REALISATION D'UN CAS DE REHABILITATION GLOBALE PAR ALIGNEURS INVISIBLES ET COLLAGE DE FACETTES 26 oct. 2022 Le Dr BENICHOU est Chirurgien-dentiste, Médaillé de la faculté de Toulouse, Lauréat de l'université Post-graduate Implantologie et réhabilitation Orale de l'Université de New York, Diplôme Universitaire Réhabilitation de l'appareil manducateur, Diplôme Universitaire de Conception Fabrication Assistée par Ordinateur, Attestation d'Études Universitaires Prothèse Complète Supra Implantaire, Certificat d'Études Supérieures en Prothèse maxillo-faciale, Certificat d'Études Supérieures en Prothèse Fixée. Le Docteur Bénichou tient à préciser ici l'aide précieuse de Delphine Bibard, responsable du secteur Sud-Ouest chezKuraray Noritake, dans la réalisation de cet article. Contexte Le cas clinique présenté reprend les étapes d’une prise en charge globale réalisée selon le gradient thérapeutique. L’approche restauratrice se veut le plus minimalement invasive. Une patiente âgée de 27 ans se présente à la consultation en souhaitant améliorer son sourire. La patiente ne présente pas d’antécédents médicaux et aucune contre-indication dentaire au traitement. Une occlusion transversale a été trouvée dans la zone des canines gauches maxillaire et mandibulaire et un encombrement maxillaire et mandibulaire était perceptible. Le parodonte était épais et ne contre-indiquait pas les mouvements d'expansion maxillaire. Le plan de traitement est le suivant : 1. Alignement dentaire à l’aide d’aligneurs invisibles de la marque Invisalign® 2. Réalisation des études préalables par wax-up virtuel, mock-up et réalisatioon de 6 restaurations adhésives collées dans le secteur incisivo-canin maxillaire. La réflexion thérapeutique est envisagée de la manière suivante : 1. Alignement dentaire à l’aide de gouttières Invisalign® - Soulevé de l’articulé inversé au niveau de la 13- Positionnement des dents antérieures dans une position idéale pour laRéalisation de préparations minimalement invasives.- Alignement des collets- Réduction de l’encombrement mandibulaire et maxillaire- Réalisation d’une occlusion favorable à la pérennité des facettes 2. Réalisation d’un wax-up virtuel pour guider la gingivectomie et valider la forme des futures restaurations. 3. Essayage du Mock-up motivationnel et validation du projet esthétique avec la patiente. 4. Fabrication d’une gouttière d’aide à la réalisation de la gingivectomie. 5. Préparation à travers le mock-up directeur et prise d’empreinte numérique avec la caméra iTero®. 6. Collage des restaurations adhésives collées à l’aide du PANAVIATM Veneer LC®. Les étapes du plan de traitement sont présentées ci-dessous : Situation initiale avant un traitement orthodontique avec de graves défauts d'alignement : Situation initiale avec occlusion croisée dans la région canine Empreinte de situation initiale de la patiente lors de la première consultation Proposition d’alignement dentaire à l’aide de gouttières invisibles. Le temps de traitement estimé est de 7 mois. Situation au bout de 7 mois de traitement Invisalign®. L’occlusion est contrôlée afin d’assurer des contacts cuspide fosse en occlusion statique et assurer qu’aucun mouvement parasite n’est apparu pendant le traitement La réflexion prothétique est envisagée pour les réhabilitations du secteur incisivo-canin maxillaire. La réflexion prothétique est réfléchie en amont par un wax up virtuel afin d’assurer une proportionnalité des restaurations et une intégration parfaite du sourire dans le visage de la patiente. Un guide de gingivectomie est numériquement réalisé sur la base du wax-up numérique. La réalisation d’un CBCT diagnostique nous a permis de faire le choix d’une gingivectomie sans lambeau compte tenu de la distance os/collet souhaitée et de la préservation de l’espace biologique de 3mm requise. La gingivectomie est réalisée à l’aide d’un bistouri électrique sous anesthésie locale Réalisation d’un mock-up directeur pour réaliser la préparation des facettes sous pénétration contrôlée. Un repère de profondeur limite la profondeur de préparation à 0,5 mm souhaité. Le fond de chaque pénétration contrôlée est marqué au crayon. Dépose du mock-up directeur pour contrôle de la profondeur de préparation vestibulaire des facettes. Les dents sont préparées et une déflexion tissulaire est réalisée à l’aide de cordonnets en vue de la prise d’empreinte numérique. Empreinte numérique réalisée à l’aide de la caméra iTero® Mise en place des facettes provisoires selon le mock-up validé par la patiente. Les informations numériques et photographiques sont transmises à l’équipe de prothésistes. Réalisation des restaurations pressées et collées en disilicate de lithium. (Travaux prothétiques de Julien Chesnot et Geoffrey Di Biacco - Le Labo - Toulouse). Les facettes provisoires sont déposées à l’aide d’un CK6. Nous n'avons pas réalisé d’etching pour la phase de facettes provisoires afin de ne pas endommager la surface de collage avec d’éventuels excès de résines qui viendraient également nuire à l’adaptation des restaurations. Les facettes provisoires ont été « clipsées » dans les embrasures des dents préparées. Les dents sont isolées à l’aide d’une digue Nictone et des ligatures sont réalisées autour de chaque dent préparée. Une compression à l’aide de téflon est aussi réalisée afin de pouvoir accéder de manière visuelle et facile aux limites des préparations. Un sablage de surface à l’aide d’un Rondoflex et d’une poudre d’alumine de 27μm est réalisé. Une phase d’étching à l’acide orthophosphorique est réalisée pour préparer au collage. Les dents ne nécessitant pas d’application d’acide orthophosphorique sont protégées à l’aide de téflon. 30 secondes sont nécessaires pour l’email. Les dents sont ensuite rincées et séchées. Le collage des deux centrales est envisagé dans le même temps clinique. Application du PANAVIATM V5 Tooth Primer pendant 20 secondes puis séchage doux. L’intrados des restaurations est quant à lui sablé à l’alumine puis rincé. Une phase de préparation à l’aide d’acide fluorhydrique puis avec une seringue de K-ETCHANT (acide orthophosphorique) avec rinçage et séchage. Une couche de Silane (CLEARFILTM CERAMIC PRIMER Plus) est appliquée pendant 60 secondes puis séchée. Le positionnement des facettes est réalisé sans stress car le Panavia Veneer LC permet un temps de travail long. Ainsi seule la réalisation d'une photopolymérisation donne le départ de la prise du produit. Les excès ont le temps d’être éliminés au pinceau et le joint peut facilement être contrôlé. L’ajustement des bord libres des 2 incisives centrales peut également être vérifié. Les facettes sont par la suite collées une à une. Elles sont, avant toute réalisation de collage, réessayées afin d’assurer un point de contact et une adaptation identique aux phases d’essayage. Une fois l’ensemble des facettes collées nous réalisons un contrôle des joints et une élimination des excès sous microscope et aide visuelles grossissantes. Ces éliminations sont réalisées à l’aide d’une lame 12C permettant de facilement se rendre dans les embrasures. Le téflon et les ligatures sont éliminées et la digue est déposée. La cicatrisation parodontale est réalisée à 3 semaines post collage. Nous pouvons constater une intégration esthétique et biologique correcte. Le PANAVIATM Veneer LC présente de multiples avantages notamment l’absence d’embout mélangeur ce qui permet une vraie économie du produit de collage car seule la quantité souhaitée pour le collage est consommée. De plus le temps de travail long permet une réduction du stress lié au collage et une sérénité quant aux résultats cliniques. L’approche minimalement invasive respectant le gradient thérapeutique a permis une réhabilitation aisée de la situation clinique présentée par la patiente. Un suivi sur le long terme permettra de pérenniser les résultats cliniques obtenus.
REALISATION D'UNE PROTHÈSE OVERDENTURE EN ZIRCONE 30 sept. 2022 Avec “CERABIEN™ ZR” et “KATANA™ Zirconia” HTML Plus Cas réalisé par Mathias BERGER, France Chaque patient est unique. Son parcours spécifique, ses besoins fonctionnels et ses exigences esthétiques doivent être respectés dans tout plan de traitement prothétique. Un traitement individualisé doit être mis en place prenant en compte de nombreux critères dont l'impact des restaurations sur le visage, l'esthétique et la qualité de vie. Heureusement, des matériaux et des techniques adéquats sont disponibles aujourd'hui pour une approche individuelle centrée sur le patient, afin de surmonter les défis. Patient atteint de bruxisme : Dans ce cas présent, un homme âgé atteint de bruxisme a besoin d'une nouvelle prothèse maxillaire. Il a une perte de proprioception depuis la pose des cinq implants au maxillaire. Ce manque de proprioception a une conséquence sur l'overdenture à réaliser : le matériau et la conception doivent être soigneusement sélectionnés de manière à résister à des forces de mastication incontrôlées. Comme les complications techniques sont plus faciles à gérer que les complications biologiques, l'overdenture ne doit pas être en une seule partie : l'utilisation de simples unités rend la situation plus facile à gérer. Conception de prothèse en deux parties : La solution est une conception en deux parties avec une barre fraisée recouvrant la zone gingivale et reposant sur piliers dentaires (fig.1) combinés de couronnes unitaires. Le matériau de choix pour la barre était "KATANA ™ Zirconia" HTML Plus (Kuraray Noritake Dental Inc.) avec une résistance à la flexion uniforme de 1 150 MPa sur tout le disque, tandis que les couronnes unitaires ont été usinées à partir de "KATANA™ Zirconia" YML qui offre une translucidité et une résistance naturelles en dégradé. Alors qu'une conception monolithique a été choisie pour les couronnes postérieures, les six couronnes antérieures ont reçues un micro-cutback avec micro-stratification avec la céramique "CERABIEN™ ZR". Le schéma d'individualisation des couronnes antérieures est illustré à la figure 2. La personnalisation a été réalisée avec les Internal Stains Cervical 1, Grayish Blue, Dark Grey et A+. La couche de finition sur les incisives a été créée principalement à l'aide de matériaux LT0 avec du CCV-3 sur les cervicales et du LT Natural sur les lobes mésiaux et distaux. Sur les canines, LT1 a été utilisé à la place de LT0. Les couronnes postérieures ont reçues des finitions avec de la céramique liquide ("CERABIEN™ ZR" FC Paste Stain, Kuraray Noritake Dental Inc.). Fig. 1.Barre frittée fraisée à partir de “KATANA™ Zirconia”HTML Plus Fig. 2.Carte chromatique pour micro-stratification enrégion antérieure La figure 3 montre les couronnes unitaires finies avec leurs effets de teinte individuels sur la barre frittée. Après vérification del'ajustement des couronnes, les zones gingivales de la barre ont été individualisées à l'aide de porcelaine tissulaire « CERABIEN™ ZR » (fig. 4). Par la suite, les couronnes ont été collées au piliers en zircone (fig. 5), laissant les trous d'accès aux vis dans des positions esthétiquement non critiques (fig. 6). La prothèse hybride finale prête pour l'essayage est illustrée à la figure 7. En raison d'un excellent ajustement sur les implants (fig. 8), il a été possible de fixer immédiatement la prothèse hybride avec les vis, de fermer les trous d'accès avec le composite et décharger le patient. L'aspect final est montré dans la figure 9. Fig. 3.Couronnes finies sur barre frittée Fig. 4.Barre avec région gingivale individualisée Fig. 5.Pose des couronnes des incisives centrales sur la barre Fig. 6.Accès à la vis occlusale dans la prothèse finale Fig. 7.Prothèse overdenture prête pour l'essayage Fig. 8.Essayage intra-oral de l'overdenture esthétique SITUATION FINALE Fig. 9.Résultat final du traitement CONCLUSION :Ce cas clinique montre l'importance de respecter les antécédents, l'âge et les demandes spécifiques du patient. Grace àLa grande variété de matériaux de restauration avec différentes propriétés mécaniques et optiques disponibles, il estPossible de créer des prothèses adaptées à pratiquement tous les patients. Il est important de se tenir informé des nouveaux produits et des nouvelles techniques développées. De cette façon, il est possible de créer des solutions belles et durables de manière simplifiée et efficace, comme la micro-stratification sur zircone innovante, présentant un haut potentiel esthétique. “CERABIEN™ ZR” et “KATANA™ Zirconia” HTML PlusPour plus de détails, visitez les pages produits de notre site Vous y trouverez : -> des informations générales sur nos produits-> un assortiment complet de produits-> les fiches de données de sécurité et les notices
Cas clinique du docteur Jusuf Lukarcanin 14 sept. 2022 Cas clinique réalisé par le Docteur Jusuf Lukarcanin. Il a étudié la dentisterie à la faculté dentaire de l'université Ege à Izmir, en Turquie, où il a obtenu un master en 2011. En 2017, il a obtenu un doctorat du département de dentisterie restauratrice de la même université. Entre 2012 et 2019, le Dr Lukarcanin a été médecin-chef et directeur général d'une clinique privée à Izmir. Entre 2019 et 2020, il a travaillé à l'hôpital Tinaztepe GALEN en tant que spécialiste en dentisterie restauratrice. Il travaille actuellement à l'hôpital international MEDICANA d'Izmir en tant que spécialiste en dentisterie restauratrice au sein du département d'esthétique et de cosmétique. Les restaurations directes en résine composite sont une excellente option pour la fermeture des diastèmes, la correction des formes et même l'alignement des dents antérieures. Le traitement est conservateur, seule une préparation minimale est requise. Avec les bons matériaux, il est possible d'obtenir de beaux résultats, ce qui est décisif dans la région antérieure esthétiquement exigeante. Dans ce contexte, on pourrait supposer qu’il est difficile de choisir la teinte à utiliser. Mais CLEARFIL MAJESTY™ ES-2 Universal est une résine composite qui change la donne avec seulement deux options de teintes pour la région antérieure. Etape 1 Situation initiale d'un jeune patient présentant des diastèmes maxillaires et mandibulaires à fermer. Etape 2 Résultat du traitement après fermeture directe du diastème avec CLEARFIL MAJESTY™ ES-2 Universal dans la teinte UL (Universal Light). Une correspondance précise de la couleur et un brillant naturel sont obtenus. Outre le fait que la procédure est simplifiée puisqu’il devient inutile de déterminer et de sélectionner la teinte, le déroulement du travail est le même qu'avec les composites traditionnels. Etape 3 Vue rapprochée de la situation initiale et de la situation finale. Une transition en douceur entre les dents et les restaurations est obtenue.
News Feature Dix ans, dix orateurs. 6 sept. 2022 REJOIGNEZ-NOUS pour fêter le 10ème anniversaire de Kuraray Noritake Dental Inc. le 7 octobre 2022. Améliorer la dentisterie par le biais de produits dentaires et de solutions de haute qualité – voilà l’idée à l’origine de la fusion des deux sociétés multinationales Kuraray Medical et Noritake Dental Supply il y a exactement dix ans. Par la combinaison de leur expertise en chimie des polymères, en ingénierie chimique et en céramique, Kuraray Noritake Dental Inc. a développé avec succès toute une gamme de solutions et produits innovants qui permettent aux professionnels dentaires de proposer des traitements dentaires minimalement invasifs et parfois même bioactifs dans le cadre de procédures simples. À l’occasion du symposium virtuel intitulé « Up to now and from now on: From innovation to simplification » (Jusqu’à présent et à partir de maintenant : de l’innovation à la simplification), dix experts de renommée internationale partageront leur savoir-faire scientifique, technique et clinique autour de ces matériaux et de ces approches. Le programme se divise en cinq sessions auxquelles il est possible d’assister séparément ou de manière globale. Deux autorités en la matière fournissent une mise à jour sur les technologies modernes de collage direct et de scellement adhésif : les Prof. Junji Tagami (Faculté de médecine et dentaire de Tokyo, Japon) et Prof. Bart Van Meerbeek (Université de Louvain, Belgique). L’accent sera mis sur la technologie sous-jacente et le recours à la dernière génération d’adhésifs universels et de ciments adhésifs à base de résine. S’agit-il d’une bonne idée de commencer à traiter la zircone translucide au cabinet dentaire ? D’après les Dr Mike Skramstad (formateur CEREC et praticien d’Orono, Minnesota) et Dr Sameer Puri (directeur de CFAO chez CDOCS), c’en est vraiment une car elle peut changer, pour le meilleur, la manière de pratiquer la dentisterie pour tout un chacun. Dans leur exposé, les deux experts décrivent en détail leurs procédures au chevet du patient, y compris la finition et le polissage. Comment choisir la meilleure zircone pour un cas spécifique ? Dans leur exposé, les maîtres céramistes et prothésistes dentaires reconnus que sont Aki Yoshida (Gnathos Dental Studio à Weston, Massachusetts) et Nondas Vlachopoulos (AestheticLab à Athènes, Grèce) présentent leurs stratégies à succès dans lesquelles ils se concentrent sur la sélection du type de zircone et de la finition les plus appropriées en fonction de l’indication et des besoins spécifiques des patients. Est-il possible de simplifier les procédures de restauration directe sans pour autant en compromettre les résultats ? Ça l’est dans de nombreux cas, à condition de choisir les bons matériaux et les techniques qui conviennent. Le Dr Nicola Scotti (Université de Turin, Italie) et le Prof. Lorenzo Breschi (Université de Bologne, Italie) se concentreront sur la technique de la monocouche et discuteront à la fois de ses propriétés et de ses limites. Comment conditionner des surfaces céramiques avant leur assemblage ? Et quels sont les paramètres qui président à la décision en faveur de systèmes adhésifs, auto-adhésifs ou conventionnels ? Le Dr Gérard Chiche (Université Augusta, Collège de médecine dentaire de Géorgie) et le Prof. Dr Markus B. Blatz (Université de Pennsylvanie – faculté de médecine dentaire, Philadelphie, Pennsylvanie) connaissent la réponse. Et dans leur exposé, ils font précisément savoir les connaissances requises pour obtenir des résultats prédictibles. Inscrivez-vous gratuitement ! Le symposium démarre le 7 octobre 2022 à 13h00 (CET). L’inscription est nécessaire et possible pour l’ensemble du symposium ou seulement certaines sessions spécifiques. Entre les exposés, des collaboratrices et collaborateurs de Kuraray Noritake Dental feront découvrir l’entreprise en partageant quelques anecdotes tirées de leur quotidien. Dans son message de clôture, le président dressera d’intéressantes perspectives. Les professionnels dentaires qui participent au symposium complet recevront cinq crédits CE, mais une participation aux sessions qui vous intéressent est aussi possible. Pour obtenir de plus amples informations et vous inscrire, veuillez consulter le site www.kuraraynoritakecampus.com.
Procédure d’utilisation de PANAVIA Veneer LC avec PANAVIA V5 Primer 13 juil. 2022 Vidéo de la procédure d’utilisation de PANAVIA Veneer LC avec PANAVIA V5 Primer Les procédures mini-invasives permettant des restaurations hautement esthétiques répondent aux attentes des patients en quête de traitements de restauration. Grâce aux différents types de restauration disponibles aujourd’hui, il est possible de satisfaire ces attentes – à condition d’utiliser les matériaux appropriés. Pour la mise en place des facettes dentaires, un ciment-résine doit être sélectionné selon certains critères : il doit permettre une esthétique durable, une application facile, un temps d’action suffisamment long pour le collage simultané de multiples restaurations et une excellente adhésion. Le nouveau « PANAVIA™ Veneer LC » répond précisément à vos besoins.
Informations sur la résistance à la flexion des céramiques dentaires 1 juil. 2022 Rédigé par Dinesh Sinha, BDS, PHDDirecteur technique et marketing principal de la division dentaire, Kuraray America, Inc. Depuis les années 2000, le marché des céramiques dentaires, notamment l’oxyde de zirconium, le disilicate de lithium et le silicate de lithium, est en croissance constante. Cette croissance continue a incité des fabricants de plus en plus nombreux à proposer différentes céramiques permettant la fabrication d’une large variété de restaurations indirectes. Pour que celles-ci s’intègrent parfaitement dans la cavité buccale des patients, différentes épaisseurs minimales de paroi et différentes étapes de préparation doivent être mises en œuvre. Résistance à la flexion des céramiques dentaires La méthode de détermination la plus fréquente de la résistance des céramiques est la mesure de leur résistance à la flexion (en mégapascals, MPa). Lors du test de détermination de la résistance à la flexion, une force est exercée sur un échantillon en céramique, afin de le faire plier et finalement le rompre. L’Organisation internationale de normalisation (International Organization for Standardization, ISO) ainsi que l’Association dentaire américaine (American Dental Association, ADA) ont élaboré une norme pour déterminer la résistance à la flexion des matériaux céramiques en dentisterie. Deux procédures de test standard sont utilisées aujourd’hui : Le test de flexion biaxiale (Figure 1) : Un échantillon céramique arrondi est placé sur trois tiges de support, la force étant appliquée au milieu. Le test de flexion en trois points (Figure 2a) : Un échantillon céramique rectangulaire en forme de bâtonnets est placé sur deux tiges de support, la force étant appliquée au milieu. Le test de flexion en trois points est le plus fréquemment utilisé pour déterminer la résistance à la flexion de l’oxyde de zirconium. Dans leur principe, les deux méthodes de test sont appropriées. Cependant, les valeurs des céramiques obtenues avec le test de flexion biaxiale ont tendance à être plus élevées qu’avec le test de flexion en trois points. Ce dernier fournit des résultats différents selon la distance qui sépare les deux tiges de support (Figures 2b et 2c). Plus l’intervalle est grand, plus la céramique se pliera facilement, et donc plus elle se brisera rapidement. C’est la raison pour laquelle la longueur de portée joue un rôle déterminant dans le test de flexion en trois points. Bien que la norme ISO indique que les échantillons céramiques peuvent avoir une longueur de 12 à 30 mm, une longueur de 12 mm conduirait à des valeurs de résistance à la flexion totalement différentes de celles d’une longueur de 30 mm. En résumé : La résistance à la flexion augmente à mesure que la longueur de portée diminue. Ces considérations doivent être comprises par les praticiens afin qu’ils puissent comparer les valeurs et sélectionner la céramique la plus adaptée aux situations cliniques particulières. Zirconium original KATANA™, Kuraray Noritake Dental Inc. Augmenter la résistance à la flexion des céramiques Le moyen le plus simple d’augmenter la résistance à la flexion d’un échantillon de céramique est d’accroître l’épaisseur de paroi. En pratique, cela signifierait qu’une préparation plus large devrait être effectuée. Toutes les interventions devant être effectuées de manière aussi mini-invasive que possible, cette approche n’est pas pertinente. Dans certaines situations cliniques, il n’est pas non plus possible d’augmenter davantage l’épaisseur de préparation (par exemple, pour les dents antérieures inférieures). Une alternative consiste à choisir une céramique de résistance plus élevée. En général, la résistance de l’oxyde de zirconium est supérieure à celle du disilicate de lithium. Figure 2 : Test de flexion biaxiale d’un échantillon en céramique (arrondi) sur des tiges de support Figure 3 : Test de flexion en trois points avec différentes longueurs de portée. Il est également possible de coller la restauration céramique sur la surface de la dent. Cela augmente la résistance à la rupture de la céramique. Le fabricant Kuraray Noritake Dental Inc., en tant que développeur de technologies céramiques révolutionnaires, propose ce type de matériaux. L’une des principales inventions de cette société a été le monomère MDP, développé en 1981, qui est toujours intégré aux composites de collage de la marque PANAVIA™ (Figure 3). Les meilleurs résultats sont obtenus lorsque ces matériaux sont utilisés pour la mise en place de restaurations utilisant le zirconium KATANA™ (Kuraray Noritake Dental Inc.) (Figure 4). Figure 4 : Zirconium KATANA™ HTML, HTML PLUS, STML, UTML, YML Aujourd’hui, grâce à la multiplicité des matériaux disponibles, il est plus important que jamais de comprendre et d’interpréter correctement leurs propriétés, afin de comparer et de sélectionner les matériaux utilisés en clinique. Dinesh Sinha, Bds, PhdDirecteur technique et marketing principal de la division dentaire, Kuraray America, Inc.
Clinical Cases Bridge collé canin tout numérique : apport de la zircone multicouche 6 mai 2022 BRIDGE COLLÉ CANIN TOUT NUMÉRIQUE : APPORT DE LA ZIRCONE MULTICOUCHE La gestion de l’édentement canin est toujours un défi difficile à relever, tant d’un point esthétique que fonctionnel. Nous présentons le cas d’une jeune patiente en fin de traitement orthodontique consultant dans le but de pallier l’agénésie de sa 23. Les nouvelles générations de zircone permettent une réalisation de ce cas par flux numérique complet, multi-attachesen place, alliant esthétique et résistance mécanique. Un suivi à 6 mois est présenté. Le remplacement prothétique d’une canine maxillaire chez l’adolescent est délicat en raison des fortes contraintes esthétiques et fonctionnelles. Cette clé de voûte de l’arcade est autant sollicitée dans le dessin de la ligne du sourireque dans le guidage en diduction et la protection des dents cuspidées. Son absence sur l’arcade peut résulter d’une anomalie d’éruption dentaire, d’un geste thérapeutique ou d’un contexte génétique comme une fente labio-palatine [1, 2]. Cependant, l’agénésie d’une canine supérieure est environ 10 fois plus rare que celle de l’incisive latérale (avec des prévalences respectives de 0,1 à 0,3 % contre 1,5 à 3,1 %) [1, 3]. À l’adolescence, le patient peut exprimer une demande esthétique qui requiert le remplacement de la dent manquante, la correction de l’alignement des dents ou des dysharmonies dento-faciales.Le praticien doit alors élaborer un plan de traitement, éventuellement multidisciplinaire, en s’appuyant notammentsur des examens complémentaires (radiographies et cires de diagnostic). Les éventuelles déficiences osseuses en regard de l’édentement sont évaluées dans les trois plans de l’espace. La première alternative orthodontique est alors de combler l’espace vacant en déplaçant une prémolaire maquillée en antérieur, ou d’augmenter l’espace vacant pour permettre une restauration prothétique [4].Si la croissance osseuse n’est pas finie, la solution implantaire pour le remplacement de la canine est prématurée.Par ailleurs, l’immaturité gingivale et le délabrement irréversible des préparations s’opposent à la réalisation d’un bridge scellé. La prothèse amovible présente un certain nombre d’avantages, comme l’hygiène facilitée, l’éventuelle restauration du soutien labial et le faible coût, mais l’inconfort et l’amovibilité restent des inconvénients de taille. Dans ce contexte, le recours au bridge collé présente l’intérêt d’être peu mutilant. Cependant, le coût de cette thérapeutique transitoire peut se révéler élevé pour un résultat esthétique et mécanique discutable [5, 6]. Les rapports de cas de bridges collés canins sont rares et « quasi expérimentaux » selon Mathias Kern [7].En effet, les forces transversales exercées sur l’intermédiaire de bridge se traduisent par des contraintes importantes au niveau de la connexion au moyen d’ancrage. Les risques de fractures sont importants et irrémédiables sur des armatures aux propriétés mécaniques insuffisantes. Le Professeur Kern, qui fait figure de pionnier dans le domaine du bridge collé, a démontré que les armatures en zircone pouvaient remplacer les anciennes armatures métalliques disgracieuses [7]. Il apar la suite montré que les bridges mono ailette, aussi appelés « bridges cantilever », présentaient un taux de survie supérieur aux classiques bridges à deux ailettes collées [7, 8]. En 2017, il a publié une étude concernant115 bridges collés cantilever en zircone avec un taux de succès de 92 % et un taux de survie de 98,2 % à dix ans [9]. Cependant, si la zircone est plus esthétique que le métal, le temps de travail du prothésiste pour stratifier la céramique cosmétique maintient les délais d’exécution. L’hypothèse de ce rapport de cas était que le recours à un flux numérique complet permettrait de réaliser un bridge collé canin alliant propriétés esthétiques et mécaniques, en permettant confort et vitesse d’exécution. L’objectif de cet article est de décrire la compensation de l’édentement de 23 chez une patiente adolescente, traitéepar multi-attaches, par la réalisation d’un bridge collé cantilever en zircone monobloc multicouche par flux numérique complet. Le suivi à six mois sera également présenté. Réalisation clinique :Une patiente âgée de 14 ans est adressée au Pôle de Médecine et Chirurgie Bucco-dentaire du CHU de Bordeaux par son orthodontiste pour pallier un édentement en position de 23. L’anamnèse révèle que cette absence canine est due à une agénésie. Cette patiente est par ailleurs en parfaite santé et ne signale aucun antécédent médical ou chirurgical. L’orthodontiste, arrivant à la fin du traitement qui visait à corriger l’alignement des dents, avait pris la décision d’ouvrir l’espace laissé vacant par la canine en vue d’une réhabilitation prothétique. Cependant, la patiente fait part de sa grande anxiété à l’idée de se retrouver avec un édentement à la très prochaine dépose des bagues. L’objectif thérapeutique étaitdonc de pallier – avant la dépose du multi-attaches – l’édentement de 23 en alliant esthétique et résistancemécanique. Analyse clinique :À l’examen exo-buccal, il apparaît que la patiente présente une ligne du sourire de Classe III selon la classificationde Liébart et coll. [10], paramètre favorable quant à la restauration (fig. 1a-b). 1Situation initiale. a. Vue frontale du sourire b. Vue latérale du sourire c. Vue frontale endo-buccale des arcades en occlusion L’examen endo-buccal met en évidence une Classe I squelettique et des dents saines, dépourvues de lésion carieuse ou de restauration. L’indice de plaque est faible à modéré. La zone édentée est recouverte d’une fibro-muqueuse ferme et adhérente. La largeur et la hauteur de l’édentement sont compatibles avec une restauration prothétique. La bosse canine est évidemment effacée du fait de l’agénésie, mais ne constitue pas un obstacle esthétique (fig. 1c). L’examen des dents bordant l’édentement révèle unindice de Le Huche plus élevé pour la 22 que pour la 24. L’incisive latérale présente un faible diamètre mésiodistal, tandis que la prémolaire, selon le plan coronal, est en rotation distale. L’examen occlusal révèle une occlusion d’intercuspidie maximale (OIM) stable avec Classe I canine et molaire. En dynamique, nous notons une fonction canine secteur 1/4 et une fonction de groupe secteur 2/3 avec une prise en charge équilibrée de 24 et 25. En revanche, les milieux interincisifs ne sont pas totalement alignés,nous constatons un surplomb et un recouvrement très faible (< 1 mm). La patiente refusant catégoriquement la continuité du traitement orthodontique, cette situation occlusale ne sera pas appelée à évoluer. L’analyse radiographique montre un rapport racine/ couronne clinique favorable pour la prémolaire. Aucun épaississement desmodontal n’est noté. Un os dense au niveau de l’édentement ainsi qu’un ancrage très satisfaisant des dents bordantes sont notés. Diagnostic et propositions thérapeutiquesL’hygiène de la patiente est bonne dans un contexte de multi-attaches, mais perfectible. L’édentement de 23 permet une restauration avec une canine prothétique de dimension comparable à la 13. L’absence de bosse canine ne nécessite pas de réaménagement des tissus parodontaux, notamment en raison de son masquage lors du sourire. La 24 présente suffisamment de surface de collage et la fonction de groupe en diduction protégera la prothèse des forces transversales. Pour les raisons évoquées en introduction, la proposition thérapeutique est celle d’un bridge collé mono ailette zircone prenant appui sur la 24. Étapes cliniquesLa thérapeutique est réalisée en seulement trois séances cliniques.Première séance clinique : une motivation à l’hygiène et un assainissement parodontal sont réalisés. Suivent la préparation, l’empreinte optique et le choix de teinte. Les impératifs de préparation décrits pour l’incisivecentrale sont transposés et adaptés à la préparation de la prémolaire [8, 11, 12] (fig. 2a-b). Sont successivement réalisés :- un épaulement à angle interne arrondi (E) en position supra gingivale et d’une épaisseur de 5-6/10e de millimètre.Pour optimiser la surface de collage, la limite cervicale s’étend du point le plus distal, parcourt la face palatine et remonte le long de la face mésiale pour rejoindre la crête marginale. Cet épaulement participe à la stabilisation et la rigidité du bridge. Cette préparation permet de limiter le surcontour prothétique au niveau des limites et guide le prothésiste dans la conception ; 2. Préparation pour bridge collé. a. Vue occlusale de 3. Empreinte optique. a. Vue occlusale en couleur de la préparation.la préparation avec un épaulement à angle inter-arrondi de 6 mm et une boîte proximale de 9 mm2. b. Vue occlusale monochrome. c. Vue vestibulaire. b. Schématisation 3D de la position de l’ailette (E = épaulement à angle interne arrondi, C = corniche occlusale, B = boîte de connexion). une corniche palatine (C). La corniche occlusale décrite par Mathias Kern s’oppose aux forces de clivage et de pelage du joint collé. Dans un souci d’économie tissulaire, la cuspide palatine est préservée et la limite haute de notre préparation s’arrête avec un aplat remplissant ce même rôle. La préparation de la surface palatine amenée à être recouverte par l’ailette relie donc la corniche à l’épaulement et n’est réalisée que dans le but de coller sur de l’émail prismatique (élimination de la couche aprismatique de 30 μm limitant le collage) ;- une boîte proximale (B) en regard de l’édentement. La boîte assure une épaisseur satisfaisante de connexion avec l’intermédiaire (idéalement 6 mm2 = hauteur de 3 mm x largeur de 2 mm) pour permettre une résistance indispensable dans cette région de hautes contraintes mécaniques. L’empreinte numérique est effectuée avec un scanner intra-oral, multi-attaches encore en place (fig. 3a-c). Un écarteur est mis en place pour écarter les joues et faciliter l’empreinte. Les arcades sont séchées. La stratégie de scannage recommandée par le fabricant consiste à enregistrer d’abord les faces occlusales, puis occlusopalatines avec une angulation à 45°, et enfin les faces vestibulo-occlusales [13]. L’antagoniste, l’occlusion statique et cinématique sont enregistrés à leur tour, et envoyés au prothésiste (Laboratoire Bertin, Bordeaux). Enfin, les dents bordant l’édentement sont reprises pour corriger les éventuels manques d’enregistrement. La teinte est suggérée par le logiciel de la caméra et confirmée avec un teintier Vita traditionnel. 4. Disque de zircone : haute translucidité et multicouche. 5. Bridge collé cantilever en zircone avant collage. 6. Bridge le jour de l’assemblage et de la dépose du multi-attache b. Vue occlusale après réglages de l’occlusion en statique et dynamique.maxillaire. a. Vue latérale à la dépose de la digue. Le matériau choisi a été une zircone de haute translucidité et multicouche (fig. 4). Un disque de teinte B2 a été retenu. Deuxième séance cliniqueElle consiste en l’essayage et validation esthétique et fonctionnelle. Troisième séance cliniqueIl s’agit du collage sous champ opératoire en suivant le protocole établi par le fabricant.• Préparation de la pièce : la pièce est essayée pour veiller à ce que le champ opératoire ne gêne pas la bonne insertion de la pièce puis un sablage est réalisé (alumine 30 mm, pression 2,5 bars). L’ailette reçoit ensuite une application d’un nettoyant de surface spécifique pendant 10 secondes, suivie d’un rinçage abondant et d’un séchage. L’application énergique d’une solution réalisantla préparation de la surface de la zircone s’effectue pendant 60 secondes, suivie d’un séchage, termine la préparation de notre pièce zircone.• Préparation de la dent : après nettoyage de la surface amélaire à la ponce, un mordançage à l’acide orthophosphorique de 30 secondes est réalisé. Cette déminéralisation différentielle des prismes d’émail crée des microporosités, optimise la mouillabilité de surface, et potentialise ainsi la cohésion physique et micromécanique des tissus et matériaux d’assemblage [14, 15].Après rinçage, le tissu est délicatement tamponné à l’aide d’une microbrush propre afin de ne pas le dessécher. Le Panavia™ V5 Tooth Primer est ensuite appliqué pendant 20 secondes puis séché à l’air doux. Le collage du bridge se fait après avoir enduit l’ailette avec la résine de collage Panavia™ V5 tout en veillant à son bon positionnement. Les excès sont immédiatement retirés à l’aide d’un pinceau. Une photopolymérisation de 20 secondes initie la fixation définitive de la pièce, la lampe est positionnée en vestibulaire afin d’orienter la rétraction de polymérisation de l’ailette et la connexion vers la dent. Une photopolymérisation de20 secondes par face est ensuite renouvelée trois fois. 7. Contrôle à 6 mois. a. Vue du sourire. b. Vue latérale. c. Possibilité de passage de brossette sous le pontique.Le polissage du joint sous champ opératoire complète l’assemblage.A la dépose de la digue, le bridge apparaît très saturé du fait de la déshydratation des dents adjacentes (fig. 6a).Un contrôle d’occlusion avec papier à articulé termine l’intégration fonctionnelle du BCCC. Le pontique et la boîte de connexion sont libérés de toutes contraintes occlusales (fig. 6b). Suivi et maintenanceLe contrôle à 6 mois confirme l’intégration esthétique du bridge full zircone (fig. 7a-b). Le passage facilité de la brossette garantit une hygiène contrôlée et efficace (fig. 7c). DiscussionLa mise en oeuvre du flux numérique a été capitale dans la gestion du temps, du stress et du confort de la patiente [16, 17].Tout d’abord, la mise en oeuvre de l’empreinte optique est beaucoup plus aisée que celle de l’empreinte physico- chimique de manière générale, mais plus particulièrement en présence de multi-attaches. Ensuite, les interférences en propulsion ont pu être évitées grâce à l’enregistrement dynamique proposé par la caméra intra-orale. Toutefois, il est regrettable que la diduction,surtout dans un cas de réhabilitation canine, ne puisse être enregistrée. Enfin, le prothésiste a pu concevoir le dispositif et l’usiner directement, sans passer par la réalisation de modèles de travail. Ce gain de temps tout au long de la chaîne numérique s’accompagne d’un impact financier favorable pour le patient. Comparativement à la vitrocéramique, le choix de la zirconecomme matériau d’infrastructure apporte un avantage certain, celui de sa grande résistance mécanique. Les complications les plus fréquentes sont les décollements, et sont donc réversibles. Les impératifs de conception de notre bridge collé cantilever en zircone vont dans le sens d’une économie tissulaire plus importante. En effet, l’ailette doit présenter une épaisseur minimale de 0,5, alorsqu’elle serait de 0,8 à 1 mm pour une ailette en vitrocéramique [8, 9, 11, 12]. Par ailleurs, les recommandationsconcernant la section de connexion entre ailette et pontique sont de 6 mm2 contre 12 à 16 mm2 pour le disilicate de lithium. Cela permet de laisser un espace proximal suffisant pour le passage de brossettes. Ces directives incisives ne sont cependant pas établies pour le remplacement de canines. Nous avons opté pour une ailette de 0,6 mm d’épaisseur et une zone de connexion de 9 mm2. Le matériau choisi a été une zircone multicouche (fig. 4). Sa structure à quatre couches mime les nuances de teinte de la dentition naturelle, et montre d’excellentes propriétés mécaniques avec une résistance à la flexion de 1 125 Mpa [18, 19]. Pour ce cas clinique en particulier, la rapidité d’exécution était un paramètre important. Le montage de céramique stratifiée n’étant pas nécessaire avec cette zircone multicouche, le bridge collé monolithique teinté dans la masse n’a nécessité qu’une étaped’usinage et de sintérisation. Lors de l’assemblage d’un bridge collé, l’utilisation d’un guide de positionnement est vivement conseillée. Ces guides en résine s’appuient sur les dents adjacentes, et permettent de positionner parfaitement l’ailette malgré l’interposition de la colle qui masque les limites. Dans le cadre d’un flux numérique, il est tout à fait possible pour le prothésiste d’en modéliser un après la conception du bridge, puis de l’usiner ou de l’imprimer. Dans ce cas clinique particulier, nous avions fait le choix risqué de nous en passer à l’issue de la séance d’essayage. ConclusionLa gestion de l’édentement canin est un défi difficile à relever. La nouvelle génération de zircone permet de remplir nos objectifs de traitement à la fois mécaniquement et esthétiquement. Au-delà d’un pronostic à court terme, le bridge collé cantilever pourrait constituer une réelle alternative contemporaine et réaliste à l’implant antérieur. Cependant, des études de plus longue durée sont nécessaires. Les auteurs remercient M. Adrien Garot pour sa participation à l’élaboration du schéma 3D (figure 2b). Les auteurs ne déclarent aucun lien d’intérêt. Léa MASSÉ AHU département prothèse dentaire,UFR des sciences odontologique de Bordeaux, Hôpital Saint-André, CHU de Bordeaux Correspondance : lea.masse@u-bordeaux.fr Adrien NAVEAUMCU-PH département prothèse dentaire,UFR des Sciences Odontologiques de Bordeaux,Hôpital Saint-André, CHU de Bordeaux BIBLIOGRAPHIE1. Finkelstein T et al. Agenesis of permanent canines in orthodontic patients : prevalence, location, treatmentoptions and outcomes. J Dent Child (Chic) 2018 ; 85 (3) : 133-8.2. Germec Cakan D, Nur Yilmaz RB, Bulut FN, Aksoy A. Dental Anomalies in Different Types of Cleft Lip and Palate : Is There Any Relation ? J Craniofac Surg 2018 ; 29 (5) : 1316-21.3. Polder BJ, Van't Hof MA, Van der Linden FP, Kuijpers-Jagtman AM. A meta-analysis of the prevalence of dental agenesis of permanent teeth. Community Dent Oral Epidemiol 2004 ; 32 (3) : 217-26.4. Kafantaris SN, Tortopidis D, Pissiotis AL, Kafantaris NM. Factors affecting decision-making for congenitally missing permanent maxillary lateral incisors : A retrospective study. Eur J Prosthodont Restor Dent2020 ; 28 (1) : 43-52.5. Priest G. The treatment dilemma of missing maxillary lateral incisors-Part I : Canine substitution and resin-bonded fixed dental prostheses. J Esthet Restor Dent 2019 ; 31 (4) : 311-8.6. Priest G. The treatment dilemma of missing maxillary lateral incisors-Part II: Implant restoration. J Esthet Restor Dent 2019 ; 31 (4) : 319-26.7. Kern M, Knode H, Strub JR. The all-porcelain, resinbonded bridge. Quintessence Int 1991 ; 22 (257) : 62.8. Kern M. Resin-bonded fixed dental prostheses, minimally invasive – esthetic – reliable. 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News Feature KATANA™ AVENCIA™ Block PRECISION – RÉSISTANCE – APTITUDE AU POLISSAGE 13 avr. 2022 L’ÉQUILIBRE PARFAITPRÉCISION – RÉSISTANCE – APTITUDE AU POLISSAGE KATANA™ AVENCIA™ Block est un bloc céramique hybride mis au point dans l’intention de tirer parti des points forts des blocs existants tout en éliminant les inconvénients associés à ce type de bloc. Nous nous étions fixés comme critère de concevoir un bloc pouvant être poli* parfaitement et facilement. Le bloc devait bien entendu avoir de très bonnes propriétés mécaniques, et nous visions une excellente conservation du brillant. Il allait de soi que les prothèses créées à l’aide du bloc KATANA™ AVENCIA™ Block devaient pouvoir être collées de manière fiable.Tous les blocs existants, excepté un (VITA™ Enamic), sont produits de la même manière que les composites dentaires directs, à savoir au moyen d’une charge silanisée mélangée avec de la résine synthétique. Le composite est ensuite compressé en bloc et polymérisé. Les inconvénients de cette méthode sont la répartition inégale des particules de charge et un risque accru de bulles d’air. Pour la fabrication de KATANA™ AVENCIA™ Block, nous avons recours à un procédé unique, la méthode Filler Press and Monomer Infiltration mise au point par Koichi Okada et son équipe. Ce qui rend cette méthode unique est le traitement de la charge. Celle-ci, composée de nanoparticules d’oxyde d’aluminium et d’oxyde de silicium, est prétraitée avec un silane stable de haute qualité. La charge est ensuite compressée de sorte à former un bloc, puis imprégnée d’une résine synthétique. Enfin, les blocs sont thermopolymérisés afin d’obtenir le plus haut degré de polymérisation possible. Les blocs ainsi fabriqués ont une structure dense, homogène et exempte de bulles d’air. LISSEGrâce au grand percentage de particules de charge de 40 μm maximum, KATANA™ AVENCIA™ Block est non seulement résistant, mais aussi particulièrement facile à polir. Le résultat lisse fait de l’étape suivante, le polissage, un jeu d’enfant. RÉSISTANTLors de la conception du KATANA™ AVENCIA™ Block, nous avons également mis à profit nos connaissances et notre savoir-faire en matière de silanisation de charges. Le silane assure une capacité optimale d’humidification de la charge. Nous sommes ainsi en mesure de maximiser la part de charge, et donc d’assurer une part minimale de résine, ce qui est important pour un matériau de prothèse durablement résistant et stable.APTITUDE AU POLISSAGEGrâce à la structure dense, homogène et exempte de bulles d’air du bloc KATANA™ AVENCIA™ Block, a haut brillance facile à obtenir au polissage se conserve durablement. Dans les essais de brossage, le bloc KATANA™ AVENCIA™ Block ne laisse voir, au bout de 40 000 mouvements de brossage, pratiquement aucune diminution du brillant.Pour un résultat durable et fiable, il convient évidemment de coller les prothèses faites de KATANA™ AVENCIA™ Block à l’aide d’un des produits de la gamme PANAVIA™.
HTML devient HTML Plus 6 sept. 2021 KATANA™ ZIRCONIA HTML Plus : Nouvelle Formule pour des procédures rationalisées et des résultats encore meilleurs. Résistante et précise en teinte : KATANA™ Zirconia HTML est la version la plus résistante de notre série de zircones multicouches KATANA™ Aujourd'hui, Kuraray Noritake Dental Inc. a soigneusement optimisé le produit pour améliorer encore ses propriétés optiques et harmoniser les délais de sintérisation avec tous les autres matériaux de la série KATANA™ Zirconia Multi-Layered. Le nouveau disque KATANA™ Zirconia HTML Plus offre toutes les propriétés connues de son prédécesseur, notamment dans sa structure : teinte multicouche et résistance uniforme. Il convient à de multiples indications, notamment les bridges de longue portée avec une épaisseur de paroi minimale de seulement 0,4 mm dans la région antérieure et 0,5 mm dans la région postérieure. Cela permet des préparations peu invasives, il est possible de choisir entre un design monolithique, cut-back ou d'armature combiné à la technique de finition de son choix. Le PLUS fait référence à des avantages supplémentaires comme les propriétés optiques améliorées du matériau : KATANA™ Zirconia HTML Plus offre une translucidité accrue de 45 % (contre 43 % pour KATANA™ Zirconia HTML) et un aspect de teinte encore plus naturel des restaurations fabriquées. "La teinte des restaurations apparaît plus profonde, plus vive et plus saturée, et la translucidité plus proche de celle des dents naturelles, une grande intégration optique est obtenue facilement. Cela permet de réduire les efforts de finition", explique Mathias Fernandez Y Lombardi, responsable scientifique pour l'UE des céramiques dentaires et des matériaux CAD/CAM chez Kuraray Noritake Dental. En même temps, la résistance élevée à la flexion (1 150 MPa) est maintenue, ce qui permet une gamme illimitée d'indications. Comme son prédécesseur et tous les autres matériaux de la série KATANA™ Zirconia Multi-Layered, KATANA™ Zirconia HTML Plus est le résultat d'un processus interne de développement, de compilation de poudre et d’un processus de production capable de contrôler chaque détail. Cela a permis à nos spécialistes d'obtenir un alignement précis des propriétés souhaitées, tout en maintenant une qualité totale, ce qui permet la précision à l’usinage pour des surfaces lisses et des bords réguliers que les utilisateurs de KATANA™ Zirconia HTML connaissent bien. La composition unique de la poudre et la procédure spécifique interne de production nous ont également permis de rationaliser les protocoles de sintérisation. Pour les restaurations unitaires et bridges jusqu'à trois éléments, trois protocoles sont possibles: un programme de sintérisation rapide de 54 minutes spécifiquement développé pour les cas urgents, un programme de 90 minutes et le programme de sintérisation traditionnel de sept heures. Ce dernier est également adapté aux restaurations de longue portée. Ces trois options avec le même temps de sintérisation sont disponibles pour KATANA™ Zirconia HTML Plus, KATANA™ Zirconia UTML, KATANA™ Zirconia STML et la nouvelle KATANA™ Zirconia YML avec un dégradé de résistance et de translucidité. Grâce à cette fonctionnalité, il devient extraordinairement facile de standardiser les procédures avec la gamme de zircone multicouche KATANA™. Mathias Fernandez Y Lombardi conclut : " KATANA™ Zirconia HTML Plus s'inscrit totalement dans notre philosophie de développement de produits qui aident leurs utilisateurs à rationaliser et à simplifier les procédures sans limiter les choix. Les utilisateurs peuvent choisir parmi toute une gamme de solutions de zircone hautement spécialisées ou universelles, ils peuvent opter pour leur technique de conception et de finition préférée, et peuvent sélectionner le protocole de sintérisation qui convient à leurs besoins individuels. Dans le même temps, l'effort manuel est réduit et le risque de lancer un mauvais programme de sintérisation est éliminé."
Technologie MDP originale de Kuraray depuis 1981 30 août 2021 Après que Kuraray a introduit le premier monomère adhésif dentaire en inventant le monomère phosphate Phenyl-P en 1976, sa structure moléculaire a été améliorée en 1981 en créant une molécule avec une plus grande capacité d’adhésion à la structure dentaire et une affinité pour le métal. Le résultat de ce travail de développement a été le monomère MDP (10-méthacryloyloxydécyl dihydrogénophosphate), qui a convaincu les utilisateurs par sa structure de monomère spéciale : ce monomère phosphate était extrêmement efficace pour l'émail, la dentine et les alliages métalliques. Par conséquent, PANAVIA, y compris le monomère MDP, a été introduit en tant que collage résineux adhésif haute performance pour le collage à la structure dentaire et aux métaux. Le succès impressionnant de PANAVIA a encouragé Kuraray à intégrer le monomère MDP dans d'autres systèmes de collage et à obtenir un haut degré d'adhésion au substrat dentaire à partir de la formation d'une liaison chimique. La structure du monomère adhésif MDP Fig. 1 : La structure chimique du monomère adhésif MDP Groupe polymérisable (1) Groupe hydrophobique (2) Groupe hydrophile (3) formant l’adhésion chimique avec hydroxyapatite L'adhésion à divers substrats est possible grâce au MDP (méthacryloyloxydécyl dihydrogénophosphate), pour lequel il a été démontré la création d’une liaison à long terme, durable et stable aux tissus dentaires et aux oxydes métalliques. Les recherches menées au cours des dernières décennies ont démontré l'efficacité du MDP. Le premier produit Kuraray Noritake Dental à contenir du MDP a été PANAVIA EX. Divers autres systèmes d'adhésifs et de collages ont suivi. Nos derniers produits, PANAVIATM V5 et CLEARFILTM Universal Bond, reposent également dans une large mesure sur les performances du monomère MDP d'origine. Le MDP a la structure suivante : groupe terminal à double liaison pour la polymérisation groupe alkylène hydrophobe pour maintenir un équilibre délicat entre les propriétés hydrophobes et hydrophiles groupe phosphate hydrophile pour la réaction de la déminéralisation acide et la liaison chimique à la structure dentaire L'histoire Entre 1978 et la fin des années 90, il est devenu possible d'augmenter la force d'adhésion à la dentine au-delà de la force intrinsèque de la dentine elle-même. Le MDP a joué un rôle majeur dans ces développements. La liaison ionique solide avec le calcium du HAp dans le tissu dentaire signifie que les défaillances qui se produisent sont cohérentes dans la dentine plutôt que des défaillances de l'adhésif. Outre les études in vitro confirmant cette force de liaison, la durabilité clinique à long terme enregistrée sur 13 ans est également impressionnante. Recherche Les recherches de Yaun et autres, en 2007, montrent que les défauts le long de l'interface sont en grande partie responsables de la dégradation de la couche hybride. CLEARFILTM SE BOND ne présentait pas de tels défauts. On s'attendait donc à ce que SE BOND ait également une connexion stable avec les tissus dentaires. Récemment, Peumans et d’autres, de l'Université de Louvain, en Belgique, ont montré que CLEARFILTM SE BOND a toujours une excellente efficacité clinique après 13 ans. Dans leur publication dans le Journal of Dental Research 83, en 2004, Yoshida et al. a conclu que le choix du monomère adhésif jouait un rôle majeur dans l'efficacité de l'adhésif. Ils ont trouvé que le MDP était le meilleur et le plus rapide dans les tests d'adhésion chimique (liaison ionique) et aussi dans les tests de stabilité dans un environnement humide (insoluble) - meilleur et plus stable que 4-MET et Phenyl-P, dans cet ordre. Après 35 ans, le MDP est toujours une classe à part. À ce jour, aucun fabricant n'a été en mesure de développer un monomère adhésif avec de meilleures propriétés d'adhérence et une force de liaison durable. De nombreuses tentatives ont été faites, mais aucune n’a réussi. En attendant, le brevet de Kuraray sur MDP a expiré. Cela a ouvert le marché à d'autres fabricants pour synthétiser leur propre MDP. Seules quelques entreprises chimiques non dentaires fournissent du MDP à d'autres fabricants de systèmes adhésifs, et la synthèse de MDP de haute pureté reste extrêmement difficile. Plus récemment, Kumiko Yoshihara et al. publié «L'impureté monomère fonctionnelle affecte les performances adhésives», dans Dental Materials 31 (2015) 1493-1501. Ils ont conclu que les trois MDP qu’ils ont étudiés présentaient différents niveaux de pureté. Des différences dans les couches hybrides résultantes ont été observées dans les trois versions de MDP : les impuretés et la présence de dimères avaient un effet sur l'efficacité d’adhésion du HAp, ainsi que sur l'intensité de la présence de nano-couche et la force de liaison immédiate. μTBS de MDP d’origine différente Yoshihara Ket al. L'impureté monomère fonctionnelle affecte les performances de l'adhésif Dent Mater 31, 1493-1501, 2015 EXPLICATION Les trois 10-MDP étudiés dans cette étude ont clairement révélé une pureté différente. Des différences dans l'ultrastructure des couches hybrides résultantes ont été observées pour les trois versions 10-MDP. Les impuretés et la présence de dimères ont affecté l’efficacité d’adhésion de HAp, l’intensité de la nano-couche et la force de liaison immédiate. CITATION On peut s'attendre à ce que la pureté du 10-MDP présent dans les primaires, adhésifs et collages dentaires commerciaux influence les performances de collage. Suite au succès de CLEARFIL BOND SYSTEM F, un nouvel objectif de R&D a été fixé : développer un monomère plus performant que le Phenyl-P, permettant ainsi d'obtenir des résistances d'adhésion plus élevées et des restaurations composites plus durables. Pour commencer, la composition chimique de Phenyl-P a été analysée en profondeur. Chacun des trois composants principaux de ce monomère fonctionnel – à savoir le groupe polymérisable, le groupe intermédiaire et le groupe réactif - a ensuite été étudié en détail (voir Fig. 1). Structure chimique du monomère adhésif 1. Groupe polymérisable 2. Intermédiaire 3. Groupe réactif Fig. 1 : La structure chimique du monomère adhésif (Phenyl-P) Une étude proposait de changer la longueur du « spacer » tout en gardant les autres composants identiques. Cela a démontré que la longueur de « spacer » influençait clairement la force d'adhésion à la dentine humaine et à l'alliage Ni-Cr. Un test similaire a été réalisé en échangeant uniquement le groupe réactif (Fig. 2 et 3). Ces études ont donné des informations précieuses (Fig. 4) sur le monomère fonctionnel idéal. Les résultats de nos innombrables tests sont les suivants : ■ L'intermédiaire doit être un groupe hydrophobe avec 4 atomes de carbone ou plus. ■ Le groupe réactif doit être un groupe phosphate divalent. ■ Il doit y avoir un groupe polymérisable radicalaire. L'application de toutes ces leçons à des centaines de variations fonctionnelles de monomères a conduit au développement d'un monomère fonctionnel toujours utilisé aujourd'hui : le méthacryloyloxydécyl dihydrogénophosphate (MDP). Nous aimons l'appeler «le monomère MDP original». groupe terminal à double liaison pour la polymérisation groupe alkylène hydrophobe pour maintenir un équilibre délicat entre hydrophobe propriétés hydrophiles et groupe phosphate hydrophile pour la performance de la déminéralisation acide et de la liaison chimique à la structure dentaire