News Feature Simplifier les reconstructions esthétiques en composite avec CLEARFIL™ MAJESTY™ ES-2 Universal 21 avr. 2026 Article réalisé par le Dr. Clarence Tam HBSc, DDS, FIADFE, AAACD UN COMPOSITE SUPER CAMÉLÉON INTRODUCTION La dentisterie esthétique et restauratrice moderne repose sur le concept d’esthétique responsable. L’objectif du traitement est généralement de corriger les déficits structurels et esthétiques des dents, qu’ils soient d’origine biologique ou traumatique, par la mise en place précise et artistique de différentes couches de remplacement, tout en respectant et en préservant un volume maximal de structure dentaire résiduelle. Les dents antérieures peuvent être affectées par des dysplasies de l’émail et de la dentine, des caries ou des conditions sclérosantes. Elles présentent une multitude d’affections d’origine génétique ou environnementale, générant un déficit esthétique pouvant compromettre l’intégrité fonctionnelle et psychosociale de l’individu s’il n’est pas corrigé pour restaurer une apparence harmonieuse et saine. La structure dentaire manquante ou altérée doit être analysée en distinguant ses composants émail et dentine. Ces deux tissus sont fondamentalement différents : l’émail est hautement minéralisé, tandis que la dentine est plus riche en collagène. Cette dernière joue un rôle essentiel dans la réfraction de la lumière, l’expression de la couleur réelle de la dent (teinte et chroma), ainsi que dans la résistance à la fracture et la performance fonctionnelle. La valeur et la chroma sont principalement influencées par l’épaisseur de l’émail. Le remplacement de l’émail est idéalement réalisé par des restaurations indirectes collées en céramique, tandis que la dentine peut être efficacement substituée par des résines composites ou des composites renforcés par fibres courtes (SFRC), ces derniers améliorant la résistance à la fracture dans les restaurations volumineuses, notamment en zone cervicale critique. Chez les patients adolescents, le standard de référence reste la résine composite directe, car elle nécessite peu ou pas de préparation tissulaire. L’utilisation de restaurations indirectes serait peu adaptée durant la croissance dentaire et gingivale. De plus, le composite permet une adaptation et une modification ultérieure, notamment en cas d'éclaircissement dentaire ou de traumatisme supplémentaire. Les restaurations en céramique, bien qu'esthétiques, présentent une moindre prévisibilité de modification et un risque accru de défaillance marginale après thermocyclage, malgré l’utilisation d’agents de silanisation. PROBLÉMATIQUE Les teintes dentaires en dentisterie sont traditionnellement classées selon le guide VITA* Classical A1–D4. Malgré son usage universel, les systèmes de composites ne correspondent pas toujours fidèlement à ces teintes de référence. Des études ont montré qu’un mélange de plusieurs teintes est souvent nécessaire pour obtenir une correspondance acceptable. Même les systèmes céramiques indirects présentent des écarts significatifs par rapport aux teintes du guide VITA*. La majorité des dents humaines se situe dans la famille A (78,5 %), suivie des familles C, D et B. Ainsi, la précision chromatique d’un système composite est essentielle pour garantir une intégration esthétique naturelle. DÉVELOPPEMENT DE L’EFFET CAMÉLÉON De nombreux composites dits « universels » présentent un effet caméléon acceptable grâce à l’équilibre entre translucidité, diffusion lumineuse, indice de réfraction et propriétés optiques. Toutefois, ces propriétés peuvent évoluer après thermocyclage et stockage humide, pouvant altérer l’intégration esthétique initiale. L’indice de réfraction est optimal lorsque celui des charges inorganiques est proche de celui de la matrice polymérisée (environ 1,47 à 1,52). Un déséquilibre entraîne une augmentation de l’opacité par réflexion et réfraction accrue à l’interface charge-matrice. La stratification du composite est complexe, notamment pour masquer les défauts internes, les lignes de fracture et les variations chromatiques, tout en recréant les effets optiques naturels (translucidité incisale, halos, mamelons). Une approche histoanatomique impose de remplacer l’émail par des matériaux à teinte émail et la dentine par des teintes dentinaires adaptées. Cette sélection doit être réalisée en début de séance, car la déshydratation - même légère - modifie significativement la perception des teintes. DÉVELOPPEMENT PRODUIT CLEARFIL™ MAJESTY™ ES-2 est un composite super-nanofillé basé sur une approche simplifiée couvrant 15 teintes VITA* en seulement 4 options universelles. La gamme Universal propose quatre variantes : Universal (U), Universal Light (UL), Universal Dark (UD) et Universal White (UW), offrant un concept de correspondance chromatique optimisé. Le matériau contient des nanocharges de verre de baryum silanisé et des nanoclusters de silice, offrant une excellente résistance à l’usure et une faible abrasion antagoniste. L’indice de réfraction des charges et de la matrice est optimisé afin de reproduire le comportement optique de l’émail et de la dentine, grâce à la technologie de diffusion de la lumière (LDT). Des études montrent une stabilité des propriétés optiques après vieillissement artificiel et thermocyclage, ainsi qu’une stabilité colorimétrique supérieure à certains composites de référence sur plusieurs années. Cette stabilité est essentielle pour maintenir l’intégration esthétique face aux agressions alimentaires et environnementales. PROTOCOLE CLINIQUE Une patiente de 15 ans (ASA I) s’est présentée avec des restaurations composites anciennes, présentant une mauvaise intégration marginale et des excès volumétriques importants, entraînant une défaillance esthétique et fonctionnelle. Elle avait subi un traumatisme lors d’une chute à vélo, entraînant une fracture émail-dentine non compliquée des dents 11 et 21. Les restaurations existantes présentaient des surcontours importants compromettant l’hygiène interdentaire. Les tests de vitalité et les radiographies ont confirmé l’absence de pathologie apicale. Un éclaircissement pré-prothétique a été accepté afin d’augmenter la valeur des dents adjacentes. Des gouttières de blanchiment personnalisées ont été réalisées et un protocole au peroxyde de carbamide 10 % a été suivi pendant deux semaines. La teinte initiale (1M1/2M1 et 2M1) a été améliorée jusqu’à 0M3. Après traitement, un protocole de reminéralisation avec un complexe fluoré contenant de l’ACP (Tooth Mousse Plus, GC) a été prescrit afin de stabiliser les tissus après éclaircissement. Fig. 1. Vue préopératoire du sourire en ratio 1:2, montrant les dents 11 et 21 présentant d’anciennes restaurations composites défectueuses avec une chromaticité excessive. Le jour de l’intervention, la teinte pré-déshydratée a été évaluée à l’aide des clés de teinte « composite réel » fournies dans le système CLEARFIL™ MAJESTY™ ES-2 Premium, la teinte émail retenue étant WE (White Enamel) et la teinte dentine WD (White Dentin). Il a été déterminé que des effets blancs « maverick » ainsi qu’un effet halo modéré étaient souhaités, associés à une translucidité modérée à forte au niveau de la fenêtre incisale. La patiente a été anesthésiée à l’aide de 1,5 carpule de lidocaïne à 2 % avec adrénaline 1:100 000 (Septodont), avant la mise en place d’une digue en caoutchouc fixée avec des ligatures individuelles pour les incisives centrales (NicTone Medium). L’excavation de l’ancien matériau restaurateur a été réalisée et il a été constaté que le bord incisif naturel résiduel était fragilisé par une fracture transfixiante. La préparation a donc été convertie en une véritable conception de classe IV, avec une finition en biseau « infinity » au niveau de la marge cavosurface facio-incisale. Les incisives centrales maxillaires ont été isolées des latérales à l’aide d’une bande métallique striée (Komet), puis les surfaces préparées ont été soumises à un micro-sablage à l’aide de particules d’oxyde d’aluminium de 29 microns dans un vecteur à base d’éthanol à 17,5 % (Aquacare). Les surfaces ont ensuite été traitées avec une poudre de phosphosilicate de calcium et sodium (Sylc, Aquacare) afin d’augmenter la teneur minérale de la surface préparée, notamment au niveau des tubules dentinaires exposés. Les dents ont été mordancées avec de l’acide orthophosphorique à 33 %, puis un nettoyage à la chlorhexidine à 2 % pendant 1 minute (Vista Products) a été effectué. La surface a ensuite été maintenue en dentine humide avant application de l’adhésif, suivi d’un amincissement à l’air et d’une photopolymérisation. Une bande de Mylar a été pré-crimpée au niveau des angles palato-proximaux et positionnée sur la surface linguo-axiale des dents 11 et 21. Il n’existe pas de guide de teinte pour la nuance CLEARFIL™ MAJESTY™ ES-2 Universal U, en raison de son important effet caméléon ; toutefois, elle est disponible en variante claire (L) et foncée (D). La teinte UL a été jugée la plus appropriée pour la réalisation de la paroi palatine ou linguale, avec une épaisseur moyenne de 0,3 mm. Cette couche a été appliquée en technique directe, avec pour objectif d’établir la forme générale de la dent par rapport à l’incisive controlatérale 21. Le système de matrice Mylar a ensuite été retiré et une matrice métallique préformée et incurvée (Garrison Slickband, Garrison Dental) a été orientée perpendiculairement à sa position interproximale habituelle. L’extrémité de la bande a été insérée dans le sulcus puis stabilisée à l’aide d’un coin interdentaire. Cette configuration a permis une légère séparation des incisives centrales et un contact intime entre la matrice et le bord mésial de la nouvelle paroi linguale. Un cadre de 0,5 mm dépassant de plus de la moitié du point de contact a été créé puis photopolymérisé. La même procédure a été répétée sur la dent 21, dans le but de recréer les parois linguales et proximales de la restauration, ne laissant à reconstruire que le volume vestibulaire. Fig. 2. Une matrice Mylar pré-crimpée a été à nouveau utilisée au niveau de la face DIBP de la dent 21 afin de fermer l’espace disponible. CLEARFIL™ MAJESTY™ ES-2 Universal UL a été utilisé dans cette étape. Le blocage des extensions de composite contre la structure dentaire naturelle a été réalisé par opacification à l’aide d’une résine composite opaque (WD, CLEARFIL™ MAJESTY™ ES-2 Premium, Kuraray Noritake Dental Inc.), appliquée en couches horizontales et verticales successives. Il est à noter que la ligne de jonction de la restauration doit être totalement masquée à la fin de la stratification du volume dentinaire, faute de quoi le cas présente un risque quasi certain d’échec esthétique. L’anatomie dentinaire interne et ses variations inhérentes ont été reproduites en miroir de la dent 21, laquelle présentait une fenêtre incisale peu altérée avec des détails encore intacts. Un composite hautement translucide (Clear, CLEARFIL™ MAJESTY™ ES-2 Premium, Kuraray Noritake Dental Inc.) a été appliqué entre les lobes des couches dentinaires puis photopolymérisé. Un mélange de teintes composé de 9 parts de blanc pour 1 part d’orange a été placé au niveau du bord incisif et des angles proximoincisifs afin de recréer l’effet halo. Un pigment blanc pur a été délicatement appliqué sous forme de fines ramifications évoquant des « pattes d’araignée » reliant les mamelons dentinaires jusqu’au bord incisif afin d’apporter du réalisme. L’ensemble a été stratifié en respectant fidèlement l’anatomie et l’apparence de la dent 21. Fig. 3. Des incréments de composite dentinaire horizontaux et verticaux ont été réalisés, en reproduisant fidèlement l’anatomie de la dent controlatérale. Fig. 4 & 5. Résultat postopératoire immédiat après finition et polissage. DISCUSSION La valeur esthétique de ce cas repose fondamentalement sur la technologie des résines composites à plusieurs niveaux. La stabilité des couleurs et des propriétés physiques dans le temps doit être démontrée afin de permettre au clinicien d’avoir confiance dans le pronostic du traitement. Plus précisément, le matériau doit présenter un indice de réfraction parfaitement adapté, ainsi qu’une stabilité face à l’eau et aux contraintes liées au thermocyclage, sans altération de ses propriétés optiques ou mécaniques. La paroi palatine a été réalisée à l’aide d’un système de composite universel super nanochargé de nouvelle génération présentant un fort effet caméléon. Lorsqu’il s’agit de tromper l’œil et de masquer, cette première couche constitue une base efficace pour débuter le masquage de la zone sombre de la cavité buccale en arrière de la ligne de fracture de la dent restaurée. Par la suite, la chroma et la valeur de la dent sont corrigées à l’aide de la couche dentinaire, tout en poursuivant l’opacification de la ligne de fracture et des zones de profondeur intra-orale. Les couches de dentine et d’émail sont appliquées selon une approche histoanatomique, c’est-à-dire en respectant les variations naturelles d’épaisseur observées in vivo. En définitive, le succès esthétique en composite direct ne se juge pas uniquement le jour de la restauration. De nombreux facteurs interviennent, allant de la déshydratation à l’adaptation des contacts occlusaux, qui évoluent et doivent être ajustés dans le temps. Le résultat dépend du matériau utilisé, de son niveau de développement technologique, ainsi que de la précision de la sélection des teintes dans un contexte clinique où la variabilité est importante. Dans un univers dentaire proposant de multiples systèmes composites, la recherche de précision reste essentielle. La précision technologique permet une meilleure efficacité clinique et une stabilité physico-esthétique des résultats, ce qui renforce la confiance du clinicien et du patient, tout en contribuant à un pronostic optimal. *VITA is a trademark of VITA Zahnfabrik, Bad Sackingen, Germany Dentiste : CLARENCE TAM Clarence est originaire de Toronto, au Canada, où elle a obtenu son Doctorat en chirurgie dentaire (DDS) ainsi que son internat en pratique générale à l’Université de Western Ontario et à l’Université de Toronto, respectivement. La pratique de Clarence est limitée à la dentisterie esthétique et restauratrice. Elle est largement publiée dans la presse dentaire locale et internationale, rédigeant des articles, assurant des revues scientifiques et participant au développement de produits prototypes ainsi que de techniques en dentisterie clinique. Elle intervient également très régulièrement en tant que conférencière internationale. Clarence est l’ancienne présidente immédiate de la New Zealand Academy of Cosmetic Dentistry. Elle fait actuellement partie des deux seuls praticiens en Australasie à détenir le statut de membre accrédité et certifié par le board de l’American Academy of Cosmetic Dentistry. Clarence est Opinion Leader pour plusieurs entreprises dentaires multinationales, notamment Kuraray Noritake, J Morita Corp, Henry Schein NZ, Ivoclar Vivadent, Dentsply Sirona, 3M, Kerr, GC Australasia, SDI et Coltene. Elle est également la seule Voco Fellow en Australie et en Nouvelle-Zélande. Elle est titulaire du statut de Fellow au sein de l’International Academy for DentoFacial Esthetics et est une personne passionnée et accessible, engagée dans une approche interactive avec les patients dans l’ensemble de ses cas afin de maximiser la prédictibilité des traitements. Références 1. Elamin HO, Abubakr NH, Ibrahim YE. Identifying the tooth shade in group of patients using Vita Easyshade. Eur J Dent. 2015 Apr-Jun;9(2):213-217. doi: 10.4103/1305-7456.156828. PMID: 26038652; PMCID: PMC4439848.2. Floriani F, Brandfon BA, Sawczuk NJ, Lopes GC, Rocha MG, Oliveira D. Color difference between the vita classical shade guide and composite veneers using the dual-layer technique. J Clin Exp Dent. 2022 Aug 1;14(8):e615-e620. doi: 10.4317/jced.59759. PMID: 36046166; PMCID: PMC9422970.3. Gurrea J, Gurrea M, Bruguera A, Sampaio CS, Janal M, Bonfante E, Coelho PG, Hirata R. Evaluation of Dental Shade Guide Variability Using Cross-Polarized Photography. Int J Periodontics Restorative Dent. 2016 Sep-Oct;36(5):e76-81. doi: 10.11607/prd.2700. PMID: 27560681.4. Almasabi W, Tichy A, Abdou A, Hosaka K, Nakajima M, Tagami J. Effect of water storage and thermocycling on light transmission properties, translucency and refractive index of nanofilled flowable composites. Dent Mater J. 2021 May 29;40(3):599-605. doi: 10.4012/dmj.2020-154. Epub 2020 Dec 24. PMID: 33361663.5. Arai Y, Kurokawa H, Takamizawa T, et al.. Evaluation of structural coloration of experimental flowable resin composites. J Esthet Restor Dent. 2020;e12674.6. Ota M, Ando S, Endo H, et al.. Influence of refractive index on optical parameters of experimental resin composites. Acta Odontol Scand. 2012;70(5):362–367.7. Suliman S, Sulaiman TA, Olafsson VG, Delgado AJ, Donovan TE, Heymann HO. Effect of time on tooth dehydration and rehydration. J Esthet Restor Dent. 2019 Mar;31(2):118-123. doi: 10.1111/jerd.12461. Epub 2019 Feb 23. PMID: 30801926.8. Meng Z, Yao XS, Yao H, Liang Y, Liu T, Li Y, Wang G, Lan S. Measurement of the refractive index of human teeth by optical coherence tomography. J Biomed Opt. 2009 May-Jun;14(3):034010. doi: 10.1117/1.3130322. PMID: 19566303.9. Tekçe N, Demirci M, Sancak EI, Güder G, Tuncer S, Baydemir C. Clinical Performance of Direct Posterior Composite Restorations in Patients with Amelogenesis Imperfecta. Oper Dent. 2022 Nov 1;47(6):620-629. doi: 10.2341/21-106-C. PMID: 36281978.
Clinical Cases Cas clinique d'une prémolaire restaurée avec CLEARFIL MAJESTY™ ES-2 Universal 21 avr. 2026 Cas réalisé par le Dr. Clarence P. Tam, HBSC, DDS, AAACD, FIADFE Contexte clinique Une patiente de 65 ans, ASA 2 stable, s’est présentée au cabinet pour des soins restaurateurs. Ses antécédents médicaux incluaient un déficit en immunoglobulines non spécifique, pour lequel elle reçoit des perfusions régulières. Elle ne rapporte aucune allergie médicamenteuse connue. À l’examen clinique, une fracture périphérique occlusale créant un piège alimentaire a été diagnostiquée sur la dent 14 (notation FDI). La dent 15 présentait un amalgame étendu, très proche de la crête marginale distale, laquelle montrait des fractures axiales verticales distales résultant de cycles répétés d’expansion et de contraction au fil du temps. L’objectif restaurateur consistait à réaliser une dentisterie directe minimalement invasive. Toutefois, la présence probable d’un substrat dentinaire sombre sous l’amalgame compliquait la situation. Un matériau offrant à la fois un excellent effet caméléon et des propriétés mécaniques élevées a donc été recherché afin d’optimiser le pronostic des restaurations directes dans cette zone. Procédure restauratrice Un anesthésique topique a d’abord été appliqué, suivi d’une infiltration vestibulaire à l’aide d’une carpule de lidocaïne à 2 % avec adrénaline 1:100 000. Une digue en caoutchouc a ensuite été mise en place avant la préparation de la 15 et l’élimination de la fracture verticale de la crête marginale distale. Les marges des cavités 14 et 15 ont été régularisées avant la réalisation de biseaux, les extrémités des prismes de l’émail offrant une meilleure adhésion que leurs faces latérales. Un aéropolissage abrasif à l’oxyde d’aluminium de 27 microns a ensuite été effectué avant la mise en place du coin interdentaire et de la matrice, afin de reconstruire la crête marginale mésiale de la dent 15. Une technique de matrice dans la matrice a été utilisée pour recréer le contour proximo-axial de la face distale de la 15. Cette approche a permis d’obtenir une fermeture hermétique au niveau de la marge cervicale proximale, ainsi qu’un contour idéal pour la paroi axiale manquante. Suite à une technique de mordançage total, un nettoyage à la chlorhexidine à 2 % a été réalisé pendant 30 secondes, puis la dentine a été séchée délicatement par tamponnement afin de conserver une surface légèrement humide. Un adhésif de 5ᵉ génération a ensuite été appliqué, affiné par soufflage d’air puis photopolymérisé conformément aux instructions du fabricant. Les microcouches jouent un rôle essentiel durant les cinq premières minutes, phase délicate de formation de la couche hybride. Elles ont été réalisées à l’aide d’incréments de 0,25 mm de CLEARFIL MAJESTY™ Flow de Kuraray Noritake Dental Inc.. Cette technique permet d’augmenter significativement la résistance au cisaillement de l’adhésion à la dentine.¹˒² Cette procédure a été réalisée à la fois au niveau du plancher de la boîte proximale et dans la zone médio-occlusale. La crête marginale a ensuite été restaurée à l’aide de CLEARFIL MAJESTY™ ES-2 Universal de Kuraray Noritake Dental Inc.. Étant donné que la base dentinaire présentait une coloration marquée, CLEARFIL MAJESTY™ Flow a d’abord été utilisé avant l’application de CLEARFIL MAJESTY™ ES-2 Universal, selon une technique de modelage lobe par lobe pour recréer l’anatomie occlusale. Les contrôles occlusaux postopératoires ont confirmé une restauration parfaitement intégrée à l’occlusion, avec un excellent résultat esthétique et aucune visibilité des marges. Justification du choix des matériaux Les crêtes marginales ont été stratifiées en microcouches horizontales, tout comme le plancher de la cavité de Classe I obtenue, selon une modification de la technique à épaisseur de couche réduite décrite par Nikolaenko et al.³ Cette approche a montré les meilleures résistances au cisaillement lorsque des couches horizontales de 1 mm étaient utilisées. CLEARFIL MAJESTY™ ES-2 Universal se situe à l’avant-garde d’un arsenal restaurateur simplifié pour le cabinet moderne. Ce composite à teinte « universelle » pousse encore plus loin le concept de "cloud shading" grâce à la technologie de diffusion de la lumière (LDT), tout en offrant simultanément une excellente aptitude au modelage, un métamérisme optique performant et des propriétés mécaniques adaptées à toutes les situations restauratrices en bouche. Composé de nanocharges en verre de baryum et de charges nanoparticulaires prépolymérisées exclusives, il bénéficie d’une matrice à indice de réfraction élevé capable de diffuser la lumière et de tromper l’œil, même avec des couches très fines. Cela évite le recours à des composites opaques dans des cas comme celui présenté. Associé à CLEARFIL MAJESTY™ Flow dans une technique de stratification conservatrice, ce composite fluide chargé à 81 % crée une couche bien délimitée radiographiquement. La couche superficielle de CLEARFIL MAJESTY™ ES-2 Universal offre quant à elle une solution restauratrice monochromatique robuste, facile à polir, répondant à la quasi-totalité des besoins restaurateurs chez les patients n’ayant pas bénéficié d’un éclaircissement. Sur le plan mécanique, avec une résistance à la compression de 348 MPa et une résistance à la flexion de 116 MPa, CLEARFIL MAJESTY™ ES-2 Universal présente des valeurs proches de celles de l’émail et de la dentine naturels. Sa fluorescence intégrée imite remarquablement celle de l’émail naturel, un avantage particulièrement appréciable dans les environnements festifs ou en lumière artificielle. Situation finale Dentiste : DR CLARENCE P. TAM, HBSC, DDS, AAACD, FIADFE Clarence est originaire de Toronto, au Canada, où elle a obtenu son Doctorat en chirurgie dentaire (DDS) ainsi que son internat en pratique générale à l’Université de Western Ontario et à l’Université de Toronto, respectivement. La pratique de Clarence est limitée à la dentisterie esthétique et restauratrice. Elle est largement publiée dans la presse dentaire locale et internationale, rédigeant des articles, assurant des revues scientifiques et participant au développement de produits prototypes ainsi que de techniques en dentisterie clinique. Elle intervient également très régulièrement en tant que conférencière internationale. Clarence est l’ancienne présidente immédiate de la New Zealand Academy of Cosmetic Dentistry. Elle fait actuellement partie des deux seuls praticiens en Australasie à détenir le statut de membre accrédité et certifié par le board de l’American Academy of Cosmetic Dentistry. Clarence est Opinion Leader pour plusieurs entreprises dentaires multinationales, notamment Kuraray Noritake, J Morita Corp, Henry Schein NZ, Ivoclar Vivadent, Dentsply Sirona, 3M, Kerr, GC Australasia, SDI et Coltene. Elle est également la seule Voco Fellow en Australie et en Nouvelle-Zélande. Elle est titulaire du statut de Fellow au sein de l’International Academy for DentoFacial Esthetics et est une personne passionnée et accessible, engagée dans une approche interactive avec les patients dans l’ensemble de ses cas afin de maximiser la prédictibilité des traitements. Références 1. Bertschinger C, Paul SJ, Luthy H, Scharer P. Dual application of dentin bonding agents: effect on bond strength. Am J Dent. 1996;9(3):115-119.2. Magne P, Kim TH, Cassione D, Donovan TE. Immediate dentin sealing improves bond strengths of indirect restorations. J Prosthet Dent. 2005;94(6):511-519.3. Nikolaenko SA, Lohbauer U, Roggendorf M, Petschelt A, Dasch W, Franenberberger R. Influence of C-Factor and layering technique on microtensile bond strength to dentin. Dental Mater. 2004;20(6):579-585.
CLEARFIL™ Universal Bond Quick 2 : l'adhésif tout en un 21 avr. 2026 CLEARFIL™ Universal Bond Quick 2 est le tout nouvel adhésif universel de Kuraray Noritake Dental Inc., développé comme successeur direct du très apprécié CLEARFIL™ Universal Bond Quick. Grâce à une formulation soigneusement optimisée et à des propriétés améliorées, cet adhésif a été conçu pour optimiser encore plus le flux de travail clinique, tout en conservant la fiabilité qui fait la renommée de la marque. L’utilisation de CLEARFIL™ Universal Bond Quick 2 offre de nombreux avantages, notamment une nouvelle méthode de dispersion des charges ainsi qu’une intégration fluide avec d’autres produits essentiels tels que les composites et les colles composites auto-adhésives. Tout cela est rendu possible grâce à l’association de monomères au sein de la technologie brevetée Advanced Rapid Bond Technology. Cette technologie repose sur trois monomères : le monomère MDP original, un monomère amide et le monomère Urethane Tetra Methacrylate (UTMA). Le monomère amide assure une pénétration rapide dans la structure dentaire grâce à ses propriétés hydrophiles. Il n’est donc pas nécessaire d’attendre après l’application, ce qui permet de gagner du temps et de réduire le risque de contamination. Cette caractéristique rend le produit idéal dans les situations où le contrôle de l’humidité représente un défi. Le monomère UTMA nouvellement ajouté constitue un élément clé dans la création d’une couche adhésive très résistante, capable de supporter efficacement les forces de contraction. Parallèlement, le monomère MDP, en combinaison avec d’autres composants soigneusement équilibrés, garantit une adhésion constante et durable aussi bien à l’émail qu’à la dentine. La nouvelle méthode de dispersion des charges offre deux avantages majeurs : elle améliore la fluidité du produit sans réduire la teneur en charges, ce qui permet une application aisée et la formation d’une couche adhésive fine et uniforme. Cela minimise le risque d’accumulation de matériau et aide à préserver la morphologie initiale de la préparation. CLEARFIL™ Universal Bond Quick 2 est prêt à l’emploi, ne nécessite pas d’être agité et peut être conservé à température ambiante. Il convient à un large éventail d’indications : des restaurations directes au collage avec des colles composites auto-adhésives, ainsi qu’aux reconstitutions coronaires, sans nécessité d’utiliser un activateur dual-cure, y compris en association avec d’autres marques. Plus d’informations sur CLEARFIL™ Universal Bond Quick 2 et Universal Excellence sont disponibles en ligne sur le site de Kuraray Noritake Dental Inc. : www.kuraraynoritake.eu/fr
Clinical Cases Présentation de cas par Vasilis Vasiliou 20 avr. 2026 L'ART DE RESTAURER LES SOURIRES : MAITRISER LE DEFI D'UNE INCISIVE CENTRALE UNITAIRE La restauration d'une incisive centrale maxillaire unique est probablement le plus grand défi auquel un prothésiste dentaire peut être confronté au quotidien. En particulier lorsque le patient est jeune, il est extrêmement important de redonner à son sourire sa beauté d'origine. Toute restauration perçue comme telle peut avoir un impact négatif sur la confiance en soi et la qualité de vie, même à long terme. UNE HISTOIRE DE JOIE ET DE DESESPOIR Prenons l'exemple de Ioanna, une jeune fille de 14 ans qui s'est présentée au cabinet dentaire désespérée. Quelques heures avant, elle était sur un petit nuage : son groupe préféré s'était produit à Chypre pour la première fois et elle avait réussi à acheter des billets pour elle et sa meilleure amie. Enthousiastes, elles étaient arrivées au concert, le groupe avait commencé à jouer et la foule s’était mise à danser. Elle pensait que c’était le plus beau jour de sa vie. Au moment où le groupe a joué sa chanson la plus populaire, la foule était en délire, sautant dans tous les sens. Mais entre les danses et l’extase, Ioanna est soudain lourdement poussée. Elle tombe, et son visage heurte quelque chose de dur - un siège devant elle. Il lui fallut quelques secondes avant qu'elle ne comprenne ce qui s'était passé. Comprenant qu’elle avait du sang dans la bouche, elle explore ses dents avec sa langue et se rend compte qu'une de ses incisives centrales s'est fracturée. IMPACT SUR LA QUALITE DE VIE C'est l'une des nombreuses histoires touchantes que nous entendons chaque jour. Une chute lors d'un concert, une bousculade lors d'une fête d'anniversaire, un accident de voiture : il y a beaucoup d'incidents qui peuvent gâcher la vie d’un jeune et beau sourire. En prêtant attention aux patients concernés et à leur histoire, on se rend compte à quel point certains d'entre eux sont affectés par tout cela. Ils se couvrent la bouche lorsqu'ils rient ou se retiennent de sourire. Tout prothésiste dentaire qui s'engage de la meilleure façon possible à restaurer le sourire perdu est probablement conscient de l'impact de son travail et de la responsabilité qui en découle : un beau résultat redonnera non seulement le sourire, mais aussi la confiance en soi et permettra de recommencer à rire joyeusement, à s'exprimer confortablement et apprécier à nouveau les interactions sociales (Fig. 1 à 5). Mais certains résultats peuvent avoir l'effet inverse. Être conscient de ce rôle devrait être la motivation de chaque prothésiste pour s'améliorer jour après jour. Progresser pour ces moments où notre travail apporte des larmes de joie à nos patients. Fig. 1. Schéma de stratification pour la restauration d’une incisive centrale fracturée en trois couches : couche 1. Fig. 2. Schéma de stratification pour la restauration d’une incisive centrale fracturée en trois couches : couche 2. Fig. 3. Schéma de stratification pour la restauration d’une incisive centrale fracturée en trois couches : couche 3. Après la première cuisson, de petits détails ont été intégrés, suivis d’une seconde cuisson. Enfin, la restauration a été finalisée avec CERABIEN™ ZR FC Paste Stain et Glaze. Fig. 4. Résultat du traitement permettant de restaurer non seulement le sourire, mais aussi la confiance en soi de la jeune jeune fille. Fig. 5. Immédiatement après l'assemblage de la restauration, celle-ci est à peine identifiable ; seuls les tissus mous ont besoin d’un peu de temps pour récupérer. ASPECTS A PRENDRE EN COMPTE Mais comment procéder pour restaurer au mieux les incisives centrales uniques ? Le succès de ce type de restauration se cache dans la forme, qui est la partie la plus difficile à réaliser. Réussir à créer une morphologie naturelle est plus de la moitié de la bataille. L'autre partie importante est la couleur. La clé de la reproduction des couleurs réside dans la compréhension du fonctionnement des céramiques utilisées. Il s'agit de la réflexion et de l'absorption de la lumière, de la translucidité et de l'opalescence, de la valeur et des détails caractéristiques. Plus vous acquerrez de l'expérience et comprendrez les propriétés optiques des dents et des céramiques, plus vous obtiendrez de bons résultats. Un appareil photo, un objectif macro et un flash double sont utilisés pour capturer et analyser la situation intra-orale. Pour une première analyse et une première compréhension de la forme et de la couleur, j'aime voir les patients dans mon laboratoire dentaire. Le fait de d’appréhender la couleur aide à développer l'image la plus réaliste possible. La clé d'une réalisation réussie du plan qui vient d'être élaboré est l'utilisation de matériaux fiables et faciles à manipuler - dans mon cas, la Zircone KATANA™ et les céramiques CERABIEN™ ZR (tous deux de Kuraray Noritake Dental Inc.). ETAPES POSSIBLES La première chose à laquelle il faut s'attacher lorsque l'on commence à réaliser une restauration antérieure - comme dans le cas présenté aux figures 6 à 14 - est la valeur correcte de la dent. Dès que l'armature ou la base est produite à la bonne valeur, vous devez placer ce que vous voyez. La dent adjacente présente-t-elle des mamelons, des traces de bleu et d'orange ? Il suffit d'observer et de copier ces caractéristiques. Il n'est pas nécessaire de créer quelque chose de fantaisiste. Le plus difficile est d'utiliser raisonnablement l'espace disponible. Lorsqu'il y a beaucoup d'espace pour la céramique, il peut être difficile de conserver la valeur de l'armature et d'éviter un aspect grisâtre. En fonction de la couleur du moignon, de l'âge du patient, de la texture naturelle de la surface et de l'espace disponible, on peut choisir une approche de stratification et une technique de finition appropriées. Fig. 6. Remplacement d’une couronne antérieure : dent préparée présentant une sévère décoloration. L’incisive centrale adjacente présente une forme particulière ainsi qu’une structure interne de couleur très marquée. Fig. 7. Armature réalisée en KATANA™ Zirconia ML teinte A3. La teinte cible étant A3.5, un matériau assez opaque a été sélectionné dans une teinte légèrement plus claire afin d’obtenir l’effet de masquage souhaité. Fig. 8. Procédure de stratification en une seule cuisson : application de CERABIEN™ ZR Opacious Body, … Fig. 9. … Cervical Body, … Fig. 10. … Body et Transitional Body. Fig. 11. Incisal cut-back … Fig. 12. … et création de la structure des mamelons. Fig. 13. Application d'Aqua Blue 1 … Fig. 14. … suivie par T Blue … Fig. 15. … et Luster Porcelains. Fig. 16. Effet de halo créé avec Body. Fig. 17. Résultat du traitement. (Après une première cuisson suivie de légers ajustements, une seconde cuisson, une texturation de surface et un glaçage avec CERABIEN™ ZR FC Paste Stain Clear Glaze.) CONCLUSION La création d'une centrale unique nous fait sortir de notre zone de confort. En observant attentivement les dents adjacentes et en utilisant des matériaux que nous comprenons bien, il est possible de répondre aux attentes de nos patients, voire de les dépasser. Bien que des outils spécifiques comme les caméras et l'expérience des matériaux utilisés nous aident à produire des résultats prévisibles, mon principal credo est le suivant : « Si vous voulez que les choses changent autour de vous, vous devez d'abord vous changer vous-même ». Pour une amélioration continue, il est donc nécessaire de se concentrer sur le développement et l'avancement professionnels. Avec les bons mentors qui nous enseignent les secrets de la stratification, qui nous inspirent et nous motivent pour continuer à progresser. Il devient alors plus facile de restaurer le sourire et la confiance en soi de nos patients à chaque fois que cela est nécessaire. Remerciements Des remerciements particuliers sont adressés aux praticiens dentaires qui ont traité les patients présentés ci-dessus - Andreas Skyllouriotis DDS, MSD, prosthodontiste formé à la chirurgie, et Theo Odysseos, DDS, diplômé de l'American Board of Oral Implantology / Implant Dentistry. Dentisterie. A propos de l'auteur : VASILIS VASILIOU Vasilis Vasiliou est né à Nicosie, à Chypre, et a obtenu son diplôme à l'École technique de prothèse dentaire d'Athènes en 2004. Il a poursuivi sa formation en participant à plusieurs séminaires avancés dirigés par des mentors et des experts dans le domaine, tels que Ilias Psarris et Nondas Vlachopoulos. Tout au long de sa carrière, Vasilis a apporté des contributions significatives à la communauté dentaire, notamment en faisant des présentations lors de diverses conférences en Grèce et en publiant des articles dans des magazines dentaires grecs. Depuis 2020, il est un leader d'opinion clé pour la société MPF Brush Company et, depuis 2022, un ambassadeur HASS. Depuis 2019, Vasilis est un membre actif de l'équipe internationale d'implantologie (ITI). Avec son père, Vasilis dirige un laboratoire dentaire prospère à Nicosie, spécialisé dans les restaurations tout céramique et les implants. Sa vaste expérience et son engagement pour l'excellence font de lui un professionnel respecté dans son domaine.
News Feature PURE Control : Luminosité, Chroma et Forme pour les restaurations céramiques 9 avr. 2026 QU'EST-CE QUE LE PROTOCOLE "PURE CONTROL" ? PURE Control est un protocole en 3 étapes développé par le prothésiste Andreas Chatzimpatzakis pour les prothésistes dentaires qui permet d’obtenir des restaurations céramiques esthétiques reproductibles. Le protocole permet aux céramistes de conserver le contrôle esthétique lors du travail avec la zircone, le disilicate de lithium et les techniques de micro-stratification. INTRODUCTION Obtenir un rendu esthétique naturel en prothèse céramique reste l’un des plus grands défis des laboratoires dentaires modernes. Si les flux de travail numériques et les restaurations monolithiques ont permis de gagner en efficacité, ils manquent souvent de la richesse optique et de la vitalité des dents naturelles. Pour répondre à cette problématique, le prothésiste dentaire Andreas Chatzimpatzakis a développé PURE Control, un protocole d’évaluation structuré qui aide les céramistes à obtenir des résultats esthétiques fiables et reproductibles — y compris dans des cas complexes impliquant différents matériaux. Le concept repose sur trois paramètres clés qui déterminent le rendu visuel final des restaurations céramiques : Value : la luminosité de la restauration Chroma : l’intensité de la couleur Shape : la morphologie et la texture de surface En analysant et en maîtrisant ces éléments étape par étape, les prothésistes peuvent obtenir des résultats à la fois esthétiques et constants, aussi bien dans des cas simples que complexes. Le concept complet ainsi que des cas cliniques sont présentés dans la publication originale. IMPORTANCE DU CONTROLE Les techniques traditionnelles de stratification céramique reposent sur l’application de multiples poudres — dentines opaques, dentines, émaux et masses d’effet — au cours d’une ou plusieurs cuissons afin d’obtenir l’esthétique et l’aspect naturel souhaités. À l’inverse, la prothèse moderne s’appuie de plus en plus sur des flux de travail numériques et des restaurations monolithiques. La stratification traditionnelle exige un haut niveau d’expertise pour maîtriser le résultat final, avec un investissement en temps conséquent. Les restaurations monolithiques, quant à elles, offrent un flux de travail plus simple et plus rapide, mais au détriment du rendu esthétique. La micro-stratification se positionne entre ces deux approches : elle consiste à appliquer de fines couches de céramique (environ 0,2 à 0,6 mm) sur des armatures en zircone ou en disilicate de lithium afin de recréer des effets optiques proches de ceux des dents naturelles. UNE PHILOSOPHIE PRATIQUE POUR LE TRAVAIL CÉRAMIQUE AU QUOTIDIEN La philosophie d'Andreas Chatzimpatzakis repose sur l’idée que, pour le travail quotidien, il n’est pas nécessaire de recourir à des procédures complexes impliquant de nombreuses poudres, souvent chronophages. De plus, l’utilisation de multiples masses augmente le risque de perdre le contrôle du résultat final, en particulier pour les céramistes les moins expérimentés. Parallèlement, l’objectif reste de dépasser les limites esthétiques d’une restauration purement monolithique. Son approche vise à démontrer que la simplicité et la maîtrise du processus sont essentielles : une stratification céramique minimale mais bien maîtrisée suffit à obtenir un rendu naturel dans la pratique quotidienne du laboratoire. DU MONOLITHIC A LA MICRO-STRATIFICATION Les restaurations tout céramique dominent la prothèse moderne grâce à leur biocompatibilité, leur résistance et leur esthétique. Toutefois, les flux de travail numériques et la fabrication CAD/CAM ont favorisé l’essor des restaurations monolithiques. Si les matériaux monolithiques offrent précision et fiabilité, ils manquent souvent de profondeur et de vitalité comparés aux céramiques stratifiées. C’est pourquoi les techniques de micro-stratification gagnent en popularité. La micro-stratification consiste à appliquer de fines couches de céramique (environ 0,2 à 0,6 mm) sur des armatures en zircone ou en disilicate de lithium afin de recréer des effets optiques naturels. LE CONCEPT PURE CONTROL PURE Control offre aux prothésistes dentaires une approche simple et structurée pour évaluer les restaurations céramiques tout au long de leur fabrication. Le protocole repose sur l’analyse de trois paramètres esthétiques clés : Value : la luminosité de la restauration Chroma : l’intensité de la couleur Shape : la morphologie et la texture de surface Cette évaluation structurée permet aux céramistes de conserver un contrôle esthétique à chaque étape de la stratification. Découvrez le webinar d'Andreas Chatzimpatzakis et plongez dans l’univers de PURE Control. ETAPE 1 : LA LUMINOSITE – LE FACTEUR LE PLUS CRUCIAL La Value (ou luminosité) correspond à la clarté ou l’obscurité d’une restauration et constitue l’aspect de la couleur le plus facilement perçu par l’œil humain. Les facteurs influençant la Luminosité incluent : L’opacité de l'armature L’épaisseur du matériau L’opacité/translucidité de la céramique de recouvrement La coloration interne La texture de surface La cuisson et le polissage Les conditions d’éclairage Techniques recommandées : Évaluer la teinte de la dent préparée avant de choisir le matériau de l'armature Ajuster l’opacité de l'armature Utiliser des liners et des modificateurs de Luminosité Appliquer les céramiques en contrôlant leur translucidité De manière générale, il est conseillé de travailler sur une armature d’une Luminosité légèrement supérieure à la teinte finale souhaitée. « Les écarts de Luminosité sont souvent immédiatement perceptibles et difficiles à corriger par la suite. »— Andreas Chatzimpatzakis ETAPE 2 : CHROMA – CREER DE LA PROFONDEUR Le Chroma correspond à l’intensité de la couleur. Dans les dents naturelles, le chroma varie selon la structure de la dent et est souvent plus prononcé dans la région cervicale. Les prothésistes dentaires peuvent maîtriser le chroma grâce à : Des colorations internes Les dentines et modifiers Une stratification céramique contrôlée « Les colorations internes permettent aux céramistes d’apporter profondeur et variations chromatiques de manière simple et prévisible, même lorsqu’ils travaillent avec différents matériaux d’infrastructure. » — Andreas Chatzimpatzakis ETAPE 3 : FORME – LE DETERMINANT FINAL La Forme englobe la morphologie de la dent, la texture de surface, la forme du bord incisif et les zones de réflexion. Ces éléments déterminent la manière dont la lumière interagit avec la restauration. La morphologie finale est affinée à l’aide de céramiques d’émail et de masses d’effet (luster). « La texture de surface et la morphologie jouent un rôle crucial dans la manière dont la lumière interagit avec la restauration. » — Andreas Chatzimpatzakis FLUX DE TRAVAIL PRATIQUE : METTRE PURE Control EN PRATIQUE Étape 1 – Évaluer la Luminosité Examiner la teinte de la dent préparée Choisir le matériau, l’opacité et la teinte de l'armature Ajuster la Luminosité à l’aide de liners, dentines opaques ou colorations internes Étape 2 – Maîtriser le Chroma Appliquer des colorations internes Utiliser des modifiers pour introduire intensité et profondeur de couleur Harmoniser le comportement optique entre les différents matériaux Étape 3 – Affiner la Forme Finaliser avec une couche « peau » de céramiques d’émail Ajuster la morphologie et la texture de surface Affiner les angles et les zones réfléchissantes Points clés pour les prothésistes dentaires : Commencer par évaluer la Value pour déterminer la luminosité correcte Ajuster le Chroma pour apporter profondeur et intensité de couleur Affiner la morphologie pour maîtriser la réflexion de la lumière Utiliser colorations internes et micro-stratification pour une harmonie optique Suivre un workflow structuré pour obtenir des résultats prévisibles CONCLUSION Le concept PURE Control a été conçu pour simplifier l’évaluation esthétique lors de la fabrication des restaurations céramiques. En se concentrant sur les trois paramètres qui influencent le plus la perception visuelle — Value, Chroma et Forme — les prothésistes dentaires peuvent analyser les restaurations de manière structurée et prévisible. SYSTÈMES CÉRAMIQUES CONÇUS POUR LA MICRO-STRATIFICATION Peu de systèmes céramiques sont spécialement conçus pour les techniques de micro-stratification. Parmi eux, CERABIEN™ MiLai se distingue : il s’agit d’un système céramique à base de feldspath synthétique, adapté aux armatures en zircone comme en disilicate de lithium. Ce système permet aux céramistes de créer profondeur et effets optiques naturels à l’aide de couches de céramique très fines (environ 0,3 à 0,5 mm). Les éléments clés du workflow incluent : Des Value Liners pour contrôler la Luminosité Des colorants internes (Internal Stain) pour gérer le Chroma et la profondeur Des poudres d’émail pour finaliser la Forme et la dynamique de la lumière Cette approche permet un workflow simplifié tout en restant très prévisible, lorsqu’elle est utilisée en association avec le processus d’évaluation PURE Control. POURSUIVEZ VOTRE DÉCOUVERTE DU PROTOCOLE PURE Control ET DE SES PRODUITS ASSOCIÉS Regardez le webinar d'Andreas Chatzimpatzakis Téléchargez l'article complet de PURE Control Découvrez CERABIEN™ MiLai Découvrez KATANA™ Zirconia discs Prothésiste dentaire : ANDREAS CHATZIMPATZAKIS Andreas est diplômé de l’Institut de Technologie Dentaire (TEI) d’Athènes en 1999. Durant ses études, il a suivi un programme au Département de Technologie Dentaire du Helsinki Polytechnic, où il s’est formé aux suprastructures implantaires et aux restaurations prothétiques tout céramique. Depuis 2000, il dirige le Laboratoire Dentaire ACH à Athènes, en Grèce, spécialisé dans les facettes réfractaires, la zircone et les prothèses implantaires de grande étendue. En 2017, Andreas s’est rendu au Japon pour se former sous la supervision de Hitoshi Aoshima, Naoto Yuasa et Kazunobu Yamada, et est devenu formateur international pour Kuraray Noritake Dental Inc.. Vous souhaitez consulter la publication originale au format PDF ?Merci de laisser votre adresse e-mail ci-dessous.
Clinical Cases Un duo dynamique pour des restaurations naturelles et fonctionnelles 26 mars 2026 Cas réalisé par Kostia Vyshamirski, prothésiste dentaire KATANA™ Zirconia YML et CERABIEN™ MiLai Pratiquement tous les patients ayant besoin d’un traitement de restauration souhaitent des restaurations à la fois fonctionnelles et esthétiques. Toutefois, les attentes et les besoins individuels peuvent être très différents selon la situation clinique (état des structures dentaires résiduelles, comportements parafonctionnels, santé parodontale, etc.), les ressources financières du patient et ses préférences personnelles.Une combinaison de matériaux polyvalente, capable de répondre à de nombreuses exigences et attentes, est constituée par la zircone KATANA™ Zirconia YML, finalisée par une micro‑stratification avec le nouveau CERABIEN™ MiLai (Kuraray Noritake Dental Inc.). Ce système permet des préparations peu invasives grâce à une épaisseur minimale favorable des parois de la prothèse monolithique en oxyde de zirconium multicouche, ainsi qu’à une épaisseur très réduite de la couche de céramique dans la zone esthétique. De plus, la haute résistance de la prothèse en oxyde de zirconium, associée à une couche de céramique extrêmement fine, rend cette technique particulièrement adaptée aux patients présentant des habitudes parafonctionnelles telles que le bruxisme.Enfin, grâce à une sélection soigneusement élaborée de colorants internes et de teintes de céramique, CERABIEN™ MiLai permet la création d’effets chromatiques tridimensionnels individualisés, reproduisant fidèlement ceux des dents naturelles, même lorsque l’espace disponible est limité. L’exemple clinique suivant illustre la mise en œuvre de cette approche. SITUATION INITIALE Le patient s’est présenté avec des préoccupations à la fois fonctionnelles et esthétiques. Lors de la phase de diagnostic, il a été déterminé qu’une augmentation de la dimension verticale d’occlusion (DVO), ainsi que la réalisation d’un wax-up dans la nouvelle position mandibulaire, étaient nécessaires afin d’améliorer l’occlusion et l’esthétique du sourire. Fig. 1. Scan intra‑oral des dents maxillaires révélant une usure dentaire sévère. Fig. 2. Scan intra‑oral des deux arcades confirmant la nécessité d’une augmentation de la dimension verticale d’occlusion (DVO). Fig. 3. Scan intra‑oral : vue occlusale des dents maxillaires. PLANIFICATION DU TRAITEMENT ET CONCEPTION ASSISTÉE PAR ORDINATEUR Après validation du wax-up, le plan de traitement a été élaboré. Celui‑ci consistait à restaurer les quatre incisives antérieures à l’aide de couronnes en zircone et à réaliser des restaurations directes en composite sur les dents postérieures et mandibulaires. Afin de préserver au maximum les structures dentaires saines, l’espace créé a été ajusté à l’épaisseur minimale requise pour la restauration planifiée (infrastructure en zircone + micro‑couche de céramique limitée aux zones vestibulaires). À la suite de l’analyse esthétique, les couronnes ont été conçues avec un cut‑back vestibulaire minimal. Ce choix s’expliquait par les problèmes fonctionnels du patient, lesquels auraient augmenté le risque d’ébréchures en cas de conception avec un cut‑back plus important et une couche de céramique plus épaisse et conventionnelle.La zircone KATANA™ Zirconia YML offre une esthétique exceptionnelle, ne nécessitant qu’une réduction de 0,3 mm pour la stratification céramique afin d’obtenir un rendu naturel. Elle constituait donc le choix de matériau le plus logique pour ce cas clinique spécifique. Fig. 4. Préparations minimalement invasives pour les couronnes. Fig. 5. Vue occlusale des préparations. Fig. 6. Analyse esthétique – une étape cruciale pour obtenir le nouveau sourire souhaité. Fig. 7. Vue frontale des couronnes dans leur design final de cut‑back. Fig. 8. Vue latérale des couronnes dans le logiciel de CFAO. FABRICATION DES COURONNES Immédiatement après l’usinage, la surface de la zircone a été traitée avec des maquillants. Ce type de caractérisation avant frittage permet d’optimiser les propriétés esthétiques des restaurations en zircone. Dans le cas présenté, un maquillant Orange a été appliqué au niveau cervical, tandis qu’un Blue a été utilisé au bord incisif.De plus, le White Opaque a été appliqué sur l'intrado des couronnes centrales en zircone afin de masquer toute coloration provenant de la structure dentaire sous-jacente. Après le frittage final, la stratification vestibulaire en céramique a été réalisée avec CERABIEN™ MiLai, en combinant des maquillants internes et une micro‑stratification céramique. Une fois les ajustements morphologiques effectués et les surfaces polies, les restaurations ont été finalisées par l’application du CERABIEN™ ZR FC Paste Stain and Glaze. Un polissage final a ensuite été réalisé afin d’accentuer l’aspect naturel des surfaces. Fig. 9. Maquillants appliqués aux zones cervicales et incisives des couronnes. Fig. 10. Traitement des surfaces internes des incisives centrales. Fig. 11. Armature en KATANA™ Zirconia YML après frittage. Fig. 12. Maquillants internes et céramiques CERABIEN™ MiLai. Fig. 13. Surfaces vestibulaires préparées, prêtes pour l’application des maquillants internes. Fig. 14. Application de couches de 0,2 à 0,3 mm de céramique CERABIEN™ MiLai : CCV2 pour la zone cervicale, LT1 – Creamy Enamel pour le corps principal et le lustre, et LTX au niveau du bord incisif. Fig. 15. Vue frontale des restaurations finales sur le modèle. Fig. 16. Vue latérale des restaurations finales sur le modèle. Fig. 17. Surfaces palatines des couronnes, polies et glacées. RÉSULTAT FINAL Les restaurations finalisées se distinguent par un haut niveau de détail, obtenu grâce à l’utilisation des maquillants internes et des céramiques CERABIEN™ MiLai. Le résultat est un ensemble de restaurations à l’aspect naturellement esthétique.Un avantage supplémentaire de l’utilisation de la zircone comme matériau de restauration réside dans son excellente biocompatibilité, clairement mise en évidence par l’état sain des tissus gingivaux. Fig. 18. Restaurations en place. Fig. 19. Restaurations à l’aspect naturel en bouche. Prothésiste dentaire : KOSTIA VYSHAMIRSKI Kostia Vyshamirski, Riga, Lettonie Après l’obtention de son diplôme de prothésiste dentaire au Collège médical de Minsk (Biélorussie) en 2014, Kostia débute sa carrière en se consacrant à des cas cliniques esthétiques, intégrant les technologies numériques les plus récentes aux techniques manuelles traditionnelles. Son installation à Riga, en Lettonie, en 2015, a considérablement élargi ses perspectives professionnelles. Fort de plus de dix années d’expérience, Kanstantsin Vyshamirski anime aujourd’hui des cours, conférences et séminaires à travers le monde. Il est membre du DTG (Dental Technician Guild), un groupement professionnel de prothésistes dentaires basé aux États‑Unis, et intervient également en tant qu’invité de l’AAED (American Academy of Esthetic Dentistry), une organisation prestigieuse accessible uniquement sur invitation. À la tête de son propre laboratoire à Riga, Kanstantsin est spécialisé dans la réalisation de prothèses esthétiques en céramique et se distingue comme un utilisateur expérimenté et passionné des zircones KATANA™ et des céramiques Noritake.
Clinical Cases La nouvelle approche de la micro-stratification 20 mars 2026 Cas réalisé par Andreas Chatzimpatzakis, prothésiste dentaire Avec CERABIEN™ ZR, Kuraray Noritake Dental Inc. propose une gamme complète de céramiques de finition pour les restaurations à base de zircone. Initialement développées pour des techniques de stratification complexes, ces poudres de céramique feldspathique synthétique, céramiques liquides et maquillants internes et externes permettent de créer de véritables "œuvres d’art dentaires". Nous apprécions particulièrement de travailler avec ce système, car il offre une manipulation constante et des propriétés mécaniques fiables, garantissant des résultats prévisibles. Cependant, la complexité du système, avec son très grand nombre de teintes différentes, peut représenter un défi pour les utilisateurs moins expérimentés. Cette complexité est encore accrue lorsque différents matériaux sont utilisés pour les armatures, puisque CERABIEN™ ZR est exclusivement destiné à la zircone - les utilisateurs doivent alors sélectionner et gérer un second système de céramique lorsqu’ils optent, par exemple, pour une armature en disilicate de lithium. Pour les prothésistes dentaires qui souhaitent travailler de manière simple et efficace, la nouvelle gamme CERABIEN™ MiLai constitue une excellente solution. Spécifiquement développées pour la micro-stratification sur des matériaux pour armatures préteintés et hautement translucides, tels que le disilicate de lithium ou les zircones de dernière génération, les céramiques et maquillants internes CERABIEN™ MiLai peuvent être appliqués en couche fine (micro‑couche) sur des restaurations présentant une faible réduction (cut‑back vestibulaire).Tout comme CERABIEN™ ZR, ce nouveau système repose sur une céramique feldspathique synthétique offrant des propriétés constantes, mais sa gamme est volontairement réduite à 15 maquillants internes et 16 céramiques. Avec une température de cuisson de 740 °C (1 364 °F), CERABIEN™ MiLai est compatible non seulement avec les céramiques oxydes comme la zircone, mais aussi avec les céramiques silicatées renforcées comme le disilicate de lithium*.* Le matériau doit présenter un coefficient de dilatation thermique (CTE) compris entre 9,5 et 11,0 × 10⁻⁶ /K (50–500 °C).Ainsi, ce système peut être utilisé comme système céramique universel pour le micro‑layering des céramiques esthétiques. Grâce à sa gamme épurée, il s’inscrit parfaitement dans la philosophie de création de restaurations impressionnantes avec moins de composants, moins de couches et moins de cuissons, comme le démontrent les deux exemples cliniques présentés ci‑dessous.FACETTES SUR DISILICAE DE LITHIUMFig. 1. Six facettes antérieures en disilicate de lithium (Amber Press LTA2 HASS Bio), conçues avec un léger cut‑back afin de créer l’espace nécessaire au micro‑layering.Fig. 2. Restaurations après l’application du CERABIEN™ MiLai Value Liner 1, suivie d’une cuisson de lavage (wash firing) et de la caractérisation interne. Ce type de céramique augmente la valeur optique des restaurations en disilicate de lithium. En pigmentant le noyau, nous contrôlons la chroma et ajoutons des effets internes caractéristiques. Dans ce cas, Cervical 2 a été appliqué dans la zone marginale et le tiers incisif a été caractérisé avec Cervical 2 ainsi qu’Incisal Blue 1 & 2.Fig. 3. Première couche de céramique composée de CERABIEN™ MiLai LT1 appliquée au niveau cervical, ELT1 sur le tiers mésial et TX sur le tiers incisif, avant…Fig. 4. … et après la première cuisson.Fig. 5. Application de maquillants internes pour des effets spéciaux tels que fissures, chroma intense, etc.Fig. 6. Deuxième couche de céramique composée de CERABIEN™ MiLai LT1, appliquée sur les canines ainsi que sur le tiers cervical des incisives centrales et latérales, tandis que les tiers moyen et incisif des quatre incisives sont individualisés avec LTx.Fig. 7. Restaurations terminées sur le modèle maître.Fig. 8. Vue latérale des restaurations mettant en évidence leur texture de surface naturelle.BRIDGE ANTERIEUR SUR BASE ZIRCONEFig. 1. Structure en KATANA™ Zirconia HTML Plus (teinte A2) immédiatement après le fraisage.Fig. 2. Aspect de l'armature après le frittage.Fig. 3. Haute translucidité de la zircone avec l’application des maquillants et céramiques CERABIEN™ MiLai sur les dents et la gencive.Fig. 4. Vue palatine de la restauration individualisée avant le processus de cuisson.Fig. 5. Restauration prête pour l’essayage clinique.CONCLUSIONLes deux cas cliniques confirment que CERABIEN™ MiLai fonctionne parfaitement aussi bien sur le disilicate de lithium que sur la zircone. Malgré le nombre réduit de maquillants et de teintes, il est possible d’imiter la plupart des nuances et des effets individuels présents dans les dents naturelles, éléments essentiels pour obtenir un résultat d’un réalisme optimal. Ainsi, ce nouveau matériau mérite d’être testé par tous ceux qui privilégient des procédures standardisées et simplifiées.Prothésiste dentaire :ANDREAS CHATZIMPATZAKIS Andreas est diplômé de l’Institut de Technologie Dentaire (TEI) d’Athènes depuis 1999. Durant ses études, il a suivi un programme au département de prothèse dentaire de l’École polytechnique d’Helsinki, où il s’est formé aux superstructures implantaires ainsi qu’aux restaurations prothétiques tout céramique. Depuis 2000, il dirige le laboratoire dentaire ACH Dental Laboratory à Athènes, en Grèce, spécialisé dans les facettes sur réfractaire, la zircone et les prothèses implantaires de grande étendue.En 2017, Andreas s’est rendu au Japon où il s’est formé sous la direction de Hitoshi Aoshima, Naoto Yuasa et Kazunabu Yamanda, et est devenu formateur international pour Kuraray Noritake Dental Inc.
News Feature Classifications de la zircone : conformité de la zircone KATANA à la norme ISO 6872‑1 20 mars 2026 La dentisterie évolue rapidement, tout comme les attentes des patients et des chirurgiens-dentistes. Aujourd’hui, la plupart des praticiens savent qu’il existe différentes variantes de zircone et que le matériau sélectionné doit répondre à certains critères de qualité afin de garantir des résultats esthétiques, fonctionnels et durables. Par conséquent, ils exigent souvent l’utilisation d’une variante spécifique de zircone pour les restaurations prévues. Cependant, en raison de l’utilisation très répandue de la zircone Tosoh sur le marché, nombre de ces praticiens ne sont familiers qu’avec la terminologie Tosoh 3Y / 4Y / 5Y. Cela signifie que, lorsqu’ils prescrivent un type particulier de zircone, ils mentionnent la concentration souhaitée en yttrium. Malheureusement, cela peut entraîner des confusions dans la communication entre les chirurgiens-dentistes et les laboratoires dentaires : toutes les marques et variantes de zircone disponibles sur le marché ne s’inscrivent pas dans ce système de classification Tosoh. Les disques en zircone KATANA™ de Kuraray Noritake Dental Inc. sont fabriqués à partir de poudres propriétaires et d’une technologie multicouche avancée développée en interne. Les performances uniques offertes par ces blocs ne peuvent pas être décrites simplement à l’aide du système Tosoh. C’est pourquoi nous nous appuyons sur la classification ISO 6872, reconnue au niveau international — une norme qui reflète avec précision les indications cliniques et les performances des matériaux. POURQUOI LA CLASSIFICATION ISO 6872 EST IMPORTANTE Contrairement aux classifications de poudres propres à certaines marques, la norme ISO 6872 fournit un cadre clair, scientifique et reconnu à l’échelle mondiale. Elle garantit que, lorsqu’un chirurgien-dentiste prescrit une solution ou qu’un prothésiste sélectionne un matériau, tous parlent le même langage – en se basant sur la résistance, la translucidité et le champ d’indications cliniques. CONCLUSION La zircone KATANA est une famille avancée de zircones dentaires qui ne se limite pas aux catégories standard telles que 3Y, 4Y ou 5Y. Elle redéfinit les possibilités de la zircone en alliant esthétique et résistance, soutenues par un système de classification ISO scientifiquement validé. En adoptant la norme ISO 6872, définie et reconnue à l’échelle mondiale, nous contribuons à instaurer la confiance et à éliminer toute confusion sur le marché. Veuillez toujours respecter les instructions d’utilisation (IFU) fournies avec le produit ainsi que toute autre réglementation locale applicable.
News Feature Comment le protocole de cuisson de Nondas Vlachopoulos optimise-t-il la qualité esthétique et les performances mécaniques ? 4 mars 2026 COMMENT OPTIMISER À LA FOIS L’ESTHÉTIQUE ET LES PERFORMANCES MÉCANIQUES DES RESTAURATIONS TOUT CÉRAMIQUE ? Une structure de céramique homogène, une liaison solide entre l'armature et la couche de stratification, ainsi qu’un jeu de couleurs naturel : toutes ces caractéristiques d’une restauration tout céramique de haute qualité dépendent non seulement du savoir-faire manuel du prothésiste dentaire, mais aussi de conditions de cuisson parfaitement maîtrisées. Seuls un four correctement entretenu et parfaitement fonctionnel, associés à des protocoles adaptés, permettent d’obtenir de manière constante d’excellents résultats, tant sur le plan esthétique que fonctionnel. Cela est valable pour tous les types de restaurations tout céramique composés d’une armature et d’une céramique de stratification : aussi bien pour une stratification complète sur une armature anatomique classique avec une couche de céramique relativement épaisse, que pour différents designs en cut-back finalisés à l’aide de la technique moderne de micro-stratification. Le matériau de cette catégorie qui séduit de plus en plus les prothésistes dentaires dans le monde est CERABIEN™ MiLai (Kuraray Noritake Dental Inc.). Cette gamme de céramiques basse fusion et de maquillants internes a été spécialement conçue pour la micro‑stratification. Elle s’associe parfaitement avec différentes variantes de disilicate de lithium comme de zircone, offrant des résultats esthétiques et harmonieux. Si les paramètres de cuisson fournis par des fabricants tels que Kuraray Noritake Dental constituent des recommandations fiables et rigoureusement validées, les techniciens expérimentés vont souvent au-delà de ces standards afin d’atteindre un niveau esthétique et fonctionnel optimal. C’est précisément l’approche adoptée par Nondas Vlachopoulos, prothésiste dentaire, avec CERABIEN™ MiLai. Envie d’aller plus loin ?Accédez à l’intégralité du contenu au format PDF en laissant simplement votre adresse e-mail ci-dessous.
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News Feature Caries Detector : améliorer la précision dans l’excavation carieuse conservatrice 10 févr. 2026 Un guide plus intelligent pour l’excavation sélective de la dentine L’approche moderne en dentisterie restauratrice met l’accent sur la préservation tissulaire et la précision clinique. Plutôt que d’éliminer largement, les praticiens d’aujourd’hui cherchent à conserver autant que possible la dentine saine et reminéralisable. Caries Detector offre une méthode simple mais très efficace pour atteindre cette précision, en différenciant visuellement la dentine infectée de la dentine affectée lors de l’excavation carieuse. COMPRENDRE LES COUCHES DE DENTINE Une lésion carieuse dentinaire n’est pas homogène. Elle se compose de deux zones distinctes : Dentine infectée — irréversiblement déminéralisée et fortement contaminée par des bactéries ; elle doit être retirée complètement. Dentine affectée — partiellement déminéralisée mais capable de se reminéraliser ; elle doit être préservée pour maintenir la vitalité et la résistance de la dent. La difficulté réside dans la détermination précise de la transition entre ces deux couches. Caries Detector facilite cette décision en offrant un point d’arrêt visuel lors de l’excavation. MÉCANISME D’ACTION Caries Detector colore sélectivement la dentine infectée en rouge écarlate, tout en laissant intactes la dentine affectée et la dentine saine. Cette différenciation chromatique nette permet aux cliniciens d’identifier les tissus encore infectés et d’éviter une élimination excessive de dentine réparatrice. Selon la situation clinique, le produit peut être utilisé : Dans les cavités superficielles, avant l’ouverture complète, pour une première évaluation. Dans les lésions profondes, après l’excavation initiale, pour guider l’élimination sélective tout en réduisant le risque d’exposition pulpaire. PROTOCOLE CLINIQUE 1. Préparation – Après la mise en place de la digue, laver puis sécher la dent cariée. 2. Application – Déposer une goutte de Caries Detector sur une brossette jetable et l’appliquer dans la cavité. 3. Temps d’action – Laisser agir dix secondes pour permettre la coloration. 4. Rinçage – Rincer abondamment à l’eau pour éliminer l’excès de colorant et révéler les zones marquées. 5. Élimination sélective – Retirer la dentine infectée colorée en rouge à l’aide d’un instrument rotatif à basse vitesse, en préservant les tissus non colorés. 6. Vérification – Répéter l’application si nécessaire pour s’assurer de l’élimination complète de la dentine infectée. La procédure permet d’obtenir une surface dentinaire propre et saine, parfaitement prête pour l’adhésion et la restauration. INTÉGRATION DANS LES FLUX DE TRAVAIL RESTAURATEURS MINIMAMENTE INVASIFS Caries Detector constitue la première étape d’un protocole restaurateur conservateur, en cohérence avec la philosophie de la dentisterie à intervention minimale (MID). Associé à la gamme de matériaux adhésifs et restaurateurs de Kuraray Noritake Dental, il permet aux cliniciens d’obtenir : Une élimination contrôlée de la dentine infectée Une adhésion optimisée à la dentine saine et reminéralisable Des résultats esthétiques et durables améliorés CONCLUSION En transposant des principes histologiques en un outil pratique utilisable au fauteuil, Caries Detector permet aux cliniciens d’effectuer l’excavation carieuse avec une précision et une assurance accrues. Il soutient les principes de la dentisterie minimalement invasive, préserve la vitalité pulpaire et crée les conditions optimales pour des restaurations durables et esthétiques. Caries Detector — la précision visible.