilever en zircone, chacun avec son propre système de stratification céramique, pouvait entraîner des différences d’apparence. Avec CERABIEN™ MiLai (Kuraray Noritake Dental Inc.), un système de Stains internes et de céramiques conçu pour la micro-stratification, la situation est différente : utilisable aussi bien sur la zircone que sur le disilicate de lithium, il permet de créer un sourire harmonieux même en combinant deux matériaux différents pour les armatures. UN NOUVEAU SOURIRE PERSONNALISÉ Le cas suivant en est un parfait exemple : une patiente présentant une incisive latérale manquante, plusieurs restaurations composites visibles dans la région antérieure et une fracture de l’émail au niveau du bord incisif souhaitait une réhabilitation esthétique du sourire. Les matériaux sélectionnés étaient Amber Press LT (HASS), teinte A1, pour quatre facettes sur les incisives centrales, l’incisive latérale gauche et la canine (dents #11, 21, 22 et 23 selon la notation FDI), ainsi que KATANA™ Zirconia YML (Kuraray Noritake Dental Inc.), teinte A2, pour le bridge cantilever prévu sur la canine maxillaire droite, remplaçant l’incisive latérale manquante (dents #12 et 13). Fig. 1. Patiente présentant une incisive latérale maxillaire manquante et de multiples restaurations composites dans la région antérieure — une réhabilitation du sourire est souhaitée. Fig. 2. Patiente avec mock-up. Fig. 3. Préparation mini-invasive à travers le mock-up, prenant en compte l’espace minimal requis pour les matériaux et restaurations prévus. Fig. 4. Dents préparées pour des restaurations tout céramique. Fig. 5. Vue occlusale des dents maxillaires après préparation. Fig. 6. Facettes anatomiques et bridge cantilever sur le modèle. Fig. 7. Restaurations après un cut-back limité aux zones vestibulaire et incisale. Fig. 8. Application de CERABIEN™ MiLai LT1 sur la zone moyenne et cervicale du bridge cantilever en zircone. Fig. 9. Application de CERABIEN™ MiLai Value Liner 2… Fig. 10. ... et Value Liner 1 appliqué sur la zone incisale des restaurations des incisives centrales et latérales. Fig. 11. Céramique CERABIEN™ MiLai Creamy Enamel mélangée à Value Liner 2 (70/30) ajoutée aux zones moyenne et cervicale des quatre restaurations en disilicate de lithium afin d’augmenter et contrôler la luminosité. Fig. 12. … tandis que E2 est ajouté à la zone incisale des deux canines. Fig. 13. Restaurations recouvertes d’une couche de Tx… Fig. 14. ... puis de LTx. Fig. 15. Aspect des restaurations après la première cuisson. Fig. 16. Ajout de translucidité et d’opalescence dans la zone cervicale avec LT1, et de luminosité au niveau des crêtes avec Creamy Enamel. Fig. 17. Finalisation de la surface amélaire avec une couche de recouvrement LTx, assurant une forte translucidité et opalescence. Fig. 18. Résultat de la deuxième cuisson. Fig. 19. Restaurations finales avec un effet naturel après une cuisson de glaçage sans glaze. Fig. 20. Restaurations finales avec un effet naturel après une cuisson de glaçage sans glaze en bouche. Fig. 21. Intégration optique harmonieuse des restaurations. Fig. 22. Résultat de traitement esthétique final. CONCLUSION Grâce à l’approche décrite et aux matériaux sélectionnés, il a été possible de réaliser des restaurations présentant une teinte, une morphologie et une texture naturelles. Celles-ci s’intègrent non seulement à l’apparence des dents naturelles restantes, mais montrent également une cohérence interne entre les différents matériaux d’armature utilisés. Le protocole technique s’est avéré à la fois simple et efficace, tandis que le résultat parle de lui-même. Remerciements particuliers au Dr Kanellos Ioannis pour sa collaboration sur ce cas ainsi que pour la mise à disposition des photographies pré- et post-traitement ayant permis de l’illustrer. Prothésiste dentaire : ANDREAS CHATZIMPATZAKIS Basé à Athènes, en Grèce, Andreas Chatzimpatzakis est le fondateur et directeur du laboratoire dentaire ACH, créé en 2000. Il est spécialisé dans les facettes réfractaires, le disilicate de lithium, la zircone et les prothèses implantaires. Il est diplômé en technologie dentaire de l’Université de West Attica et a suivi des formations avancées en restaurations tout céramique à Helsinki et au Japon, auprès de maîtres de renommée internationale, dont Shigeo Kataoka. Depuis 2017, il intervient en tant que formateur international pour Kuraray Noritake Dental Inc., animant des conférences et des cours pratiques à travers le monde sur les techniques céramiques avancées. Il a également occupé les fonctions de Key Opinion Leader pour MPF Brush Co., ambassadeur pour HASS Corp., ainsi que rédacteur en chef de Laborama. Membre actif de l’Académie hellénique de dentisterie esthétique, ses travaux et articles ont été publiés dans des revues grecques et internationales.
Clinical Cases Cas clinique d'une prémolaire restaurée avec CLEARFIL MAJESTY™ ES-2 Universal 21 avr. 2026 Cas réalisé par le Dr. Clarence P. Tam, HBSC, DDS, AAACD, FIADFE Contexte clinique Une patiente de 65 ans, ASA 2 stable, s’est présentée au cabinet pour des soins restaurateurs. Ses antécédents médicaux incluaient un déficit en immunoglobulines non spécifique, pour lequel elle reçoit des perfusions régulières. Elle ne rapporte aucune allergie médicamenteuse connue. À l’examen clinique, une fracture périphérique occlusale créant un piège alimentaire a été diagnostiquée sur la dent 14 (notation FDI). La dent 15 présentait un amalgame étendu, très proche de la crête marginale distale, laquelle montrait des fractures axiales verticales distales résultant de cycles répétés d’expansion et de contraction au fil du temps. L’objectif restaurateur consistait à réaliser une dentisterie directe minimalement invasive. Toutefois, la présence probable d’un substrat dentinaire sombre sous l’amalgame compliquait la situation. Un matériau offrant à la fois un excellent effet caméléon et des propriétés mécaniques élevées a donc été recherché afin d’optimiser le pronostic des restaurations directes dans cette zone. Procédure restauratrice Un anesthésique topique a d’abord été appliqué, suivi d’une infiltration vestibulaire à l’aide d’une carpule de lidocaïne à 2 % avec adrénaline 1:100 000. Une digue en caoutchouc a ensuite été mise en place avant la préparation de la 15 et l’élimination de la fracture verticale de la crête marginale distale. Les marges des cavités 14 et 15 ont été régularisées avant la réalisation de biseaux, les extrémités des prismes de l’émail offrant une meilleure adhésion que leurs faces latérales. Un aéropolissage abrasif à l’oxyde d’aluminium de 27 microns a ensuite été effectué avant la mise en place du coin interdentaire et de la matrice, afin de reconstruire la crête marginale mésiale de la dent 15. Une technique de matrice dans la matrice a été utilisée pour recréer le contour proximo-axial de la face distale de la 15. Cette approche a permis d’obtenir une fermeture hermétique au niveau de la marge cervicale proximale, ainsi qu’un contour idéal pour la paroi axiale manquante. Suite à une technique de mordançage total, un nettoyage à la chlorhexidine à 2 % a été réalisé pendant 30 secondes, puis la dentine a été séchée délicatement par tamponnement afin de conserver une surface légèrement humide. Un adhésif de 5ᵉ génération a ensuite été appliqué, affiné par soufflage d’air puis photopolymérisé conformément aux instructions du fabricant. Les microcouches jouent un rôle essentiel durant les cinq premières minutes, phase délicate de formation de la couche hybride. Elles ont été réalisées à l’aide d’incréments de 0,25 mm de CLEARFIL MAJESTY™ Flow de Kuraray Noritake Dental Inc.. Cette technique permet d’augmenter significativement la résistance au cisaillement de l’adhésion à la dentine.¹˒² Cette procédure a été réalisée à la fois au niveau du plancher de la boîte proximale et dans la zone médio-occlusale. La crête marginale a ensuite été restaurée à l’aide de CLEARFIL MAJESTY™ ES-2 Universal de Kuraray Noritake Dental Inc.. Étant donné que la base dentinaire présentait une coloration marquée, CLEARFIL MAJESTY™ Flow a d’abord été utilisé avant l’application de CLEARFIL MAJESTY™ ES-2 Universal, selon une technique de modelage lobe par lobe pour recréer l’anatomie occlusale. Les contrôles occlusaux postopératoires ont confirmé une restauration parfaitement intégrée à l’occlusion, avec un excellent résultat esthétique et aucune visibilité des marges. Justification du choix des matériaux Les crêtes marginales ont été stratifiées en microcouches horizontales, tout comme le plancher de la cavité de Classe I obtenue, selon une modification de la technique à épaisseur de couche réduite décrite par Nikolaenko et al.³ Cette approche a montré les meilleures résistances au cisaillement lorsque des couches horizontales de 1 mm étaient utilisées. CLEARFIL MAJESTY™ ES-2 Universal se situe à l’avant-garde d’un arsenal restaurateur simplifié pour le cabinet moderne. Ce composite à teinte « universelle » pousse encore plus loin le concept de "cloud shading" grâce à la technologie de diffusion de la lumière (LDT), tout en offrant simultanément une excellente aptitude au modelage, un métamérisme optique performant et des propriétés mécaniques adaptées à toutes les situations restauratrices en bouche. Composé de nanocharges en verre de baryum et de charges nanoparticulaires prépolymérisées exclusives, il bénéficie d’une matrice à indice de réfraction élevé capable de diffuser la lumière et de tromper l’œil, même avec des couches très fines. Cela évite le recours à des composites opaques dans des cas comme celui présenté. Associé à CLEARFIL MAJESTY™ Flow dans une technique de stratification conservatrice, ce composite fluide chargé à 81 % crée une couche bien délimitée radiographiquement. La couche superficielle de CLEARFIL MAJESTY™ ES-2 Universal offre quant à elle une solution restauratrice monochromatique robuste, facile à polir, répondant à la quasi-totalité des besoins restaurateurs chez les patients n’ayant pas bénéficié d’un éclaircissement. Sur le plan mécanique, avec une résistance à la compression de 348 MPa et une résistance à la flexion de 116 MPa, CLEARFIL MAJESTY™ ES-2 Universal présente des valeurs proches de celles de l’émail et de la dentine naturels. Sa fluorescence intégrée imite remarquablement celle de l’émail naturel, un avantage particulièrement appréciable dans les environnements festifs ou en lumière artificielle. Situation finale Dentiste : DR CLARENCE P. TAM, HBSC, DDS, AAACD, FIADFE Clarence est originaire de Toronto, au Canada, où elle a obtenu son Doctorat en chirurgie dentaire (DDS) ainsi que son internat en pratique générale à l’Université de Western Ontario et à l’Université de Toronto, respectivement. La pratique de Clarence est limitée à la dentisterie esthétique et restauratrice. Elle est largement publiée dans la presse dentaire locale et internationale, rédigeant des articles, assurant des revues scientifiques et participant au développement de produits prototypes ainsi que de techniques en dentisterie clinique. Elle intervient également très régulièrement en tant que conférencière internationale. Clarence est l’ancienne présidente immédiate de la New Zealand Academy of Cosmetic Dentistry. Elle fait actuellement partie des deux seuls praticiens en Australasie à détenir le statut de membre accrédité et certifié par le board de l’American Academy of Cosmetic Dentistry. Clarence est Opinion Leader pour plusieurs entreprises dentaires multinationales, notamment Kuraray Noritake, J Morita Corp, Henry Schein NZ, Ivoclar Vivadent, Dentsply Sirona, 3M, Kerr, GC Australasia, SDI et Coltene. Elle est également la seule Voco Fellow en Australie et en Nouvelle-Zélande. Elle est titulaire du statut de Fellow au sein de l’International Academy for DentoFacial Esthetics et est une personne passionnée et accessible, engagée dans une approche interactive avec les patients dans l’ensemble de ses cas afin de maximiser la prédictibilité des traitements. Références 1. Bertschinger C, Paul SJ, Luthy H, Scharer P. Dual application of dentin bonding agents: effect on bond strength. Am J Dent. 1996;9(3):115-119.2. Magne P, Kim TH, Cassione D, Donovan TE. Immediate dentin sealing improves bond strengths of indirect restorations. J Prosthet Dent. 2005;94(6):511-519.3. Nikolaenko SA, Lohbauer U, Roggendorf M, Petschelt A, Dasch W, Franenberberger R. Influence of C-Factor and layering technique on microtensile bond strength to dentin. Dental Mater. 2004;20(6):579-585.
Clinical Cases Présentation de cas par Vasilis Vasiliou 20 avr. 2026 L'ART DE RESTAURER LES SOURIRES : MAITRISER LE DEFI D'UNE INCISIVE CENTRALE UNITAIRE La restauration d'une incisive centrale maxillaire unique est probablement le plus grand défi auquel un prothésiste dentaire peut être confronté au quotidien. En particulier lorsque le patient est jeune, il est extrêmement important de redonner à son sourire sa beauté d'origine. Toute restauration perçue comme telle peut avoir un impact négatif sur la confiance en soi et la qualité de vie, même à long terme. UNE HISTOIRE DE JOIE ET DE DESESPOIR Prenons l'exemple de Ioanna, une jeune fille de 14 ans qui s'est présentée au cabinet dentaire désespérée. Quelques heures avant, elle était sur un petit nuage : son groupe préféré s'était produit à Chypre pour la première fois et elle avait réussi à acheter des billets pour elle et sa meilleure amie. Enthousiastes, elles étaient arrivées au concert, le groupe avait commencé à jouer et la foule s’était mise à danser. Elle pensait que c’était le plus beau jour de sa vie. Au moment où le groupe a joué sa chanson la plus populaire, la foule était en délire, sautant dans tous les sens. Mais entre les danses et l’extase, Ioanna est soudain lourdement poussée. Elle tombe, et son visage heurte quelque chose de dur - un siège devant elle. Il lui fallut quelques secondes avant qu'elle ne comprenne ce qui s'était passé. Comprenant qu’elle avait du sang dans la bouche, elle explore ses dents avec sa langue et se rend compte qu'une de ses incisives centrales s'est fracturée. IMPACT SUR LA QUALITE DE VIE C'est l'une des nombreuses histoires touchantes que nous entendons chaque jour. Une chute lors d'un concert, une bousculade lors d'une fête d'anniversaire, un accident de voiture : il y a beaucoup d'incidents qui peuvent gâcher la vie d’un jeune et beau sourire. En prêtant attention aux patients concernés et à leur histoire, on se rend compte à quel point certains d'entre eux sont affectés par tout cela. Ils se couvrent la bouche lorsqu'ils rient ou se retiennent de sourire. Tout prothésiste dentaire qui s'engage de la meilleure façon possible à restaurer le sourire perdu est probablement conscient de l'impact de son travail et de la responsabilité qui en découle : un beau résultat redonnera non seulement le sourire, mais aussi la confiance en soi et permettra de recommencer à rire joyeusement, à s'exprimer confortablement et apprécier à nouveau les interactions sociales (Fig. 1 à 5). Mais certains résultats peuvent avoir l'effet inverse. Être conscient de ce rôle devrait être la motivation de chaque prothésiste pour s'améliorer jour après jour. Progresser pour ces moments où notre travail apporte des larmes de joie à nos patients. Fig. 1. Schéma de stratification pour la restauration d’une incisive centrale fracturée en trois couches : couche 1. Fig. 2. Schéma de stratification pour la restauration d’une incisive centrale fracturée en trois couches : couche 2. Fig. 3. Schéma de stratification pour la restauration d’une incisive centrale fracturée en trois couches : couche 3. Après la première cuisson, de petits détails ont été intégrés, suivis d’une seconde cuisson. Enfin, la restauration a été finalisée avec CERABIEN™ ZR FC Paste Stain et Glaze. Fig. 4. Résultat du traitement permettant de restaurer non seulement le sourire, mais aussi la confiance en soi de la jeune jeune fille. Fig. 5. Immédiatement après l'assemblage de la restauration, celle-ci est à peine identifiable ; seuls les tissus mous ont besoin d’un peu de temps pour récupérer. ASPECTS A PRENDRE EN COMPTE Mais comment procéder pour restaurer au mieux les incisives centrales uniques ? Le succès de ce type de restauration se cache dans la forme, qui est la partie la plus difficile à réaliser. Réussir à créer une morphologie naturelle est plus de la moitié de la bataille. L'autre partie importante est la couleur. La clé de la reproduction des couleurs réside dans la compréhension du fonctionnement des céramiques utilisées. Il s'agit de la réflexion et de l'absorption de la lumière, de la translucidité et de l'opalescence, de la valeur et des détails caractéristiques. Plus vous acquerrez de l'expérience et comprendrez les propriétés optiques des dents et des céramiques, plus vous obtiendrez de bons résultats. Un appareil photo, un objectif macro et un flash double sont utilisés pour capturer et analyser la situation intra-orale. Pour une première analyse et une première compréhension de la forme et de la couleur, j'aime voir les patients dans mon laboratoire dentaire. Le fait de d’appréhender la couleur aide à développer l'image la plus réaliste possible. La clé d'une réalisation réussie du plan qui vient d'être élaboré est l'utilisation de matériaux fiables et faciles à manipuler - dans mon cas, la Zircone KATANA™ et les céramiques CERABIEN™ ZR (tous deux de Kuraray Noritake Dental Inc.). ETAPES POSSIBLES La première chose à laquelle il faut s'attacher lorsque l'on commence à réaliser une restauration antérieure - comme dans le cas présenté aux figures 6 à 14 - est la valeur correcte de la dent. Dès que l'armature ou la base est produite à la bonne valeur, vous devez placer ce que vous voyez. La dent adjacente présente-t-elle des mamelons, des traces de bleu et d'orange ? Il suffit d'observer et de copier ces caractéristiques. Il n'est pas nécessaire de créer quelque chose de fantaisiste. Le plus difficile est d'utiliser raisonnablement l'espace disponible. Lorsqu'il y a beaucoup d'espace pour la céramique, il peut être difficile de conserver la valeur de l'armature et d'éviter un aspect grisâtre. En fonction de la couleur du moignon, de l'âge du patient, de la texture naturelle de la surface et de l'espace disponible, on peut choisir une approche de stratification et une technique de finition appropriées. Fig. 6. Remplacement d’une couronne antérieure : dent préparée présentant une sévère décoloration. L’incisive centrale adjacente présente une forme particulière ainsi qu’une structure interne de couleur très marquée. Fig. 7. Armature réalisée en KATANA™ Zirconia ML teinte A3. La teinte cible étant A3.5, un matériau assez opaque a été sélectionné dans une teinte légèrement plus claire afin d’obtenir l’effet de masquage souhaité. Fig. 8. Procédure de stratification en une seule cuisson : application de CERABIEN™ ZR Opacious Body, … Fig. 9. … Cervical Body, … Fig. 10. … Body et Transitional Body. Fig. 11. Incisal cut-back … Fig. 12. … et création de la structure des mamelons. Fig. 13. Application d'Aqua Blue 1 … Fig. 14. … suivie par T Blue … Fig. 15. … et Luster Porcelains. Fig. 16. Effet de halo créé avec Body. Fig. 17. Résultat du traitement. (Après une première cuisson suivie de légers ajustements, une seconde cuisson, une texturation de surface et un glaçage avec CERABIEN™ ZR FC Paste Stain Clear Glaze.) CONCLUSION La création d'une centrale unique nous fait sortir de notre zone de confort. En observant attentivement les dents adjacentes et en utilisant des matériaux que nous comprenons bien, il est possible de répondre aux attentes de nos patients, voire de les dépasser. Bien que des outils spécifiques comme les caméras et l'expérience des matériaux utilisés nous aident à produire des résultats prévisibles, mon principal credo est le suivant : « Si vous voulez que les choses changent autour de vous, vous devez d'abord vous changer vous-même ». Pour une amélioration continue, il est donc nécessaire de se concentrer sur le développement et l'avancement professionnels. Avec les bons mentors qui nous enseignent les secrets de la stratification, qui nous inspirent et nous motivent pour continuer à progresser. Il devient alors plus facile de restaurer le sourire et la confiance en soi de nos patients à chaque fois que cela est nécessaire. Remerciements Des remerciements particuliers sont adressés aux praticiens dentaires qui ont traité les patients présentés ci-dessus - Andreas Skyllouriotis DDS, MSD, prosthodontiste formé à la chirurgie, et Theo Odysseos, DDS, diplômé de l'American Board of Oral Implantology / Implant Dentistry. Dentisterie. A propos de l'auteur : VASILIS VASILIOU Vasilis Vasiliou est né à Nicosie, à Chypre, et a obtenu son diplôme à l'École technique de prothèse dentaire d'Athènes en 2004. Il a poursuivi sa formation en participant à plusieurs séminaires avancés dirigés par des mentors et des experts dans le domaine, tels que Ilias Psarris et Nondas Vlachopoulos. Tout au long de sa carrière, Vasilis a apporté des contributions significatives à la communauté dentaire, notamment en faisant des présentations lors de diverses conférences en Grèce et en publiant des articles dans des magazines dentaires grecs. Depuis 2020, il est un leader d'opinion clé pour la société MPF Brush Company et, depuis 2022, un ambassadeur HASS. Depuis 2019, Vasilis est un membre actif de l'équipe internationale d'implantologie (ITI). Avec son père, Vasilis dirige un laboratoire dentaire prospère à Nicosie, spécialisé dans les restaurations tout céramique et les implants. Sa vaste expérience et son engagement pour l'excellence font de lui un professionnel respecté dans son domaine.
Clinical Cases Un duo dynamique pour des restaurations naturelles et fonctionnelles 26 mars 2026 Cas réalisé par Kostia Vyshamirski, prothésiste dentaire KATANA™ Zirconia YML et CERABIEN™ MiLai Pratiquement tous les patients ayant besoin d’un traitement de restauration souhaitent des restaurations à la fois fonctionnelles et esthétiques. Toutefois, les attentes et les besoins individuels peuvent être très différents selon la situation clinique (état des structures dentaires résiduelles, comportements parafonctionnels, santé parodontale, etc.), les ressources financières du patient et ses préférences personnelles.Une combinaison de matériaux polyvalente, capable de répondre à de nombreuses exigences et attentes, est constituée par la zircone KATANA™ Zirconia YML, finalisée par une micro‑stratification avec le nouveau CERABIEN™ MiLai (Kuraray Noritake Dental Inc.). Ce système permet des préparations peu invasives grâce à une épaisseur minimale favorable des parois de la prothèse monolithique en oxyde de zirconium multicouche, ainsi qu’à une épaisseur très réduite de la couche de céramique dans la zone esthétique. De plus, la haute résistance de la prothèse en oxyde de zirconium, associée à une couche de céramique extrêmement fine, rend cette technique particulièrement adaptée aux patients présentant des habitudes parafonctionnelles telles que le bruxisme.Enfin, grâce à une sélection soigneusement élaborée de colorants internes et de teintes de céramique, CERABIEN™ MiLai permet la création d’effets chromatiques tridimensionnels individualisés, reproduisant fidèlement ceux des dents naturelles, même lorsque l’espace disponible est limité. L’exemple clinique suivant illustre la mise en œuvre de cette approche. SITUATION INITIALE Le patient s’est présenté avec des préoccupations à la fois fonctionnelles et esthétiques. Lors de la phase de diagnostic, il a été déterminé qu’une augmentation de la dimension verticale d’occlusion (DVO), ainsi que la réalisation d’un wax-up dans la nouvelle position mandibulaire, étaient nécessaires afin d’améliorer l’occlusion et l’esthétique du sourire. Fig. 1. Scan intra‑oral des dents maxillaires révélant une usure dentaire sévère. Fig. 2. Scan intra‑oral des deux arcades confirmant la nécessité d’une augmentation de la dimension verticale d’occlusion (DVO). Fig. 3. Scan intra‑oral : vue occlusale des dents maxillaires. PLANIFICATION DU TRAITEMENT ET CONCEPTION ASSISTÉE PAR ORDINATEUR Après validation du wax-up, le plan de traitement a été élaboré. Celui‑ci consistait à restaurer les quatre incisives antérieures à l’aide de couronnes en zircone et à réaliser des restaurations directes en composite sur les dents postérieures et mandibulaires. Afin de préserver au maximum les structures dentaires saines, l’espace créé a été ajusté à l’épaisseur minimale requise pour la restauration planifiée (infrastructure en zircone + micro‑couche de céramique limitée aux zones vestibulaires). À la suite de l’analyse esthétique, les couronnes ont été conçues avec un cut‑back vestibulaire minimal. Ce choix s’expliquait par les problèmes fonctionnels du patient, lesquels auraient augmenté le risque d’ébréchures en cas de conception avec un cut‑back plus important et une couche de céramique plus épaisse et conventionnelle.La zircone KATANA™ Zirconia YML offre une esthétique exceptionnelle, ne nécessitant qu’une réduction de 0,3 mm pour la stratification céramique afin d’obtenir un rendu naturel. Elle constituait donc le choix de matériau le plus logique pour ce cas clinique spécifique. Fig. 4. Préparations minimalement invasives pour les couronnes. Fig. 5. Vue occlusale des préparations. Fig. 6. Analyse esthétique – une étape cruciale pour obtenir le nouveau sourire souhaité. Fig. 7. Vue frontale des couronnes dans leur design final de cut‑back. Fig. 8. Vue latérale des couronnes dans le logiciel de CFAO. FABRICATION DES COURONNES Immédiatement après l’usinage, la surface de la zircone a été traitée avec des maquillants. Ce type de caractérisation avant frittage permet d’optimiser les propriétés esthétiques des restaurations en zircone. Dans le cas présenté, un maquillant Orange a été appliqué au niveau cervical, tandis qu’un Blue a été utilisé au bord incisif.De plus, le White Opaque a été appliqué sur l'intrado des couronnes centrales en zircone afin de masquer toute coloration provenant de la structure dentaire sous-jacente. Après le frittage final, la stratification vestibulaire en céramique a été réalisée avec CERABIEN™ MiLai, en combinant des maquillants internes et une micro‑stratification céramique. Une fois les ajustements morphologiques effectués et les surfaces polies, les restaurations ont été finalisées par l’application du CERABIEN™ ZR FC Paste Stain and Glaze. Un polissage final a ensuite été réalisé afin d’accentuer l’aspect naturel des surfaces. Fig. 9. Maquillants appliqués aux zones cervicales et incisives des couronnes. Fig. 10. Traitement des surfaces internes des incisives centrales. Fig. 11. Armature en KATANA™ Zirconia YML après frittage. Fig. 12. Maquillants internes et céramiques CERABIEN™ MiLai. Fig. 13. Surfaces vestibulaires préparées, prêtes pour l’application des maquillants internes. Fig. 14. Application de couches de 0,2 à 0,3 mm de céramique CERABIEN™ MiLai : CCV2 pour la zone cervicale, LT1 – Creamy Enamel pour le corps principal et le lustre, et LTX au niveau du bord incisif. Fig. 15. Vue frontale des restaurations finales sur le modèle. Fig. 16. Vue latérale des restaurations finales sur le modèle. Fig. 17. Surfaces palatines des couronnes, polies et glacées. RÉSULTAT FINAL Les restaurations finalisées se distinguent par un haut niveau de détail, obtenu grâce à l’utilisation des maquillants internes et des céramiques CERABIEN™ MiLai. Le résultat est un ensemble de restaurations à l’aspect naturellement esthétique.Un avantage supplémentaire de l’utilisation de la zircone comme matériau de restauration réside dans son excellente biocompatibilité, clairement mise en évidence par l’état sain des tissus gingivaux. Fig. 18. Restaurations en place. Fig. 19. Restaurations à l’aspect naturel en bouche. Prothésiste dentaire : KOSTIA VYSHAMIRSKI Kostia Vyshamirski, Riga, Lettonie Après l’obtention de son diplôme de prothésiste dentaire au Collège médical de Minsk (Biélorussie) en 2014, Kostia débute sa carrière en se consacrant à des cas cliniques esthétiques, intégrant les technologies numériques les plus récentes aux techniques manuelles traditionnelles. Son installation à Riga, en Lettonie, en 2015, a considérablement élargi ses perspectives professionnelles. Fort de plus de dix années d’expérience, Kanstantsin Vyshamirski anime aujourd’hui des cours, conférences et séminaires à travers le monde. Il est membre du DTG (Dental Technician Guild), un groupement professionnel de prothésistes dentaires basé aux États‑Unis, et intervient également en tant qu’invité de l’AAED (American Academy of Esthetic Dentistry), une organisation prestigieuse accessible uniquement sur invitation. À la tête de son propre laboratoire à Riga, Kanstantsin est spécialisé dans la réalisation de prothèses esthétiques en céramique et se distingue comme un utilisateur expérimenté et passionné des zircones KATANA™ et des céramiques Noritake.
Clinical Cases La nouvelle approche de la micro-stratification 20 mars 2026 Cas réalisé par Andreas Chatzimpatzakis, prothésiste dentaire Avec CERABIEN™ ZR, Kuraray Noritake Dental Inc. propose une gamme complète de céramiques de finition pour les restaurations à base de zircone. Initialement développées pour des techniques de stratification complexes, ces poudres de céramique feldspathique synthétique, céramiques liquides et maquillants internes et externes permettent de créer de véritables "œuvres d’art dentaires". Nous apprécions particulièrement de travailler avec ce système, car il offre une manipulation constante et des propriétés mécaniques fiables, garantissant des résultats prévisibles. Cependant, la complexité du système, avec son très grand nombre de teintes différentes, peut représenter un défi pour les utilisateurs moins expérimentés. Cette complexité est encore accrue lorsque différents matériaux sont utilisés pour les armatures, puisque CERABIEN™ ZR est exclusivement destiné à la zircone - les utilisateurs doivent alors sélectionner et gérer un second système de céramique lorsqu’ils optent, par exemple, pour une armature en disilicate de lithium. Pour les prothésistes dentaires qui souhaitent travailler de manière simple et efficace, la nouvelle gamme CERABIEN™ MiLai constitue une excellente solution. Spécifiquement développées pour la micro-stratification sur des matériaux pour armatures préteintés et hautement translucides, tels que le disilicate de lithium ou les zircones de dernière génération, les céramiques et maquillants internes CERABIEN™ MiLai peuvent être appliqués en couche fine (micro‑couche) sur des restaurations présentant une faible réduction (cut‑back vestibulaire).Tout comme CERABIEN™ ZR, ce nouveau système repose sur une céramique feldspathique synthétique offrant des propriétés constantes, mais sa gamme est volontairement réduite à 15 maquillants internes et 16 céramiques. Avec une température de cuisson de 740 °C (1 364 °F), CERABIEN™ MiLai est compatible non seulement avec les céramiques oxydes comme la zircone, mais aussi avec les céramiques silicatées renforcées comme le disilicate de lithium*.* Le matériau doit présenter un coefficient de dilatation thermique (CTE) compris entre 9,5 et 11,0 × 10⁻⁶ /K (50–500 °C).Ainsi, ce système peut être utilisé comme système céramique universel pour le micro‑layering des céramiques esthétiques. Grâce à sa gamme épurée, il s’inscrit parfaitement dans la philosophie de création de restaurations impressionnantes avec moins de composants, moins de couches et moins de cuissons, comme le démontrent les deux exemples cliniques présentés ci‑dessous.FACETTES SUR DISILICAE DE LITHIUMFig. 1. Six facettes antérieures en disilicate de lithium (Amber Press LTA2 HASS Bio), conçues avec un léger cut‑back afin de créer l’espace nécessaire au micro‑layering.Fig. 2. Restaurations après l’application du CERABIEN™ MiLai Value Liner 1, suivie d’une cuisson de lavage (wash firing) et de la caractérisation interne. Ce type de céramique augmente la valeur optique des restaurations en disilicate de lithium. En pigmentant le noyau, nous contrôlons la chroma et ajoutons des effets internes caractéristiques. Dans ce cas, Cervical 2 a été appliqué dans la zone marginale et le tiers incisif a été caractérisé avec Cervical 2 ainsi qu’Incisal Blue 1 & 2.Fig. 3. Première couche de céramique composée de CERABIEN™ MiLai LT1 appliquée au niveau cervical, ELT1 sur le tiers mésial et TX sur le tiers incisif, avant…Fig. 4. … et après la première cuisson.Fig. 5. Application de maquillants internes pour des effets spéciaux tels que fissures, chroma intense, etc.Fig. 6. Deuxième couche de céramique composée de CERABIEN™ MiLai LT1, appliquée sur les canines ainsi que sur le tiers cervical des incisives centrales et latérales, tandis que les tiers moyen et incisif des quatre incisives sont individualisés avec LTx.Fig. 7. Restaurations terminées sur le modèle maître.Fig. 8. Vue latérale des restaurations mettant en évidence leur texture de surface naturelle.BRIDGE ANTERIEUR SUR BASE ZIRCONEFig. 1. Structure en KATANA™ Zirconia HTML Plus (teinte A2) immédiatement après le fraisage.Fig. 2. Aspect de l'armature après le frittage.Fig. 3. Haute translucidité de la zircone avec l’application des maquillants et céramiques CERABIEN™ MiLai sur les dents et la gencive.Fig. 4. Vue palatine de la restauration individualisée avant le processus de cuisson.Fig. 5. Restauration prête pour l’essayage clinique.CONCLUSIONLes deux cas cliniques confirment que CERABIEN™ MiLai fonctionne parfaitement aussi bien sur le disilicate de lithium que sur la zircone. Malgré le nombre réduit de maquillants et de teintes, il est possible d’imiter la plupart des nuances et des effets individuels présents dans les dents naturelles, éléments essentiels pour obtenir un résultat d’un réalisme optimal. Ainsi, ce nouveau matériau mérite d’être testé par tous ceux qui privilégient des procédures standardisées et simplifiées.Prothésiste dentaire :ANDREAS CHATZIMPATZAKIS Andreas est diplômé de l’Institut de Technologie Dentaire (TEI) d’Athènes depuis 1999. Durant ses études, il a suivi un programme au département de prothèse dentaire de l’École polytechnique d’Helsinki, où il s’est formé aux superstructures implantaires ainsi qu’aux restaurations prothétiques tout céramique. Depuis 2000, il dirige le laboratoire dentaire ACH Dental Laboratory à Athènes, en Grèce, spécialisé dans les facettes sur réfractaire, la zircone et les prothèses implantaires de grande étendue.En 2017, Andreas s’est rendu au Japon où il s’est formé sous la direction de Hitoshi Aoshima, Naoto Yuasa et Kazunabu Yamanda, et est devenu formateur international pour Kuraray Noritake Dental Inc.
Clinical Cases Micro-stratification sur disilicate de lithium 5 sept. 2025 Cas réalisé par Francesco Ferretti, prothésiste dentaire. Obtenir des facettes naturelles avec moins de complexité, c’est désormais possible grâce à la nouvelle gamme CERABIEN™ MiLai. Développée à partir de la technologie de céramiques feldspathiques synthétiques de Kuraray Noritake Dental Inc., cette céramique innovante associe une sélection optimisée de maquillants internes (Internal Stains) et de céramiques pour la micro-stratification, tout en offrant une basse température de cuisson de 740 °C. Compatible aussi bien avec la zircone qu’avec le disilicate de lithium, notre matériau de prédilection pour les facettes céramiques, le système permet d’obtenir des restaurations lumineuses et naturelles, même avec une couche de céramique inférieure à 0,5 mm. On peut ainsi mettre en valeur la céramique sous-jacente tout en créant des effets subtils et personnalisés dans l’émail et la structure dentaire. Un cas clinique illustre parfaitement tout le potentiel esthétique et pratique de cette nouvelle génération de céramiques. Fig. 1. Jeune patient présentant des restaurations composites décolorées sur les incisives centrales maxillaires. Fig. 2. Le patient n'était pas satisfait de l'esthétique de son sourire. Il a été décidé de poser des facettes en céramique, plus pérenne. Fig. 3. Insicives centrales après une préparation minimalement invasive. Fig. 4. Positionnement sur le modèle des facettes en disilicate de lithium, caractérisées avec CERABIEN™ MiLai Fig. 5. Vue intraorale des dents après le collage des facettes. Fig. 6. Zoom sur les dents antérieures. Fig. 7. Intégration harmonieuse des facettes, qui présentent certains effets individuels et qu'on ne peut pratiquement pas différencier de la structure dentaire naturelle des incisives latérales adjacentes. Fig. 8. Photographie en noir et blanc des dents antérieures maxillaires. Fig. 9. Sourire esthétique. Fig. 10. Magnifique résultat. SYSTEME COMPACT La gamme compacte CERABIEN™ MiLai, avec ses maquillants internes et céramiques, nous permet d’imiter avec grande précision les dents naturelles du patient dans la majorité des cas. Le choix des teintes est simple et la maniabilité des céramiques permet leur application en couches fines. Grâce à l’épaisseur réduite de la couche de céramique, il est possible de jouer avec les propriétés optiques du disilicate de lithium, ce qui permet d’obtenir une restauration finale d’aspect naturel, malgré une procédure simplifiée. Prothésiste-dentaire : FRANCESCO FERRETTI Né à Rome le 15 mars 1957, Francesco Ferretti a obtenu son diplôme de prothésiste dentaire à l’Institut Edmondo de Amicis de Rome et a commencé à exercer en indépendant en 1980. Sa carrière dans le domaine dentaire est riche et polyvalente : il a travaillé aux côtés du Prof. Mario Martignoni, a été partenaire du ORAL DESIGN Center de Rome (fondé par M. Willi Geller et M. Francesco Felli) et a dirigé son propre laboratoire, Estech Dental Studios — autant d’étapes marquantes de son parcours. Il a enseigné le cours avancé de prothèse à l’Université de Chieti de 2002 à 2010, ainsi que le cours post-universitaire de prothèse à l’Université de Naples Federico II en 2007. Utilisant des méthodes sans métal depuis plus de 30 ans, il est spécialisé en prothèse et en implantologie. Il a publié des articles et des recherches dans des revues italiennes, américaines, russes et asiatiques et a été conférencier dans le cadre de nombreux congrès et formations internationales.
Clinical Cases Restaurer la confiance après un traumatisme : une approche biomimétique 29 juil. 2025 Cas clinique réalisé par le docteur Koray Kendir, DDS, Turquie (İzmir) INTRODUCTION Les fractures traumatiques des dents antérieures nécessitent un équilibre précis entre esthétique et fonction, souvent sous la pression émotionnelle du patient. Ce cas clinique illustre la réhabilitation restauratrice d’un incisive centrale précédemment mal prise en charge, à l’aide de CLEARFIL MAJESTY™ ES-2 Premium et PANAVIA™ V5 (tous deux de Kuraray Noritake Dental Inc.). L’équipe a suivi une approche biomimétique afin de rétablir l’harmonie biologique, fonctionnelle et esthétique. PRESENTATION DU CAS Une patiente de 23 ans s’est présentée un mois après un traumatisme ayant touché la dent n°11. Un traitement endodontique immédiat ainsi qu’une reconstruction directe en composite avaient été réalisés dans un autre cabinet en une seule séance. La restauration existante présentait une mauvaise esthétique ainsi qu’une adaptation marginale insuffisante (Fig. 1). Fig 1. Situation clinique initiale PROCÉDURE CLINIQUE ÉTAPE 1 : ISOLATION ET DÉPOSE DE L’ANCIENNE RESTAURATION Dans le cadre de la réhabilitation prévue, la dent a été isolée à l’aide d’une digue en caoutchouc (Fig. 2 et 3) et la restauration composite existante a été retirée. La gutta-percha issue du traitement endodontique précédent présentait une coupe coronaire excessive (Fig. 4), ce qui constitue un risque de décoloration future. Par conséquent, la gutta-percha a été condensée de manière apicale jusqu’à un niveau biologiquement plus approprié à l’aide d’un downpack (Fig. 5 à 9). Fig. 2. Isolation du champ opératoire à l’aide d’une digue en caoutchouc : vue vestibulaire. Fig. 3. Isolation du champ opératoire à l’aide d’une digue en caoutchouc : vue occlusale. Fig. 4. Gutta-percha issue du traitement précédent. Fig. 5. Gutta-percha retirée, … Fig. 6. … replacée dans le canal radiculaire ... Fig. 7. … et condensée... Fig. 8. … à l’aide d’un downpack. Fig. 9. Résultat de la procédure : vue occlusale. ÉTAPE 2 : RECONSTITUTION CORONAIRE Un composite fibré a ensuite été utilisé pour assurer un ancrage radiculaire à la reconstitution coronaire. La surface d’adhésion a été mordancée à l’acide phosphorique, puis traitée à l'adhésif universel CLEARFIL™ Universal Bond Quick (Kuraray Noritake Dental Inc.). La reconstruction coronaire a été réalisée avec CLEARFIL MAJESTY™ ES-2 Premium A1D (Fig. 10 à 13). Fig. 10. Mordançage à l’acide phosphorique. Fig. 11. Application de l'adhésif universel. Fig. 12. Reconstruction du moignon après photopolymérisation complète. Fig. 13. Radiographie périapicale intra-orale de la dent traitée. ÉTAPE 3 : PRÉPARATION ET EMPREINTE DIGITALE Pour la restauration définitive, une préparation de couronne 3/4 a été réalisée et une numérisation intraorale a été effectuée. De plus, une couronne provisoire a été fabriquée (Fig. 14) et des photos de la teinte ont été prises pour finaliser la séance. Fig. 14. Restauration provisoire en place. ÉTAPE 4 : ASSEMBLAGE FINAL Une fois la restauration en disilicate de lithium reçue du laboratoire, la couronne provisoire a été retirée et la dent pilier a été évaluée (Fig. 15 et 16). Un essayage a été réalisé à l’aide de la pâte d’essayage PANAVIA™ V5 Try-in Paste White pour vérifier la teinte et l’adaptation (Fig. 17). Aucune modification n’a été nécessaire ; la pâte d’essayage choisie a contribué à donner un aspect naturel à la restauration. Pour le collage définitif, l'intrados de la couronne a été mordancée avec de l’acide fluorhydrique (Fig. 18). La Fig. 19 montre l’aspect de l'intrados après cette étape. Afin d’optimiser les conditions de collage, la surface de la dent a ensuite été nettoyée avec le KATANA™ Cleaner (Kuraray Noritake Dental Inc.), qui doit être appliqué en frottant la dent préparée contaminée pendant plus de dix secondes (Fig. 20 à 22). Ce produit peut également être utilisé pour nettoyer l’intrados d’une restauration contaminée par du sang ou de la salive, après l’essayage par exemple. Fig. 15. Situation après retrait de la couronne provisoire : vue vestibulaire. Fig. 16. Situation après retrait de la couronne provisoire : vue occlusale. Fig. 17. Essai de la couronne en disilicate de lithium . Fig. 18. Mordançage de l'intrados de la couronne avec de l’acide fluorhydrique. Fig. 19. Aspect de la surface mordancée Fig. 20. Nettoyage de la dent pilier … Fig. 21. … surface recouverte par l’agent de nettoyage. Fig. 22. Rinçage minutieux, suivi d’un séchage à l’air. Le collage adhésif a été réalisé avec le système en trois composants PANAVIA™ V5 (Fig. 23 à 28) : la dent préparée et la reconstitution ont été traitées avec PANAVIA™ V5 Tooth Primer, tandis que l'intrados de la couronne a été préparée avec CLEARFIL™ CERAMIC PRIMER PLUS. Enfin, PANAVIA™ V5 Universal (White) a été appliqué dans la couronne, qui a ensuite été mise en place. Il est préférable de retirer les excès de colle pendant la phase gélifiée – c’est-à-dire après une brève photopolymérisation de 3 à 5 secondes – avant de procéder à la polymérisation finale. Ils peuvent également être éliminés immédiatement après la mise en place de la restauration à l’aide d’un pinceau ou d’un instrument similaire. Dans ce cas, la première option a été retenue. Le résultat final, après dépose de la digue et évaluation clinique et esthétique, est présenté en Figure 29. Fig. 23. Application du primer sur la structure dentaire. Fig. 24. Choix de la colle-résine. Fig. 25. Structure dentaire prête pour la pose de la couronne. Fig. 26. Restauration en place. Fig. 27. Vue latérale de la restauration. Fig. 28. Photopolymérisation finale de la couronne. Fig. 29. Résultat du traitement immédiatement après le retrait de la digue. CONCLUSION Ce cas illustre une approche restauratrice globale visant à préserver une dent antérieure traumatisée, menacée de perte, tout en rétablissant fonction et esthétique. La base coronaire solide apportée par CLEARFIL MAJESTY™ ES-2 Premium ainsi que la fiabilité de l’adhésion assurée par PANAVIA™ V5 ont joué un rôle clé dans le succès de la procédure et du résultat final.
Fig. 2. Isolation du champ opératoire à l’aide d’une digue en caoutchouc : vue vestibulaire. Fig. 3. Isolation du champ opératoire à l’aide d’une digue en caoutchouc : vue occlusale. Fig. 4. Gutta-percha issue du traitement précédent. Fig. 5. Gutta-percha retirée, … Fig. 6. … replacée dans le canal radiculaire ... Fig. 7. … et condensée... Fig. 8. … à l’aide d’un downpack. Fig. 9. Résultat de la procédure : vue occlusale. ÉTAPE 2 : RECONSTITUTION CORONAIRE Un composite fibré a ensuite été utilisé pour assurer un ancrage radiculaire à la reconstitution coronaire. La surface d’adhésion a été mordancée à l’acide phosphorique, puis traitée à l'adhésif universel CLEARFIL™ Universal Bond Quick (Kuraray Noritake Dental Inc.). La reconstruction coronaire a été réalisée avec CLEARFIL MAJESTY™ ES-2 Premium A1D (Fig. 10 à 13). Fig. 10. Mordançage à l’acide phosphorique. Fig. 11. Application de l'adhésif universel. Fig. 12. Reconstruction du moignon après photopolymérisation complète. Fig. 13. Radiographie périapicale intra-orale de la dent traitée. ÉTAPE 3 : PRÉPARATION ET EMPREINTE DIGITALE Pour la restauration définitive, une préparation de couronne 3/4 a été réalisée et une numérisation intraorale a été effectuée. De plus, une couronne provisoire a été fabriquée (Fig. 14) et des photos de la teinte ont été prises pour finaliser la séance. Fig. 14. Restauration provisoire en place. ÉTAPE 4 : ASSEMBLAGE FINAL Une fois la restauration en disilicate de lithium reçue du laboratoire, la couronne provisoire a été retirée et la dent pilier a été évaluée (Fig. 15 et 16). Un essayage a été réalisé à l’aide de la pâte d’essayage PANAVIA™ V5 Try-in Paste White pour vérifier la teinte et l’adaptation (Fig. 17). Aucune modification n’a été nécessaire ; la pâte d’essayage choisie a contribué à donner un aspect naturel à la restauration. Pour le collage définitif, l'intrados de la couronne a été mordancée avec de l’acide fluorhydrique (Fig. 18). La Fig. 19 montre l’aspect de l'intrados après cette étape. Afin d’optimiser les conditions de collage, la surface de la dent a ensuite été nettoyée avec le KATANA™ Cleaner (Kuraray Noritake Dental Inc.), qui doit être appliqué en frottant la dent préparée contaminée pendant plus de dix secondes (Fig. 20 à 22). Ce produit peut également être utilisé pour nettoyer l’intrados d’une restauration contaminée par du sang ou de la salive, après l’essayage par exemple. Fig. 15. Situation après retrait de la couronne provisoire : vue vestibulaire. Fig. 16. Situation après retrait de la couronne provisoire : vue occlusale. Fig. 17. Essai de la couronne en disilicate de lithium . Fig. 18. Mordançage de l'intrados de la couronne avec de l’acide fluorhydrique. Fig. 19. Aspect de la surface mordancée Fig. 20. Nettoyage de la dent pilier … Fig. 21. … surface recouverte par l’agent de nettoyage. Fig. 22. Rinçage minutieux, suivi d’un séchage à l’air. Le collage adhésif a été réalisé avec le système en trois composants PANAVIA™ V5 (Fig. 23 à 28) : la dent préparée et la reconstitution ont été traitées avec PANAVIA™ V5 Tooth Primer, tandis que l'intrados de la couronne a été préparée avec CLEARFIL™ CERAMIC PRIMER PLUS. Enfin, PANAVIA™ V5 Universal (White) a été appliqué dans la couronne, qui a ensuite été mise en place. Il est préférable de retirer les excès de colle pendant la phase gélifiée – c’est-à-dire après une brève photopolymérisation de 3 à 5 secondes – avant de procéder à la polymérisation finale. Ils peuvent également être éliminés immédiatement après la mise en place de la restauration à l’aide d’un pinceau ou d’un instrument similaire. Dans ce cas, la première option a été retenue. Le résultat final, après dépose de la digue et évaluation clinique et esthétique, est présenté en Figure 29. Fig. 23. Application du primer sur la structure dentaire. Fig. 24. Choix de la colle-résine. Fig. 25. Structure dentaire prête pour la pose de la couronne. Fig. 26. Restauration en place. Fig. 27. Vue latérale de la restauration. Fig. 28. Photopolymérisation finale de la couronne. Fig. 29. Résultat du traitement immédiatement après le retrait de la digue. CONCLUSION Ce cas illustre une approche restauratrice globale visant à préserver une dent antérieure traumatisée, menacée de perte, tout en rétablissant fonction et esthétique. La base coronaire solide apportée par CLEARFIL MAJESTY™ ES-2 Premium ainsi que la fiabilité de l’adhésion assurée par PANAVIA™ V5 ont joué un rôle clé dans le succès de la procédure et du résultat final.
Fig. 3. Isolation du champ opératoire à l’aide d’une digue en caoutchouc : vue occlusale. Fig. 4. Gutta-percha issue du traitement précédent. Fig. 5. Gutta-percha retirée, … Fig. 6. … replacée dans le canal radiculaire ... Fig. 7. … et condensée... Fig. 8. … à l’aide d’un downpack. Fig. 9. Résultat de la procédure : vue occlusale. ÉTAPE 2 : RECONSTITUTION CORONAIRE Un composite fibré a ensuite été utilisé pour assurer un ancrage radiculaire à la reconstitution coronaire. La surface d’adhésion a été mordancée à l’acide phosphorique, puis traitée à l'adhésif universel CLEARFIL™ Universal Bond Quick (Kuraray Noritake Dental Inc.). La reconstruction coronaire a été réalisée avec CLEARFIL MAJESTY™ ES-2 Premium A1D (Fig. 10 à 13). Fig. 10. Mordançage à l’acide phosphorique. Fig. 11. Application de l'adhésif universel. Fig. 12. Reconstruction du moignon après photopolymérisation complète. Fig. 13. Radiographie périapicale intra-orale de la dent traitée. ÉTAPE 3 : PRÉPARATION ET EMPREINTE DIGITALE Pour la restauration définitive, une préparation de couronne 3/4 a été réalisée et une numérisation intraorale a été effectuée. De plus, une couronne provisoire a été fabriquée (Fig. 14) et des photos de la teinte ont été prises pour finaliser la séance. Fig. 14. Restauration provisoire en place. ÉTAPE 4 : ASSEMBLAGE FINAL Une fois la restauration en disilicate de lithium reçue du laboratoire, la couronne provisoire a été retirée et la dent pilier a été évaluée (Fig. 15 et 16). Un essayage a été réalisé à l’aide de la pâte d’essayage PANAVIA™ V5 Try-in Paste White pour vérifier la teinte et l’adaptation (Fig. 17). Aucune modification n’a été nécessaire ; la pâte d’essayage choisie a contribué à donner un aspect naturel à la restauration. Pour le collage définitif, l'intrados de la couronne a été mordancée avec de l’acide fluorhydrique (Fig. 18). La Fig. 19 montre l’aspect de l'intrados après cette étape. Afin d’optimiser les conditions de collage, la surface de la dent a ensuite été nettoyée avec le KATANA™ Cleaner (Kuraray Noritake Dental Inc.), qui doit être appliqué en frottant la dent préparée contaminée pendant plus de dix secondes (Fig. 20 à 22). Ce produit peut également être utilisé pour nettoyer l’intrados d’une restauration contaminée par du sang ou de la salive, après l’essayage par exemple. Fig. 15. Situation après retrait de la couronne provisoire : vue vestibulaire. Fig. 16. Situation après retrait de la couronne provisoire : vue occlusale. Fig. 17. Essai de la couronne en disilicate de lithium . Fig. 18. Mordançage de l'intrados de la couronne avec de l’acide fluorhydrique. Fig. 19. Aspect de la surface mordancée Fig. 20. Nettoyage de la dent pilier … Fig. 21. … surface recouverte par l’agent de nettoyage. Fig. 22. Rinçage minutieux, suivi d’un séchage à l’air. Le collage adhésif a été réalisé avec le système en trois composants PANAVIA™ V5 (Fig. 23 à 28) : la dent préparée et la reconstitution ont été traitées avec PANAVIA™ V5 Tooth Primer, tandis que l'intrados de la couronne a été préparée avec CLEARFIL™ CERAMIC PRIMER PLUS. Enfin, PANAVIA™ V5 Universal (White) a été appliqué dans la couronne, qui a ensuite été mise en place. Il est préférable de retirer les excès de colle pendant la phase gélifiée – c’est-à-dire après une brève photopolymérisation de 3 à 5 secondes – avant de procéder à la polymérisation finale. Ils peuvent également être éliminés immédiatement après la mise en place de la restauration à l’aide d’un pinceau ou d’un instrument similaire. Dans ce cas, la première option a été retenue. Le résultat final, après dépose de la digue et évaluation clinique et esthétique, est présenté en Figure 29. Fig. 23. Application du primer sur la structure dentaire. Fig. 24. Choix de la colle-résine. Fig. 25. Structure dentaire prête pour la pose de la couronne. Fig. 26. Restauration en place. Fig. 27. Vue latérale de la restauration. Fig. 28. Photopolymérisation finale de la couronne. Fig. 29. Résultat du traitement immédiatement après le retrait de la digue. CONCLUSION Ce cas illustre une approche restauratrice globale visant à préserver une dent antérieure traumatisée, menacée de perte, tout en rétablissant fonction et esthétique. La base coronaire solide apportée par CLEARFIL MAJESTY™ ES-2 Premium ainsi que la fiabilité de l’adhésion assurée par PANAVIA™ V5 ont joué un rôle clé dans le succès de la procédure et du résultat final.
Fig. 12. Reconstruction du moignon après photopolymérisation complète. Fig. 13. Radiographie périapicale intra-orale de la dent traitée. ÉTAPE 3 : PRÉPARATION ET EMPREINTE DIGITALE Pour la restauration définitive, une préparation de couronne 3/4 a été réalisée et une numérisation intraorale a été effectuée. De plus, une couronne provisoire a été fabriquée (Fig. 14) et des photos de la teinte ont été prises pour finaliser la séance. Fig. 14. Restauration provisoire en place. ÉTAPE 4 : ASSEMBLAGE FINAL Une fois la restauration en disilicate de lithium reçue du laboratoire, la couronne provisoire a été retirée et la dent pilier a été évaluée (Fig. 15 et 16). Un essayage a été réalisé à l’aide de la pâte d’essayage PANAVIA™ V5 Try-in Paste White pour vérifier la teinte et l’adaptation (Fig. 17). Aucune modification n’a été nécessaire ; la pâte d’essayage choisie a contribué à donner un aspect naturel à la restauration. Pour le collage définitif, l'intrados de la couronne a été mordancée avec de l’acide fluorhydrique (Fig. 18). La Fig. 19 montre l’aspect de l'intrados après cette étape. Afin d’optimiser les conditions de collage, la surface de la dent a ensuite été nettoyée avec le KATANA™ Cleaner (Kuraray Noritake Dental Inc.), qui doit être appliqué en frottant la dent préparée contaminée pendant plus de dix secondes (Fig. 20 à 22). Ce produit peut également être utilisé pour nettoyer l’intrados d’une restauration contaminée par du sang ou de la salive, après l’essayage par exemple. Fig. 15. Situation après retrait de la couronne provisoire : vue vestibulaire. Fig. 16. Situation après retrait de la couronne provisoire : vue occlusale. Fig. 17. Essai de la couronne en disilicate de lithium . Fig. 18. Mordançage de l'intrados de la couronne avec de l’acide fluorhydrique. Fig. 19. Aspect de la surface mordancée Fig. 20. Nettoyage de la dent pilier … Fig. 21. … surface recouverte par l’agent de nettoyage. Fig. 22. Rinçage minutieux, suivi d’un séchage à l’air. Le collage adhésif a été réalisé avec le système en trois composants PANAVIA™ V5 (Fig. 23 à 28) : la dent préparée et la reconstitution ont été traitées avec PANAVIA™ V5 Tooth Primer, tandis que l'intrados de la couronne a été préparée avec CLEARFIL™ CERAMIC PRIMER PLUS. Enfin, PANAVIA™ V5 Universal (White) a été appliqué dans la couronne, qui a ensuite été mise en place. Il est préférable de retirer les excès de colle pendant la phase gélifiée – c’est-à-dire après une brève photopolymérisation de 3 à 5 secondes – avant de procéder à la polymérisation finale. Ils peuvent également être éliminés immédiatement après la mise en place de la restauration à l’aide d’un pinceau ou d’un instrument similaire. Dans ce cas, la première option a été retenue. Le résultat final, après dépose de la digue et évaluation clinique et esthétique, est présenté en Figure 29. Fig. 23. Application du primer sur la structure dentaire. Fig. 24. Choix de la colle-résine. Fig. 25. Structure dentaire prête pour la pose de la couronne. Fig. 26. Restauration en place. Fig. 27. Vue latérale de la restauration. Fig. 28. Photopolymérisation finale de la couronne. Fig. 29. Résultat du traitement immédiatement après le retrait de la digue. CONCLUSION Ce cas illustre une approche restauratrice globale visant à préserver une dent antérieure traumatisée, menacée de perte, tout en rétablissant fonction et esthétique. La base coronaire solide apportée par CLEARFIL MAJESTY™ ES-2 Premium ainsi que la fiabilité de l’adhésion assurée par PANAVIA™ V5 ont joué un rôle clé dans le succès de la procédure et du résultat final.
Fig. 15. Situation après retrait de la couronne provisoire : vue vestibulaire. Fig. 16. Situation après retrait de la couronne provisoire : vue occlusale. Fig. 17. Essai de la couronne en disilicate de lithium . Fig. 18. Mordançage de l'intrados de la couronne avec de l’acide fluorhydrique. Fig. 19. Aspect de la surface mordancée Fig. 20. Nettoyage de la dent pilier … Fig. 21. … surface recouverte par l’agent de nettoyage. Fig. 22. Rinçage minutieux, suivi d’un séchage à l’air. Le collage adhésif a été réalisé avec le système en trois composants PANAVIA™ V5 (Fig. 23 à 28) : la dent préparée et la reconstitution ont été traitées avec PANAVIA™ V5 Tooth Primer, tandis que l'intrados de la couronne a été préparée avec CLEARFIL™ CERAMIC PRIMER PLUS. Enfin, PANAVIA™ V5 Universal (White) a été appliqué dans la couronne, qui a ensuite été mise en place. Il est préférable de retirer les excès de colle pendant la phase gélifiée – c’est-à-dire après une brève photopolymérisation de 3 à 5 secondes – avant de procéder à la polymérisation finale. Ils peuvent également être éliminés immédiatement après la mise en place de la restauration à l’aide d’un pinceau ou d’un instrument similaire. Dans ce cas, la première option a été retenue. Le résultat final, après dépose de la digue et évaluation clinique et esthétique, est présenté en Figure 29. Fig. 23. Application du primer sur la structure dentaire. Fig. 24. Choix de la colle-résine. Fig. 25. Structure dentaire prête pour la pose de la couronne. Fig. 26. Restauration en place. Fig. 27. Vue latérale de la restauration. Fig. 28. Photopolymérisation finale de la couronne. Fig. 29. Résultat du traitement immédiatement après le retrait de la digue. CONCLUSION Ce cas illustre une approche restauratrice globale visant à préserver une dent antérieure traumatisée, menacée de perte, tout en rétablissant fonction et esthétique. La base coronaire solide apportée par CLEARFIL MAJESTY™ ES-2 Premium ainsi que la fiabilité de l’adhésion assurée par PANAVIA™ V5 ont joué un rôle clé dans le succès de la procédure et du résultat final.
Fig. 20. Nettoyage de la dent pilier … Fig. 21. … surface recouverte par l’agent de nettoyage. Fig. 22. Rinçage minutieux, suivi d’un séchage à l’air. Le collage adhésif a été réalisé avec le système en trois composants PANAVIA™ V5 (Fig. 23 à 28) : la dent préparée et la reconstitution ont été traitées avec PANAVIA™ V5 Tooth Primer, tandis que l'intrados de la couronne a été préparée avec CLEARFIL™ CERAMIC PRIMER PLUS. Enfin, PANAVIA™ V5 Universal (White) a été appliqué dans la couronne, qui a ensuite été mise en place. Il est préférable de retirer les excès de colle pendant la phase gélifiée – c’est-à-dire après une brève photopolymérisation de 3 à 5 secondes – avant de procéder à la polymérisation finale. Ils peuvent également être éliminés immédiatement après la mise en place de la restauration à l’aide d’un pinceau ou d’un instrument similaire. Dans ce cas, la première option a été retenue. Le résultat final, après dépose de la digue et évaluation clinique et esthétique, est présenté en Figure 29. Fig. 23. Application du primer sur la structure dentaire. Fig. 24. Choix de la colle-résine. Fig. 25. Structure dentaire prête pour la pose de la couronne. Fig. 26. Restauration en place. Fig. 27. Vue latérale de la restauration. Fig. 28. Photopolymérisation finale de la couronne. Fig. 29. Résultat du traitement immédiatement après le retrait de la digue. CONCLUSION Ce cas illustre une approche restauratrice globale visant à préserver une dent antérieure traumatisée, menacée de perte, tout en rétablissant fonction et esthétique. La base coronaire solide apportée par CLEARFIL MAJESTY™ ES-2 Premium ainsi que la fiabilité de l’adhésion assurée par PANAVIA™ V5 ont joué un rôle clé dans le succès de la procédure et du résultat final.
Fig. 21. … surface recouverte par l’agent de nettoyage. Fig. 22. Rinçage minutieux, suivi d’un séchage à l’air. Le collage adhésif a été réalisé avec le système en trois composants PANAVIA™ V5 (Fig. 23 à 28) : la dent préparée et la reconstitution ont été traitées avec PANAVIA™ V5 Tooth Primer, tandis que l'intrados de la couronne a été préparée avec CLEARFIL™ CERAMIC PRIMER PLUS. Enfin, PANAVIA™ V5 Universal (White) a été appliqué dans la couronne, qui a ensuite été mise en place. Il est préférable de retirer les excès de colle pendant la phase gélifiée – c’est-à-dire après une brève photopolymérisation de 3 à 5 secondes – avant de procéder à la polymérisation finale. Ils peuvent également être éliminés immédiatement après la mise en place de la restauration à l’aide d’un pinceau ou d’un instrument similaire. Dans ce cas, la première option a été retenue. Le résultat final, après dépose de la digue et évaluation clinique et esthétique, est présenté en Figure 29. Fig. 23. Application du primer sur la structure dentaire. Fig. 24. Choix de la colle-résine. Fig. 25. Structure dentaire prête pour la pose de la couronne. Fig. 26. Restauration en place. Fig. 27. Vue latérale de la restauration. Fig. 28. Photopolymérisation finale de la couronne. Fig. 29. Résultat du traitement immédiatement après le retrait de la digue. CONCLUSION Ce cas illustre une approche restauratrice globale visant à préserver une dent antérieure traumatisée, menacée de perte, tout en rétablissant fonction et esthétique. La base coronaire solide apportée par CLEARFIL MAJESTY™ ES-2 Premium ainsi que la fiabilité de l’adhésion assurée par PANAVIA™ V5 ont joué un rôle clé dans le succès de la procédure et du résultat final.
Fig. 25. Structure dentaire prête pour la pose de la couronne. Fig. 26. Restauration en place. Fig. 27. Vue latérale de la restauration.
News Feature Anticipez l'avenir de votre laboratoire avec CERABIEN MiLai 4 juil. 2025 VOUS RECHERCHEZ DES CÉRAMIQUES ET TEINTES INTERNES POUR FAIRE DE LA MICROSTRATIFICATION SUR DISILICATE DE LITHIUM ET ZIRCONE ? Le produit innovant CERABIEN™ MiLai, à base de feldspath synthétique, permet aux prothésistes dentaires d’apporter la touche finale à leurs restaurations en zircone ou en disilicate de lithium, grâce à une procédure simple et rapide – pour un résultat esthétique exceptionnel dès le premier essai. Découvrez la vidéo pour en savoir plus sur les caractéristiques de CERABIEN MiLai et les avantages qu’il offre.
News Feature Le développement de la céramique CERABIEN™ MiLaï et des Internal Stains. 14 mars 2025 Interview de Tomohiro Emoto Kuraray Noritake Dental Inc. a lancé sa première céramique pour les restaurations céramo-métalliques – Noritake Super Porcelain AAA* – en 1987. Toujours disponible plus de 30 ans plus tard sous le nom de Noritake Super Porcelain EX-3*, elle a permis d'acquérir un savoir-faire qui a servi de base au développement du CERABIEN™ ZR et de la toute nouvelle gamme CERABIEN™ MiLai. Quelle part de la Noritake Super Porcelain se retrouve dans le CERABIEN™ MiLai ? *Noritake Super Porcelain AAA et Noritake Super Porcelain EX-3 ont été conçus et lancés par Noritake Company Ltd., le prédécesseur de Kuraray Noritake Dental Inc. Naturellement, le savoir-faire que nous avons acquis dans le développement des produits en céramique a été pleinement appliqué à la conception du CERABIEN™ MiLai. Les méthodes utilisées pour travailler le feldspath synthétique – telles que les technologies de cuisson à basse température, la stabilité de l'expansion thermique même après plusieurs cuissons, ainsi que le contrôle de la répartition des grains comptent parmi les découvertes les plus importantes que nous avons réalisées depuis le développement de la Noritake Super Porcelain AAA. Cette expertise a été mise à profit tant dans la conception que dans le développement du CERABIEN™ MiLai. Quelles sont les différences les plus significatives par rapport aux autres ? La différence la plus significative entre CERABIEN™ MiLai et les autres réside dans le fait nous nous sommes focalisés sur la technique de micro-stratification avec ce produit. CERABIEN™ MiLai permet de reproduire des couleurs naturelles même avec de fines couches de céramique. De plus, il s'agit de la première céramique que nous lançons, compatible à la fois avec le disilicate de lithium et la zircone. Photo : MDT Andreas Chatzimpatzakis Avec CERABIEN™ ZR déjà disponible et cliniquement éprouvé, pourquoi avez-vous décidé de développer une nouvelle gamme de céramiques et de Internal Stains ? La meilleure méthode que nous recommandons pour réaliser des restaurations esthétiques est la technique de céramique sur zircone avec CERABIEN™ ZR. Cependant, cette approche exige un haut niveau d’expertise et d’expérience, ce qui représente une courbe d’apprentissage longue pour les prothésistes dentaires débutants. En conséquence, la zircone monolithique (Full Zircone), qui ne requiert pas de compétences aussi avancées et permet à presque n’importe qui de réaliser des restaurations – certes imparfaites, mais néanmoins acceptables – gagne en popularité. CERABIEN™ MiLai se situe à mi-chemin entre ces deux méthodes. Il permet aux céramistes de créer des restaurations plus esthétiques grâce à une simple technique de micro-stratification en une seule couche, ce qui le rend idéal pour ceux qui souhaitent obtenir un rendu esthétique sans la courbe d’apprentissage exigeante de la méthode traditionnelle, ainsi que pour ceux qui utilisent des matériaux en disilicate de lithium. CERABIEN™ MiLai permet de reproduire des couleurs naturelles même avec de fines couches de céramique. CERABIEN™ MiLai est-il la réponse à la nouvelle génération de matériaux céramiques usinables, qui ont considérablement évolué ces dernières années tant sur le plan mécanique qu’optique, comme l’ensemble de la gamme KATANA™ Zirconia, afin d’offrir une option de finition plus rapide et hautement esthétique pour ce type de matériaux ? Oui, tout à fait. Autrefois, les matériaux en zircone étaient monochromes et peu translucides. Cependant, l'évolution de la zircone, initiée avec KATANA™ Zirconia ML, puis poursuivie avec KATANA™ Zirconia STML/UTML et KATANA™ Zirconia YML, a permis d'améliorer continuellement l’esthétique de ces matériaux grâce à une meilleure translucidité. C’est dans cette optique que CERABIEN™ MiLai a été développé : un procédé simple permettant d’obtenir des restaurations hautement esthétiques avec de fines couches, en exploitant pleinement la grande translucidité des matériaux en zircone. Quels sont les besoins spécifiques des utilisateurs privilégiant la technique de micro-stratification en ce qui concerne les caractéristiques de la céramique de stratification ? Lorsque les premiers matériaux en zircone dentaire ont été lancés, les problèmes chipping des céramiques utilisées avec la zircone constituaient un défi. À cette époque, les céramiques dentaires étaient appliquées sur une armature en zircone dont la conception ne prenait pas en compte la forme finale de la restauration. En conséquence, les prothésistes dentaires avaient tendance à appliquer des couches de céramique trop épaisses, incapables de résister aux fortes pressions occlusales. Aujourd’hui, il est devenu courant d’intégrer la forme finale dans la conception de l’armature, ce qui a considérablement réduit les problèmes de chipping. Je tiens à souligner que CERABIEN™ ZR, lancé à cette période, a démontré un taux de résistance supérieur à celui des autres céramiques lors des essais, et a été très bien accueilli par le marché. Avec CERABIEN™ MiLai, nous souhaitons proposer un concept similaire ou amélioré de cette conception d’armature. Vous pouvez réduire le risque de complications après la pose de la restauration en minimisant l’épaisseur de la céramique tout en maximisant la surface de la zircone dentaire, dont les propriétés exceptionnelles permettent d’éliminer pratiquement tout risque de chipping. Par conséquent, la technique de micro-stratification, qui permet de prévenir les problèmes après la pose, devrait représenter une avancée majeure pour les prothésistes dentaires. Photo : MDT Giuliano Moustakis Qu’avez-vous fait pour répondre à ces exigences ? La réflexion derrière le développement de CERABIEN™ MiLai a été de se concentrer sur une stratification fine qui reproduit la structure de l’émail, permettant ainsi aux prothésistes d’obtenir les teintes souhaitées, quelle que soit l’épaisseur de la couche appliquée. Comment avez-vous réussi à réduire les températures de cuisson et quel est l’effet de cette caractéristique ? Jusqu'à présent, il était généralement difficile d'obtenir une basse température de cuisson tout en maintenant un faible coefficient de dilatation thermique, car ces deux paramètres sont contradictoires. Cependant, grâce aux technologies et au savoir-faire que nous avons développés depuis la création de la Noritake Super Porcelain AAA, nous avons enfin pu surmonter cet obstacle. Ainsi, CERABIEN™ MiLai peut même être utilisé avec des matériaux en disilicate de lithium, qui nécessitent une cuisson à basse température afin d’éviter toute altération du matériau. Étant donné que CERABIEN™ MiLai peut être appliqué non seulement à la zircone, mais aussi aux matériaux en disilicate de lithium, comme e.max, de nouvelles teintes ou masses ont-elles été spécialement développées et parfaitement adaptées à ces matériaux ? Le Value Liner a été principalement développé pour offrir une esthétique optimale avec les matériaux en disilicate de lithium, même ceux qui présentent une translucidité plus élevée par rapport aux matériaux en zircone. De plus, l’adaptation au disilicate de lithium repose en grande partie sur la température de cuisson, comme mentionné précédemment. Pour harmoniser la couleur de la restauration avec celle de la dent naturelle, le choix de la teinte de l’armature est crucial, aussi bien pour les matériaux en disilicate de lithium que pour ceux en zircone. Nous recommandons de sélectionner une teinte plus claire que la teinte cible, en tenant compte de l’utilisation d'Internal Stains pour reproduire avec précision les détails et le caractère naturel de la dent. CERABIEN™ MiLai peut même être utilisé avec des matériaux en disilicate de lithium, qui doivent être cuits à basse température afin d’éviter toute altération du matériau. Qu’avez-vous fait pour permettre l’imitation de pratiquement toutes les teintes dentaires avec seulement 16 céramiques et 15 Internal Stains ? Nous avons développé des céramiques Value Liner, qui permettent d'ajuster la luminosité des restaurations. Ces Value Liners, ainsi que les Internal Stains, jouent un rôle essentiel dans l'ajustement de la couleur et l'expression des détails naturels de la dent. Avec la technique de micro-stratification, l'utilisation de masses dentine n'est pas nécessaire, car on attend du matériau de l’armature – qu'il s'agisse de zircone ou de disilicate de lithium – qu'il reproduise la structure de la dentine. Ainsi, l'ajustement de la couleur et de la luminosité à l'aide des teintes internes et des Value Liners est indispensable. Pour recréer la structure de l’émail, les utilisateurs peuvent soit utiliser les 16 teintes de céramique telles quelles, soit les mélanger pour obtenir la couleur souhaitée. Ces 16 céramiques et 15 Internal Stains ont été testés lors d’essais menés avec des leaders d’opinion (KOLs) du monde entier, y compris en Europe. Nous souhaitons donc vous rassurer : même les experts les plus renommés ont évalué et validé la qualité et l’efficacité de CERABIEN™ MiLai. Photo: MDT Giuliano Moustakis Quel est l’avantage de cette gamme compacte ? Le principal avantage de CERABIEN™ MiLai est la simplicité du procédé. Grâce à cette facilité d’utilisation, non seulement les habitués des céramiques Kuraray Noritake Dental, mais aussi les nouveaux utilisateurs et les débutants peuvent obtenir d’excellents résultats sans avoir à maîtriser des techniques complexes. Combien de temps vous a-t-il fallu pour développer CERABIEN™ MiLai (de l'idée initiale au produit final) ? Nous avons eu l'idée initiale en 2015, lors du lancement de KATANA™ Zirconia STML et UTML. Le projet de développement a, quant à lui, débuté en 2019. Nous avons créé CERABIEN™ MiLai en croyant que la technique de micro-stratification deviendrait la norme en matière de restaurations en céramique et que CERABIEN™ MiLai s’imposerait comme le matériau de référence pour les prothésistes dentaires. Avez-vous rencontré des défis particuliers lors du processus de développement ? Le plus grand défi que nous avons rencontré a été le développement d’un matériau compatible avec le disilicate de lithium. Nous avions déjà conçu des céramiques compatibles avec la zircone ou le métal, mais avant CERABIEN™ MiLai, nous n’avions encore jamais créé de céramiques spécifiques au disilicate de lithium. Nous avons dû non seulement développer ce nouveau matériau au sein de notre département R&D, mais aussi adapter les processus de production et d’inspection en collaboration avec de nombreux autres services. Le nom CERABIEN™ MiLai est dérivé du mot japonais "Mirai", qui signifie "avenir". À quel point ce matériau incarne-t-il l'avenir ? Ou, plus précisément, ce matériau est-il un précurseur pour la future production de restaurations hautement esthétiques ? Nous avons créé CERABIEN™ MiLai en croyant que la technique de micro-stratification deviendrait la norme pour les restaurations en porcelaine et que CERABIEN™ MiLai s’imposerait comme le matériau de choix pour les prothésistes dentaires. La stratification des céramiques dentaires n’est pas un processus facile ; il faut du temps pour acquérir les connaissances et maîtriser la technique. De plus, les prothésistes dentaires ont longtemps été confrontés à des problèmes après la pose, comme le chipping. La micro-stratification avec CERABIEN™ MiLai permet à tous les prothésistes dentaires, qu'ils soient débutants ou expérimentés, de réaliser des restaurations de meilleure qualité. Nous espérons que les prothésistes du monde entier pourront découvrir la simplicité avec laquelle il est possible d’obtenir des restaurations esthétiques grâce à CERABIEN™ MiLai, en ajoutant une seule étape de micro-stratification. Quelle est votre vision concernant les évolutions futures dans le domaine des céramiques de stratification ? Personnellement, je pense que la tendance continuera à évoluer vers des matériaux plus faciles à manipuler, tout en préservant une excellente esthétique, comme en témoigne la popularité croissante de la technique de micro-stratification. Qu’en est-il du potentiel des nouveaux matériaux céramiques CAD/CAM et de leur adaptabilité à une utilisation monolithique ? Nous pensons que l’utilisation monolithique va continuer à se développer, car la perception de l’esthétique évolue aussi bien chez les patients et les dentistes que chez les prothésistes dentaires. Autrefois, une restauration dite "naturelle" était jugée satisfaisante, alors qu’aujourd’hui, elle peut aussi être perçue comme purement esthétique. Il était autrefois admis que l’utilisation monolithique n’était pas adaptée, car elle ne permettait pas de reproduire des restaurations ultra-réalistes. Désormais, nous pensons qu’elle sera de plus en plus adoptée, car la demande des patients pour des restaurations esthétiques ne cesse de croître. Notre KATANA™ Zirconia présente des avantages mécaniques : une grande résistance, une haute translucidité et un fort potentiel de longévité. Depuis l’apparition de la zircone dentaire sur le marché des matériaux dentaires, son esthétique s’est considérablement améliorée. Chez Kuraray Noritake Dental Inc., nous avons développé des matériaux CAD/CAM de haute qualité et nous continuons à créer des matériaux innovants. Nous sommes convaincus que le développement de meilleurs produits pour une utilisation monolithique est essentiel pour simplifier le travail des dentistes et des prothésistes dentaires, tout en offrant aux patients à la fois une sensation de sécurité et une satisfaction esthétique. Pourquoi un prothésiste dentaire devrait-il tester CERABIEN™ MiLai ? Nous sommes convaincus que, lorsque les prothésistes dentaires - qu’ils travaillent avec des matériaux en zircone ou en disilicate de lithium - découvriront la facilité avec laquelle ils peuvent réaliser des restaurations hautement esthétiques avec CERABIEN™ MiLai, la demande augmentera. C’est pourquoi nous encourageons tous les prothésistes dentaires à l’essayer et à constater par eux-mêmes les résultats ! Y a-t-il autre chose que vous souhaiteriez ajouter pour vos clients ? Merci infiniment d’avoir lu cet article jusqu’au bout. Je suis très honoré de pouvoir enfin lancer CERABIEN™ MiLai. Ce produit est le fruit de nombreux défis et d’un travail acharné. Je suis fermement convaincu qu’il représente la solution idéale pour tout prothésiste dentaire souhaitant obtenir un niveau esthétique élevé en une seule étape simple. J’invite donc chacun à tester CERABIEN™ MiLai et à découvrir, dès aujourd’hui, ce qui deviendra la nouvelle norme en matière de restaurations esthétiques. TOMOHIRO EMOTO Responsable du groupe technique du département R&DMembre exécutif de la Japan Academy of Esthetic DentistryMembre du comité des conférences académiques
Clinical Cases Pourquoi et quand les céramiques hybrides sont un excellent choix 29 janv. 2025 Cas clinique réalisé par le Dr. Enzo Attanasio Le choix du matériau de restauration est une étape cruciale de la prosthodontie. Les céramiques hybrides offrent certaines propriétés particulièrement adaptées aux différentes situations thérapeutiques, tant en présence de dents vivantes que de dents traitées par endodontie. À travers l’exemple d’un cas clinique, cet article explore les avantages liés à l’utilisation des céramiques hybrides dans un scénario de syndrome de la dent fêlée. SITUATION INITIALE La dent affectée dans ce cas était la deuxième prémolaire mandibulaire droite (45 selon la notation de la FDI), ayant fait l’objet d’une ancienne restauration par amalgame (Fig. 1 et 2). Le patient ressentait une douleur à la mastication (en particulier au desserrage des dents). Sur le plan clinique, il y avait des lignes de fêlures horizontales et verticales. La dent était vivante et ne montrait aucun signe de pathologie pulpaire. Il a été décidé de remplacer l’amalgame et de restaurer la dent avec un overlay en céramique hybride KATANATM AVENCIATM Block. Deux raisons principales ont motivé cette décision. Premièrement, si un traitement du canal radiculaire s’avérait nécessaire à l’avenir, la céramique hybride est un matériau qui facilitera la préparation de la cavité par un accès endodontique (par rapport à un autre type de céramique), et donc la restauration ultérieure avec un matériau d’obturation composite. Deuxièmement, les céramiques hybrides offrent une plus grande résistance et des propriétés mécaniques supérieures par rapport aux matériaux d’obturation composites appliqués selon une technique de stratification incrémentale. Fig. 1. Situation initiale : vue occlusale. Fig. 2. Situation initiale : vue buccale. PRÉPARATION ET COLLAGE IMMÉDIAT DE LA DENTINE Afin de retirer l’amalgame et la structure dentaire environnante endommagée, la surface occlusale de la dent a été réduite d’environ 2 mm. Pour une transition de couleur homogène entre la dent et la restauration, la préparation des contours a été créée au niveau des cavités interproximales à l’aide d’un plan vestibulaire incliné (Fig. 3). Ensuite, un collage dentinaire immédiat (immediate dentin sealing, IDS) a été réalisé (Fig. 4 à 10). Cette technique comprend l’utilisation d’un adhésif universel, tel que le CLEARFILTM Universal Bond Quick, qui est appliqué sur la préparation sans mordançage préalable de l’émail périphérique. Lors d’une seconde étape, un composite fluide fortement chargé est appliqué. Dans le cas présent, le choix s’est porté sur le CLEARFIL MAJESTYTM ES Flow Super Low, appliqué en fine épaisseur de 0,5 mm. La préparation a été affinée en utilisant des instruments ultrasoniques : inserts ultrasoniques SFM7 et SFD7 (Komet Dental) pour la préparation des cavités ; SFD1F et SFM1F (Komet Dental) pour les marges et les épaulements. Les angles vifs ont été arrondis avec des disques abrasifs, puis polis à l’aide de polissoirs fins. Il est essentiel que l’épaisseur occlusale résiduelle (espace prothétique) soit de 1,5 mm, comme l’exige le matériau sélectionné. Fig. 3. Structure dentaire préparée avant le collage immédiat de la dentine. Fig. 4. IDS : application de l’adhésif universel. Fig. 5. IDS : photopolymérisation de la couche adhésive. Fig. 6. Application d’une fine couche de composite fluide sur la préparation. Fig. 7. Préparation des contours… Fig. 8.… arrondissage des angles vifs Fig. 9.… et polissage de la surface collée à l’aide d’instruments spécifiques. Fig. 10. Préparation dentaire collée, prête pour la prise d’empreintes. DE LA NUMÉRISATION À L’ESSAI Après la numérisation avec le scanner intraoral PrimescanTM (Dentsply Sirona), Daniele Rondoni (MDT) a réalisé la restauration (Fig. 11 et 12). Le processus de collage a comporté une phase d’essai initiale pour évaluer l’ajustement marginal de l’overlay et les zones de contact. Le test de l’occlusion à ce stade peut être risqué, car il peut entraîner une fracture de la restauration en cas de contact prématuré excessif. Après l’essai (lorsqu’’il est effectué sans digue en caoutchouc), la restauration peut être contaminée par du sang, de la salive ou du gel de glycérine utilisé pour l’évaluation de l’ajustement et de l’esthétique. Par conséquent, il est nécessaire de nettoyer la restauration avant de procéder aux phases de collage. L’utilisation d’un tampon de coton imbibé d’alcool est une option. Néanmoins, un agent nettoyant comme le KATANATM Cleaner est préférable, car il nettoie chimiquement la restauration et élimine les contaminants. Fig. 11. Overlay en céramique hybride sur le modèle imprimé. Fig. 12. Overlay isolé. CONDITIONNEMENT DE LA DENT ET DE LA RESTAURATION Ensuite, la restauration a été sablée (comme cela est recommandé pour la plupart des céramiques hybrides) avec de l’oxyde aluminium de 50 µm, en utilisant de l’AquaCare (Akura Medical) (Fig. 13), puis immergée dans de l’eau distillée dans un bain à ultrasons pendant 5 minutes. Pendant ce temps, une digue en caoutchouc a été placée sur la totalité du sextant, les dépôts ont été éliminés à la sableuse, comme l’intrados de l’overlay, puis un gel de mordançage à base d’acide phosphorique (Ultra Etch, Ultradent) a été appliqué sur l’émail, rincé, avant séchage de la zone (Fig. 14 à 17). La restauration propre a ensuite été conditionnée avec un silane contenant le monomère 10-MDP (CLEARFILTM Ceramic Primer Plus, Kuraray Noritake Dental Inc.) conformément aux instructions du fabricant (Fig. 18). La procédure s’est poursuivie par l’application de l’adhésif universel (CLEARFILTM Universal Bond Quick) sur l’intrados de l’overlay, la préparation et la photopolymérisation des deux sites (Fig. 19 et 20). L’un des avantages des adhésifs universels, par rapport aux systèmes adhésifs en trois étapes, est l’épaisseur de film minime, qui ne compromet pas l’ajustement de la restauration. Il est important de protéger les dents adjacentes avec des bandelettes de matrice métallique pendant les phases de collage afin d’assurer un ajustement adéquat. Ces éléments ne posent pas de difficultés opératoires particulières, mais favorisent leur objectif : après la mise en place de la restauration, le composite ou la colle utilisé pour le positionnement sera aisément éliminé des surfaces mésiales et distales des dents adjacentes, puisqu’elles sont exemptes d’adhésif. Fig. 13. Sablage de l’overlay… Fig. 14. … et de la structure de la dent. Fig. 15. Mordançage sélectif de l’émail… Fig. 16. … suivi par un rinçage soigneux. Les dents adjacentes sont protégées par une bandelette de matrice métallique. Fig. 17. Structure de la dent après mordançage sélectif, rinçage et séchage. Fig. 18. Application du silane. Fig. 19. Application de l’adhésif universel sur l’overlay. Fig. 20. Traitement de la structure de la dent avec un adhésif universel. MISE EN PLACE DÉFINITIVE Dans le cas présent, une pâte composite chauffée (à une température de 55 °C) a été extrudée dans la restauration, qui a ensuite été mise en place en exerçant une pression lente, graduelle et forte (Fig. 21 et 22). Le composite en excès a été retiré à l’aide d’un détartreur dans les zones buccales et linguales, puis d’un fil dentaire (p. ex. SuperFloss®, Oral-B) dans les zones interproximales. Plusieurs phases de pressurisation ont été exécutées jusqu’à ce qu’il ne soit plus observé de composite au niveau de l’interface dent-restauration. Fig. 21. Pâte composite chauffée, utilisée pour la mise en place définitive. Fig. 22. Restauration isolée par une digue en caoutchouc. Ensuite, le composite a été polymérisé pendant 30 secondes à partir des faces buccales et linguales avec deux photopolymérisations, avant d’appliquer le gel de glycérine sur les bords et de polymériser à partir de la face occlusale pendant une minute supplémentaire (Fig. 23). Si une attention particulière est portée à l’élimination de tout composite en excès lors des phases de mise en place, les étapes de finition ultérieures sont alors rapides et faciles (Fig. 24 à 27). La finition et le polissage des zones interproximales ont été effectués avec une pièce à main EVA et des bandes abrasives de finition 3MTM Sof-LexTM (3M). Pour la finition des zones buccales et linguales, une fraise de grain moyen en forme de flamme (diamètre 14/16) a été utilisée. Enfin, les bords doivent être polis à l’aide de polissoirs pour composites, tels que le TWISTTM DIA pour composites (Kuraray Noritake Dental Inc.). Après la fin de l’anesthésie locale, il est nécessaire d’observer l’interruption des symptômes douloureux, ce qui a été fait. Le résultat du traitement est présenté sur les Figures 28 et 29. Fig. 23. Photopolymérisation à travers une couche de gel de glycérine bloquant l’oxygène. Fig. 24. Finition des bords buccaux et linguaux avec une fraise à grain moyen en forme de flamme. Fig. 25. Finition des zones interproximales avec une pièce à main EVA (grain fin). Fig. 26. Vérification des contacts occlusaux. Fig. 27. Polissage occlusal. SITUATION FINALE Fig. 28. Résultat du traitement – vue buccale. Fig. 29. Résultat du traitement – vue occlusale. CONCLUSION Pour les dents postérieures restaurées avec un amalgame et présentant un niveau significatif de détérioration, le remplacement de la restauration par un overlay en céramique hybride peut être un excellent choix. Les propriétés mécaniques de ce matériau sont généralement supérieures à celles des composites stratifiés, le traitement est possible au fauteuil ou en laboratoire et comparativement rapide (pas de cuisson nécessaire), tout en permettant une procédure de mise en place clinique similaire à celle des vitrocéramiques – avec toutefois une différence notable, un sablage plutôt qu’un mordançage de l’intrados de la restauration. L’un des principaux avantages des céramiques hybrides par rapport aux vitrocéramiques reste cependant la capacité de modifier la restauration selon les besoins. Les cavités d’accès endodontiques sont facilement préparées et fermées avec le composite, les points de contact sont rapidement ajustés et la surface est polie ou repolie en très peu de temps. En outre, la résistance à l’usure est similaire à celle de la structure des dents, et les patients sont très satisfaits du toucher et de la sensation naturels. Les propriétés esthétiques sont également impressionnantes. Chirurgien-dentiste : ENZO ATTANASIO Enzo Attanasio a obtenu son diplôme de dentiste et de prothésiste dentaire en 2008 à l’Université Magna Graecia de Catanzaro. En 2009, il s’est spécialisé dans l’utilisation du laser et des nouvelles technologies dans le traitement des tissus buccaux et péribuccaux à l’Université de Florence. Cette année-là, il a également suivi les cours d’endodontie clinique du Professeur Arnaldo Castelluchi au Centre de formation en microendodontie à Florence où, en 2012, il a parachevé sa formation en microendodontie chirurgicale. En 2017, il a suivi les cours sur les restaurations adhésives directes et indirectes du Professeur Ricardo Becciani au Centre de formation Think Adhesive à Florence, où il est ensuite lui-même devenu tuteur. Aujourd’hui, en tant que membre de l’AIC (Académie Internationale de la Céramique) en Italie et installé à Lamesia Terme, le Dr Attanasio s’intéresse tout particulièrement à l’endodontie et à l’esthétique conservatrice.