Cas clinique du docteur Jusuf Lukarcanin 14 sept. 2022 Cas clinique réalisé par le Docteur Jusuf Lukarcanin. Il a étudié la dentisterie à la faculté dentaire de l'université Ege à Izmir, en Turquie, où il a obtenu un master en 2011. En 2017, il a obtenu un doctorat du département de dentisterie restauratrice de la même université. Entre 2012 et 2019, le Dr Lukarcanin a été médecin-chef et directeur général d'une clinique privée à Izmir. Entre 2019 et 2020, il a travaillé à l'hôpital Tinaztepe GALEN en tant que spécialiste en dentisterie restauratrice. Il travaille actuellement à l'hôpital international MEDICANA d'Izmir en tant que spécialiste en dentisterie restauratrice au sein du département d'esthétique et de cosmétique. Les restaurations directes en résine composite sont une excellente option pour la fermeture des diastèmes, la correction des formes et même l'alignement des dents antérieures. Le traitement est conservateur, seule une préparation minimale est requise. Avec les bons matériaux, il est possible d'obtenir de beaux résultats, ce qui est décisif dans la région antérieure esthétiquement exigeante. Dans ce contexte, on pourrait supposer qu’il est difficile de choisir la teinte à utiliser. Mais CLEARFIL MAJESTY™ ES-2 Universal est une résine composite qui change la donne avec seulement deux options de teintes pour la région antérieure. Etape 1 Situation initiale d'un jeune patient présentant des diastèmes maxillaires et mandibulaires à fermer. Etape 2 Résultat du traitement après fermeture directe du diastème avec CLEARFIL MAJESTY™ ES-2 Universal dans la teinte UL (Universal Light). Une correspondance précise de la couleur et un brillant naturel sont obtenus. Outre le fait que la procédure est simplifiée puisqu’il devient inutile de déterminer et de sélectionner la teinte, le déroulement du travail est le même qu'avec les composites traditionnels. Etape 3 Vue rapprochée de la situation initiale et de la situation finale. Une transition en douceur entre les dents et les restaurations est obtenue.
News Feature Dix ans, dix orateurs. 6 sept. 2022 REJOIGNEZ-NOUS pour fêter le 10ème anniversaire de Kuraray Noritake Dental Inc. le 7 octobre 2022. Améliorer la dentisterie par le biais de produits dentaires et de solutions de haute qualité – voilà l’idée à l’origine de la fusion des deux sociétés multinationales Kuraray Medical et Noritake Dental Supply il y a exactement dix ans. Par la combinaison de leur expertise en chimie des polymères, en ingénierie chimique et en céramique, Kuraray Noritake Dental Inc. a développé avec succès toute une gamme de solutions et produits innovants qui permettent aux professionnels dentaires de proposer des traitements dentaires minimalement invasifs et parfois même bioactifs dans le cadre de procédures simples. À l’occasion du symposium virtuel intitulé « Up to now and from now on: From innovation to simplification » (Jusqu’à présent et à partir de maintenant : de l’innovation à la simplification), dix experts de renommée internationale partageront leur savoir-faire scientifique, technique et clinique autour de ces matériaux et de ces approches. Le programme se divise en cinq sessions auxquelles il est possible d’assister séparément ou de manière globale. Deux autorités en la matière fournissent une mise à jour sur les technologies modernes de collage direct et de scellement adhésif : les Prof. Junji Tagami (Faculté de médecine et dentaire de Tokyo, Japon) et Prof. Bart Van Meerbeek (Université de Louvain, Belgique). L’accent sera mis sur la technologie sous-jacente et le recours à la dernière génération d’adhésifs universels et de ciments adhésifs à base de résine. S’agit-il d’une bonne idée de commencer à traiter la zircone translucide au cabinet dentaire ? D’après les Dr Mike Skramstad (formateur CEREC et praticien d’Orono, Minnesota) et Dr Sameer Puri (directeur de CFAO chez CDOCS), c’en est vraiment une car elle peut changer, pour le meilleur, la manière de pratiquer la dentisterie pour tout un chacun. Dans leur exposé, les deux experts décrivent en détail leurs procédures au chevet du patient, y compris la finition et le polissage. Comment choisir la meilleure zircone pour un cas spécifique ? Dans leur exposé, les maîtres céramistes et prothésistes dentaires reconnus que sont Aki Yoshida (Gnathos Dental Studio à Weston, Massachusetts) et Nondas Vlachopoulos (AestheticLab à Athènes, Grèce) présentent leurs stratégies à succès dans lesquelles ils se concentrent sur la sélection du type de zircone et de la finition les plus appropriées en fonction de l’indication et des besoins spécifiques des patients. Est-il possible de simplifier les procédures de restauration directe sans pour autant en compromettre les résultats ? Ça l’est dans de nombreux cas, à condition de choisir les bons matériaux et les techniques qui conviennent. Le Dr Nicola Scotti (Université de Turin, Italie) et le Prof. Lorenzo Breschi (Université de Bologne, Italie) se concentreront sur la technique de la monocouche et discuteront à la fois de ses propriétés et de ses limites. Comment conditionner des surfaces céramiques avant leur assemblage ? Et quels sont les paramètres qui président à la décision en faveur de systèmes adhésifs, auto-adhésifs ou conventionnels ? Le Dr Gérard Chiche (Université Augusta, Collège de médecine dentaire de Géorgie) et le Prof. Dr Markus B. Blatz (Université de Pennsylvanie – faculté de médecine dentaire, Philadelphie, Pennsylvanie) connaissent la réponse. Et dans leur exposé, ils font précisément savoir les connaissances requises pour obtenir des résultats prédictibles. Inscrivez-vous gratuitement ! Le symposium démarre le 7 octobre 2022 à 13h00 (CET). L’inscription est nécessaire et possible pour l’ensemble du symposium ou seulement certaines sessions spécifiques. Entre les exposés, des collaboratrices et collaborateurs de Kuraray Noritake Dental feront découvrir l’entreprise en partageant quelques anecdotes tirées de leur quotidien. Dans son message de clôture, le président dressera d’intéressantes perspectives. Les professionnels dentaires qui participent au symposium complet recevront cinq crédits CE, mais une participation aux sessions qui vous intéressent est aussi possible. Pour obtenir de plus amples informations et vous inscrire, veuillez consulter le site www.kuraraynoritakecampus.com.
Procédure d’utilisation de PANAVIA Veneer LC avec PANAVIA V5 Primer 13 juil. 2022 Vidéo de la procédure d’utilisation de PANAVIA Veneer LC avec PANAVIA V5 Primer Les procédures mini-invasives permettant des restaurations hautement esthétiques répondent aux attentes des patients en quête de traitements de restauration. Grâce aux différents types de restauration disponibles aujourd’hui, il est possible de satisfaire ces attentes – à condition d’utiliser les matériaux appropriés. Pour la mise en place des facettes dentaires, un ciment-résine doit être sélectionné selon certains critères : il doit permettre une esthétique durable, une application facile, un temps d’action suffisamment long pour le collage simultané de multiples restaurations et une excellente adhésion. Le nouveau « PANAVIA™ Veneer LC » répond précisément à vos besoins.
Informations sur la résistance à la flexion des céramiques dentaires 1 juil. 2022 Rédigé par Dinesh Sinha, BDS, PHDDirecteur technique et marketing principal de la division dentaire, Kuraray America, Inc. Depuis les années 2000, le marché des céramiques dentaires, notamment l’oxyde de zirconium, le disilicate de lithium et le silicate de lithium, est en croissance constante. Cette croissance continue a incité des fabricants de plus en plus nombreux à proposer différentes céramiques permettant la fabrication d’une large variété de restaurations indirectes. Pour que celles-ci s’intègrent parfaitement dans la cavité buccale des patients, différentes épaisseurs minimales de paroi et différentes étapes de préparation doivent être mises en œuvre. Résistance à la flexion des céramiques dentaires La méthode de détermination la plus fréquente de la résistance des céramiques est la mesure de leur résistance à la flexion (en mégapascals, MPa). Lors du test de détermination de la résistance à la flexion, une force est exercée sur un échantillon en céramique, afin de le faire plier et finalement le rompre. L’Organisation internationale de normalisation (International Organization for Standardization, ISO) ainsi que l’Association dentaire américaine (American Dental Association, ADA) ont élaboré une norme pour déterminer la résistance à la flexion des matériaux céramiques en dentisterie. Deux procédures de test standard sont utilisées aujourd’hui : Le test de flexion biaxiale (Figure 1) : Un échantillon céramique arrondi est placé sur trois tiges de support, la force étant appliquée au milieu. Le test de flexion en trois points (Figure 2a) : Un échantillon céramique rectangulaire en forme de bâtonnets est placé sur deux tiges de support, la force étant appliquée au milieu. Le test de flexion en trois points est le plus fréquemment utilisé pour déterminer la résistance à la flexion de l’oxyde de zirconium. Dans leur principe, les deux méthodes de test sont appropriées. Cependant, les valeurs des céramiques obtenues avec le test de flexion biaxiale ont tendance à être plus élevées qu’avec le test de flexion en trois points. Ce dernier fournit des résultats différents selon la distance qui sépare les deux tiges de support (Figures 2b et 2c). Plus l’intervalle est grand, plus la céramique se pliera facilement, et donc plus elle se brisera rapidement. C’est la raison pour laquelle la longueur de portée joue un rôle déterminant dans le test de flexion en trois points. Bien que la norme ISO indique que les échantillons céramiques peuvent avoir une longueur de 12 à 30 mm, une longueur de 12 mm conduirait à des valeurs de résistance à la flexion totalement différentes de celles d’une longueur de 30 mm. En résumé : La résistance à la flexion augmente à mesure que la longueur de portée diminue. Ces considérations doivent être comprises par les praticiens afin qu’ils puissent comparer les valeurs et sélectionner la céramique la plus adaptée aux situations cliniques particulières. Zirconium original KATANA™, Kuraray Noritake Dental Inc. Augmenter la résistance à la flexion des céramiques Le moyen le plus simple d’augmenter la résistance à la flexion d’un échantillon de céramique est d’accroître l’épaisseur de paroi. En pratique, cela signifierait qu’une préparation plus large devrait être effectuée. Toutes les interventions devant être effectuées de manière aussi mini-invasive que possible, cette approche n’est pas pertinente. Dans certaines situations cliniques, il n’est pas non plus possible d’augmenter davantage l’épaisseur de préparation (par exemple, pour les dents antérieures inférieures). Une alternative consiste à choisir une céramique de résistance plus élevée. En général, la résistance de l’oxyde de zirconium est supérieure à celle du disilicate de lithium. Figure 2 : Test de flexion biaxiale d’un échantillon en céramique (arrondi) sur des tiges de support Figure 3 : Test de flexion en trois points avec différentes longueurs de portée. Il est également possible de coller la restauration céramique sur la surface de la dent. Cela augmente la résistance à la rupture de la céramique. Le fabricant Kuraray Noritake Dental Inc., en tant que développeur de technologies céramiques révolutionnaires, propose ce type de matériaux. L’une des principales inventions de cette société a été le monomère MDP, développé en 1981, qui est toujours intégré aux composites de collage de la marque PANAVIA™ (Figure 3). Les meilleurs résultats sont obtenus lorsque ces matériaux sont utilisés pour la mise en place de restaurations utilisant le zirconium KATANA™ (Kuraray Noritake Dental Inc.) (Figure 4). Figure 4 : Zirconium KATANA™ HTML, HTML PLUS, STML, UTML, YML Aujourd’hui, grâce à la multiplicité des matériaux disponibles, il est plus important que jamais de comprendre et d’interpréter correctement leurs propriétés, afin de comparer et de sélectionner les matériaux utilisés en clinique. Dinesh Sinha, Bds, PhdDirecteur technique et marketing principal de la division dentaire, Kuraray America, Inc.
Clinical Cases Bridge collé canin tout numérique : apport de la zircone multicouche 6 mai 2022 BRIDGE COLLÉ CANIN TOUT NUMÉRIQUE : APPORT DE LA ZIRCONE MULTICOUCHE La gestion de l’édentement canin est toujours un défi difficile à relever, tant d’un point esthétique que fonctionnel. Nous présentons le cas d’une jeune patiente en fin de traitement orthodontique consultant dans le but de pallier l’agénésie de sa 23. Les nouvelles générations de zircone permettent une réalisation de ce cas par flux numérique complet, multi-attachesen place, alliant esthétique et résistance mécanique. Un suivi à 6 mois est présenté. Le remplacement prothétique d’une canine maxillaire chez l’adolescent est délicat en raison des fortes contraintes esthétiques et fonctionnelles. Cette clé de voûte de l’arcade est autant sollicitée dans le dessin de la ligne du sourireque dans le guidage en diduction et la protection des dents cuspidées. Son absence sur l’arcade peut résulter d’une anomalie d’éruption dentaire, d’un geste thérapeutique ou d’un contexte génétique comme une fente labio-palatine [1, 2]. Cependant, l’agénésie d’une canine supérieure est environ 10 fois plus rare que celle de l’incisive latérale (avec des prévalences respectives de 0,1 à 0,3 % contre 1,5 à 3,1 %) [1, 3]. À l’adolescence, le patient peut exprimer une demande esthétique qui requiert le remplacement de la dent manquante, la correction de l’alignement des dents ou des dysharmonies dento-faciales.Le praticien doit alors élaborer un plan de traitement, éventuellement multidisciplinaire, en s’appuyant notammentsur des examens complémentaires (radiographies et cires de diagnostic). Les éventuelles déficiences osseuses en regard de l’édentement sont évaluées dans les trois plans de l’espace. La première alternative orthodontique est alors de combler l’espace vacant en déplaçant une prémolaire maquillée en antérieur, ou d’augmenter l’espace vacant pour permettre une restauration prothétique [4].Si la croissance osseuse n’est pas finie, la solution implantaire pour le remplacement de la canine est prématurée.Par ailleurs, l’immaturité gingivale et le délabrement irréversible des préparations s’opposent à la réalisation d’un bridge scellé. La prothèse amovible présente un certain nombre d’avantages, comme l’hygiène facilitée, l’éventuelle restauration du soutien labial et le faible coût, mais l’inconfort et l’amovibilité restent des inconvénients de taille. Dans ce contexte, le recours au bridge collé présente l’intérêt d’être peu mutilant. Cependant, le coût de cette thérapeutique transitoire peut se révéler élevé pour un résultat esthétique et mécanique discutable [5, 6]. Les rapports de cas de bridges collés canins sont rares et « quasi expérimentaux » selon Mathias Kern [7].En effet, les forces transversales exercées sur l’intermédiaire de bridge se traduisent par des contraintes importantes au niveau de la connexion au moyen d’ancrage. Les risques de fractures sont importants et irrémédiables sur des armatures aux propriétés mécaniques insuffisantes. Le Professeur Kern, qui fait figure de pionnier dans le domaine du bridge collé, a démontré que les armatures en zircone pouvaient remplacer les anciennes armatures métalliques disgracieuses [7]. Il apar la suite montré que les bridges mono ailette, aussi appelés « bridges cantilever », présentaient un taux de survie supérieur aux classiques bridges à deux ailettes collées [7, 8]. En 2017, il a publié une étude concernant115 bridges collés cantilever en zircone avec un taux de succès de 92 % et un taux de survie de 98,2 % à dix ans [9]. Cependant, si la zircone est plus esthétique que le métal, le temps de travail du prothésiste pour stratifier la céramique cosmétique maintient les délais d’exécution. L’hypothèse de ce rapport de cas était que le recours à un flux numérique complet permettrait de réaliser un bridge collé canin alliant propriétés esthétiques et mécaniques, en permettant confort et vitesse d’exécution. L’objectif de cet article est de décrire la compensation de l’édentement de 23 chez une patiente adolescente, traitéepar multi-attaches, par la réalisation d’un bridge collé cantilever en zircone monobloc multicouche par flux numérique complet. Le suivi à six mois sera également présenté. Réalisation clinique :Une patiente âgée de 14 ans est adressée au Pôle de Médecine et Chirurgie Bucco-dentaire du CHU de Bordeaux par son orthodontiste pour pallier un édentement en position de 23. L’anamnèse révèle que cette absence canine est due à une agénésie. Cette patiente est par ailleurs en parfaite santé et ne signale aucun antécédent médical ou chirurgical. L’orthodontiste, arrivant à la fin du traitement qui visait à corriger l’alignement des dents, avait pris la décision d’ouvrir l’espace laissé vacant par la canine en vue d’une réhabilitation prothétique. Cependant, la patiente fait part de sa grande anxiété à l’idée de se retrouver avec un édentement à la très prochaine dépose des bagues. L’objectif thérapeutique étaitdonc de pallier – avant la dépose du multi-attaches – l’édentement de 23 en alliant esthétique et résistancemécanique. Analyse clinique :À l’examen exo-buccal, il apparaît que la patiente présente une ligne du sourire de Classe III selon la classificationde Liébart et coll. [10], paramètre favorable quant à la restauration (fig. 1a-b). 1Situation initiale. a. Vue frontale du sourire b. Vue latérale du sourire c. Vue frontale endo-buccale des arcades en occlusion L’examen endo-buccal met en évidence une Classe I squelettique et des dents saines, dépourvues de lésion carieuse ou de restauration. L’indice de plaque est faible à modéré. La zone édentée est recouverte d’une fibro-muqueuse ferme et adhérente. La largeur et la hauteur de l’édentement sont compatibles avec une restauration prothétique. La bosse canine est évidemment effacée du fait de l’agénésie, mais ne constitue pas un obstacle esthétique (fig. 1c). L’examen des dents bordant l’édentement révèle unindice de Le Huche plus élevé pour la 22 que pour la 24. L’incisive latérale présente un faible diamètre mésiodistal, tandis que la prémolaire, selon le plan coronal, est en rotation distale. L’examen occlusal révèle une occlusion d’intercuspidie maximale (OIM) stable avec Classe I canine et molaire. En dynamique, nous notons une fonction canine secteur 1/4 et une fonction de groupe secteur 2/3 avec une prise en charge équilibrée de 24 et 25. En revanche, les milieux interincisifs ne sont pas totalement alignés,nous constatons un surplomb et un recouvrement très faible (< 1 mm). La patiente refusant catégoriquement la continuité du traitement orthodontique, cette situation occlusale ne sera pas appelée à évoluer. L’analyse radiographique montre un rapport racine/ couronne clinique favorable pour la prémolaire. Aucun épaississement desmodontal n’est noté. Un os dense au niveau de l’édentement ainsi qu’un ancrage très satisfaisant des dents bordantes sont notés. Diagnostic et propositions thérapeutiquesL’hygiène de la patiente est bonne dans un contexte de multi-attaches, mais perfectible. L’édentement de 23 permet une restauration avec une canine prothétique de dimension comparable à la 13. L’absence de bosse canine ne nécessite pas de réaménagement des tissus parodontaux, notamment en raison de son masquage lors du sourire. La 24 présente suffisamment de surface de collage et la fonction de groupe en diduction protégera la prothèse des forces transversales. Pour les raisons évoquées en introduction, la proposition thérapeutique est celle d’un bridge collé mono ailette zircone prenant appui sur la 24. Étapes cliniquesLa thérapeutique est réalisée en seulement trois séances cliniques.Première séance clinique : une motivation à l’hygiène et un assainissement parodontal sont réalisés. Suivent la préparation, l’empreinte optique et le choix de teinte. Les impératifs de préparation décrits pour l’incisivecentrale sont transposés et adaptés à la préparation de la prémolaire [8, 11, 12] (fig. 2a-b). Sont successivement réalisés :- un épaulement à angle interne arrondi (E) en position supra gingivale et d’une épaisseur de 5-6/10e de millimètre.Pour optimiser la surface de collage, la limite cervicale s’étend du point le plus distal, parcourt la face palatine et remonte le long de la face mésiale pour rejoindre la crête marginale. Cet épaulement participe à la stabilisation et la rigidité du bridge. Cette préparation permet de limiter le surcontour prothétique au niveau des limites et guide le prothésiste dans la conception ; 2. Préparation pour bridge collé. a. Vue occlusale de 3. Empreinte optique. a. Vue occlusale en couleur de la préparation.la préparation avec un épaulement à angle inter-arrondi de 6 mm et une boîte proximale de 9 mm2. b. Vue occlusale monochrome. c. Vue vestibulaire. b. Schématisation 3D de la position de l’ailette (E = épaulement à angle interne arrondi, C = corniche occlusale, B = boîte de connexion). une corniche palatine (C). La corniche occlusale décrite par Mathias Kern s’oppose aux forces de clivage et de pelage du joint collé. Dans un souci d’économie tissulaire, la cuspide palatine est préservée et la limite haute de notre préparation s’arrête avec un aplat remplissant ce même rôle. La préparation de la surface palatine amenée à être recouverte par l’ailette relie donc la corniche à l’épaulement et n’est réalisée que dans le but de coller sur de l’émail prismatique (élimination de la couche aprismatique de 30 μm limitant le collage) ;- une boîte proximale (B) en regard de l’édentement. La boîte assure une épaisseur satisfaisante de connexion avec l’intermédiaire (idéalement 6 mm2 = hauteur de 3 mm x largeur de 2 mm) pour permettre une résistance indispensable dans cette région de hautes contraintes mécaniques. L’empreinte numérique est effectuée avec un scanner intra-oral, multi-attaches encore en place (fig. 3a-c). Un écarteur est mis en place pour écarter les joues et faciliter l’empreinte. Les arcades sont séchées. La stratégie de scannage recommandée par le fabricant consiste à enregistrer d’abord les faces occlusales, puis occlusopalatines avec une angulation à 45°, et enfin les faces vestibulo-occlusales [13]. L’antagoniste, l’occlusion statique et cinématique sont enregistrés à leur tour, et envoyés au prothésiste (Laboratoire Bertin, Bordeaux). Enfin, les dents bordant l’édentement sont reprises pour corriger les éventuels manques d’enregistrement. La teinte est suggérée par le logiciel de la caméra et confirmée avec un teintier Vita traditionnel. 4. Disque de zircone : haute translucidité et multicouche. 5. Bridge collé cantilever en zircone avant collage. 6. Bridge le jour de l’assemblage et de la dépose du multi-attache b. Vue occlusale après réglages de l’occlusion en statique et dynamique.maxillaire. a. Vue latérale à la dépose de la digue. Le matériau choisi a été une zircone de haute translucidité et multicouche (fig. 4). Un disque de teinte B2 a été retenu. Deuxième séance cliniqueElle consiste en l’essayage et validation esthétique et fonctionnelle. Troisième séance cliniqueIl s’agit du collage sous champ opératoire en suivant le protocole établi par le fabricant.• Préparation de la pièce : la pièce est essayée pour veiller à ce que le champ opératoire ne gêne pas la bonne insertion de la pièce puis un sablage est réalisé (alumine 30 mm, pression 2,5 bars). L’ailette reçoit ensuite une application d’un nettoyant de surface spécifique pendant 10 secondes, suivie d’un rinçage abondant et d’un séchage. L’application énergique d’une solution réalisantla préparation de la surface de la zircone s’effectue pendant 60 secondes, suivie d’un séchage, termine la préparation de notre pièce zircone.• Préparation de la dent : après nettoyage de la surface amélaire à la ponce, un mordançage à l’acide orthophosphorique de 30 secondes est réalisé. Cette déminéralisation différentielle des prismes d’émail crée des microporosités, optimise la mouillabilité de surface, et potentialise ainsi la cohésion physique et micromécanique des tissus et matériaux d’assemblage [14, 15].Après rinçage, le tissu est délicatement tamponné à l’aide d’une microbrush propre afin de ne pas le dessécher. Le Panavia™ V5 Tooth Primer est ensuite appliqué pendant 20 secondes puis séché à l’air doux. Le collage du bridge se fait après avoir enduit l’ailette avec la résine de collage Panavia™ V5 tout en veillant à son bon positionnement. Les excès sont immédiatement retirés à l’aide d’un pinceau. Une photopolymérisation de 20 secondes initie la fixation définitive de la pièce, la lampe est positionnée en vestibulaire afin d’orienter la rétraction de polymérisation de l’ailette et la connexion vers la dent. Une photopolymérisation de20 secondes par face est ensuite renouvelée trois fois. 7. Contrôle à 6 mois. a. Vue du sourire. b. Vue latérale. c. Possibilité de passage de brossette sous le pontique.Le polissage du joint sous champ opératoire complète l’assemblage.A la dépose de la digue, le bridge apparaît très saturé du fait de la déshydratation des dents adjacentes (fig. 6a).Un contrôle d’occlusion avec papier à articulé termine l’intégration fonctionnelle du BCCC. Le pontique et la boîte de connexion sont libérés de toutes contraintes occlusales (fig. 6b). Suivi et maintenanceLe contrôle à 6 mois confirme l’intégration esthétique du bridge full zircone (fig. 7a-b). Le passage facilité de la brossette garantit une hygiène contrôlée et efficace (fig. 7c). DiscussionLa mise en oeuvre du flux numérique a été capitale dans la gestion du temps, du stress et du confort de la patiente [16, 17].Tout d’abord, la mise en oeuvre de l’empreinte optique est beaucoup plus aisée que celle de l’empreinte physico- chimique de manière générale, mais plus particulièrement en présence de multi-attaches. Ensuite, les interférences en propulsion ont pu être évitées grâce à l’enregistrement dynamique proposé par la caméra intra-orale. Toutefois, il est regrettable que la diduction,surtout dans un cas de réhabilitation canine, ne puisse être enregistrée. Enfin, le prothésiste a pu concevoir le dispositif et l’usiner directement, sans passer par la réalisation de modèles de travail. Ce gain de temps tout au long de la chaîne numérique s’accompagne d’un impact financier favorable pour le patient. Comparativement à la vitrocéramique, le choix de la zirconecomme matériau d’infrastructure apporte un avantage certain, celui de sa grande résistance mécanique. Les complications les plus fréquentes sont les décollements, et sont donc réversibles. Les impératifs de conception de notre bridge collé cantilever en zircone vont dans le sens d’une économie tissulaire plus importante. En effet, l’ailette doit présenter une épaisseur minimale de 0,5, alorsqu’elle serait de 0,8 à 1 mm pour une ailette en vitrocéramique [8, 9, 11, 12]. Par ailleurs, les recommandationsconcernant la section de connexion entre ailette et pontique sont de 6 mm2 contre 12 à 16 mm2 pour le disilicate de lithium. Cela permet de laisser un espace proximal suffisant pour le passage de brossettes. Ces directives incisives ne sont cependant pas établies pour le remplacement de canines. Nous avons opté pour une ailette de 0,6 mm d’épaisseur et une zone de connexion de 9 mm2. Le matériau choisi a été une zircone multicouche (fig. 4). Sa structure à quatre couches mime les nuances de teinte de la dentition naturelle, et montre d’excellentes propriétés mécaniques avec une résistance à la flexion de 1 125 Mpa [18, 19]. Pour ce cas clinique en particulier, la rapidité d’exécution était un paramètre important. Le montage de céramique stratifiée n’étant pas nécessaire avec cette zircone multicouche, le bridge collé monolithique teinté dans la masse n’a nécessité qu’une étaped’usinage et de sintérisation. Lors de l’assemblage d’un bridge collé, l’utilisation d’un guide de positionnement est vivement conseillée. Ces guides en résine s’appuient sur les dents adjacentes, et permettent de positionner parfaitement l’ailette malgré l’interposition de la colle qui masque les limites. Dans le cadre d’un flux numérique, il est tout à fait possible pour le prothésiste d’en modéliser un après la conception du bridge, puis de l’usiner ou de l’imprimer. Dans ce cas clinique particulier, nous avions fait le choix risqué de nous en passer à l’issue de la séance d’essayage. ConclusionLa gestion de l’édentement canin est un défi difficile à relever. La nouvelle génération de zircone permet de remplir nos objectifs de traitement à la fois mécaniquement et esthétiquement. Au-delà d’un pronostic à court terme, le bridge collé cantilever pourrait constituer une réelle alternative contemporaine et réaliste à l’implant antérieur. Cependant, des études de plus longue durée sont nécessaires. Les auteurs remercient M. Adrien Garot pour sa participation à l’élaboration du schéma 3D (figure 2b). Les auteurs ne déclarent aucun lien d’intérêt. Léa MASSÉ AHU département prothèse dentaire,UFR des sciences odontologique de Bordeaux, Hôpital Saint-André, CHU de Bordeaux Correspondance : [email protected] Adrien NAVEAUMCU-PH département prothèse dentaire,UFR des Sciences Odontologiques de Bordeaux,Hôpital Saint-André, CHU de Bordeaux BIBLIOGRAPHIE1. Finkelstein T et al. Agenesis of permanent canines in orthodontic patients : prevalence, location, treatmentoptions and outcomes. J Dent Child (Chic) 2018 ; 85 (3) : 133-8.2. Germec Cakan D, Nur Yilmaz RB, Bulut FN, Aksoy A. Dental Anomalies in Different Types of Cleft Lip and Palate : Is There Any Relation ? J Craniofac Surg 2018 ; 29 (5) : 1316-21.3. Polder BJ, Van't Hof MA, Van der Linden FP, Kuijpers-Jagtman AM. A meta-analysis of the prevalence of dental agenesis of permanent teeth. Community Dent Oral Epidemiol 2004 ; 32 (3) : 217-26.4. Kafantaris SN, Tortopidis D, Pissiotis AL, Kafantaris NM. Factors affecting decision-making for congenitally missing permanent maxillary lateral incisors : A retrospective study. Eur J Prosthodont Restor Dent2020 ; 28 (1) : 43-52.5. Priest G. The treatment dilemma of missing maxillary lateral incisors-Part I : Canine substitution and resin-bonded fixed dental prostheses. J Esthet Restor Dent 2019 ; 31 (4) : 311-8.6. Priest G. The treatment dilemma of missing maxillary lateral incisors-Part II: Implant restoration. J Esthet Restor Dent 2019 ; 31 (4) : 319-26.7. Kern M, Knode H, Strub JR. The all-porcelain, resinbonded bridge. Quintessence Int 1991 ; 22 (257) : 62.8. Kern M. Resin-bonded fixed dental prostheses, minimally invasive – esthetic – reliable. Quintessence Publishing. 1st Edition 2018:264 pages.9. Kern M, Passia N, Sasse M, Yazigi C. Ten-year outcome of zirconia ceramic cantilever resin-bonded fixed dental prostheses and the influence of the reasons for missing incisors. J Dent 2017 ; 65 : 51-5.10. Liébart MF, Fouque-Deruelle C, Santini A. Smile line and periodontium visibility. Perio 2004 : 1 (1) : 17-25.11. Attal JP, Tirlet G. Le cantilever : une nouvelle géométrie pour le bridge collé. Revue de littérature. Real Clin 2015 ; 26 : 25-34.12. Kern M. Clinical long-term survival of two-retainer and single-retainer all-ceramic resin-bonded fixed partial dentures. Quintessence Int 2005 ; 36 (2) : 141-7.13. Müller P, Ender A, Joda T, Katsoulis J. Impact of digital intraoral scan strategies on the impression accuracy using the TRIOS Pod scanner. Quintessence Int 2016 ; 47 (4) : 343-9.14. Rohr N, Fischer J. Tooth surface treatment strategies for adhesive cementation. J Adv Prosthodont.2017 ; 9 (2) : 85-92.15. Lopes GC, Thys DG, Klaus P, Oliveira GM, Widmer N. Enamel acid etching : a review. Compend Contin Educ Dent 2007 ; 28 : 18-24.16. Yuzbasioglu E, Kurt H, Turunc R, Bilir H. Comparison of digital and conventional impression techniques : evaluation of patients' perception, treatment comfort, effectiveness and clinical outcomes. BMC Oral Health 2014 ; 14 : 10.17. Gallardo YR, Bohner L, Tortamano P, Pigozzo MN, Laganá DC, Sesma N. Patient outcomes and procedure working time for digital versus conventional impressions : A systematic review. J Prosthet Dent 2018 ; 119 (2) : 214-9.18. Kwon SJ, Lawson NC, McLaren EE, Nejat AH, Burgess JO. Comparison of the mechanical properties of translucent zirconia and lithium disilicate. J Prosthet Dent 2018 ; 120 (1) : 132-7.19. Kolakarnprasert N, Kaizer MR, Kim DK, Zhang Y. New multi-layered zirconias : Composition, microstructure and translucency. Dent Mater 2019 ; 35 (5) : 797-806.
News Feature KATANA™ AVENCIA™ Block PRECISION – RÉSISTANCE – APTITUDE AU POLISSAGE 13 avr. 2022 L’ÉQUILIBRE PARFAITPRÉCISION – RÉSISTANCE – APTITUDE AU POLISSAGE KATANA™ AVENCIA™ Block est un bloc céramique hybride mis au point dans l’intention de tirer parti des points forts des blocs existants tout en éliminant les inconvénients associés à ce type de bloc. Nous nous étions fixés comme critère de concevoir un bloc pouvant être poli* parfaitement et facilement. Le bloc devait bien entendu avoir de très bonnes propriétés mécaniques, et nous visions une excellente conservation du brillant. Il allait de soi que les prothèses créées à l’aide du bloc KATANA™ AVENCIA™ Block devaient pouvoir être collées de manière fiable.Tous les blocs existants, excepté un (VITA™ Enamic), sont produits de la même manière que les composites dentaires directs, à savoir au moyen d’une charge silanisée mélangée avec de la résine synthétique. Le composite est ensuite compressé en bloc et polymérisé. Les inconvénients de cette méthode sont la répartition inégale des particules de charge et un risque accru de bulles d’air. Pour la fabrication de KATANA™ AVENCIA™ Block, nous avons recours à un procédé unique, la méthode Filler Press and Monomer Infiltration mise au point par Koichi Okada et son équipe. Ce qui rend cette méthode unique est le traitement de la charge. Celle-ci, composée de nanoparticules d’oxyde d’aluminium et d’oxyde de silicium, est prétraitée avec un silane stable de haute qualité. La charge est ensuite compressée de sorte à former un bloc, puis imprégnée d’une résine synthétique. Enfin, les blocs sont thermopolymérisés afin d’obtenir le plus haut degré de polymérisation possible. Les blocs ainsi fabriqués ont une structure dense, homogène et exempte de bulles d’air. LISSEGrâce au grand percentage de particules de charge de 40 μm maximum, KATANA™ AVENCIA™ Block est non seulement résistant, mais aussi particulièrement facile à polir. Le résultat lisse fait de l’étape suivante, le polissage, un jeu d’enfant. RÉSISTANTLors de la conception du KATANA™ AVENCIA™ Block, nous avons également mis à profit nos connaissances et notre savoir-faire en matière de silanisation de charges. Le silane assure une capacité optimale d’humidification de la charge. Nous sommes ainsi en mesure de maximiser la part de charge, et donc d’assurer une part minimale de résine, ce qui est important pour un matériau de prothèse durablement résistant et stable.APTITUDE AU POLISSAGEGrâce à la structure dense, homogène et exempte de bulles d’air du bloc KATANA™ AVENCIA™ Block, a haut brillance facile à obtenir au polissage se conserve durablement. Dans les essais de brossage, le bloc KATANA™ AVENCIA™ Block ne laisse voir, au bout de 40 000 mouvements de brossage, pratiquement aucune diminution du brillant.Pour un résultat durable et fiable, il convient évidemment de coller les prothèses faites de KATANA™ AVENCIA™ Block à l’aide d’un des produits de la gamme PANAVIA™.
HTML devient HTML Plus 6 sept. 2021 KATANA™ ZIRCONIA HTML Plus : Nouvelle Formule pour des procédures rationalisées et des résultats encore meilleurs. Résistante et précise en teinte : KATANA™ Zirconia HTML est la version la plus résistante de notre série de zircones multicouches KATANA™ Aujourd'hui, Kuraray Noritake Dental Inc. a soigneusement optimisé le produit pour améliorer encore ses propriétés optiques et harmoniser les délais de sintérisation avec tous les autres matériaux de la série KATANA™ Zirconia Multi-Layered. Le nouveau disque KATANA™ Zirconia HTML Plus offre toutes les propriétés connues de son prédécesseur, notamment dans sa structure : teinte multicouche et résistance uniforme. Il convient à de multiples indications, notamment les bridges de longue portée avec une épaisseur de paroi minimale de seulement 0,4 mm dans la région antérieure et 0,5 mm dans la région postérieure. Cela permet des préparations peu invasives, il est possible de choisir entre un design monolithique, cut-back ou d'armature combiné à la technique de finition de son choix. Le PLUS fait référence à des avantages supplémentaires comme les propriétés optiques améliorées du matériau : KATANA™ Zirconia HTML Plus offre une translucidité accrue de 45 % (contre 43 % pour KATANA™ Zirconia HTML) et un aspect de teinte encore plus naturel des restaurations fabriquées. "La teinte des restaurations apparaît plus profonde, plus vive et plus saturée, et la translucidité plus proche de celle des dents naturelles, une grande intégration optique est obtenue facilement. Cela permet de réduire les efforts de finition", explique Mathias Fernandez Y Lombardi, responsable scientifique pour l'UE des céramiques dentaires et des matériaux CAD/CAM chez Kuraray Noritake Dental. En même temps, la résistance élevée à la flexion (1 150 MPa) est maintenue, ce qui permet une gamme illimitée d'indications. Comme son prédécesseur et tous les autres matériaux de la série KATANA™ Zirconia Multi-Layered, KATANA™ Zirconia HTML Plus est le résultat d'un processus interne de développement, de compilation de poudre et d’un processus de production capable de contrôler chaque détail. Cela a permis à nos spécialistes d'obtenir un alignement précis des propriétés souhaitées, tout en maintenant une qualité totale, ce qui permet la précision à l’usinage pour des surfaces lisses et des bords réguliers que les utilisateurs de KATANA™ Zirconia HTML connaissent bien. La composition unique de la poudre et la procédure spécifique interne de production nous ont également permis de rationaliser les protocoles de sintérisation. Pour les restaurations unitaires et bridges jusqu'à trois éléments, trois protocoles sont possibles: un programme de sintérisation rapide de 54 minutes spécifiquement développé pour les cas urgents, un programme de 90 minutes et le programme de sintérisation traditionnel de sept heures. Ce dernier est également adapté aux restaurations de longue portée. Ces trois options avec le même temps de sintérisation sont disponibles pour KATANA™ Zirconia HTML Plus, KATANA™ Zirconia UTML, KATANA™ Zirconia STML et la nouvelle KATANA™ Zirconia YML avec un dégradé de résistance et de translucidité. Grâce à cette fonctionnalité, il devient extraordinairement facile de standardiser les procédures avec la gamme de zircone multicouche KATANA™. Mathias Fernandez Y Lombardi conclut : " KATANA™ Zirconia HTML Plus s'inscrit totalement dans notre philosophie de développement de produits qui aident leurs utilisateurs à rationaliser et à simplifier les procédures sans limiter les choix. Les utilisateurs peuvent choisir parmi toute une gamme de solutions de zircone hautement spécialisées ou universelles, ils peuvent opter pour leur technique de conception et de finition préférée, et peuvent sélectionner le protocole de sintérisation qui convient à leurs besoins individuels. Dans le même temps, l'effort manuel est réduit et le risque de lancer un mauvais programme de sintérisation est éliminé."
Technologie MDP originale de Kuraray depuis 1981 30 août 2021 Après que Kuraray a introduit le premier monomère adhésif dentaire en inventant le monomère phosphate Phenyl-P en 1976, sa structure moléculaire a été améliorée en 1981 en créant une molécule avec une plus grande capacité d’adhésion à la structure dentaire et une affinité pour le métal. Le résultat de ce travail de développement a été le monomère MDP (10-méthacryloyloxydécyl dihydrogénophosphate), qui a convaincu les utilisateurs par sa structure de monomère spéciale : ce monomère phosphate était extrêmement efficace pour l'émail, la dentine et les alliages métalliques. Par conséquent, PANAVIA, y compris le monomère MDP, a été introduit en tant que collage résineux adhésif haute performance pour le collage à la structure dentaire et aux métaux. Le succès impressionnant de PANAVIA a encouragé Kuraray à intégrer le monomère MDP dans d'autres systèmes de collage et à obtenir un haut degré d'adhésion au substrat dentaire à partir de la formation d'une liaison chimique. La structure du monomère adhésif MDP Fig. 1 : La structure chimique du monomère adhésif MDP Groupe polymérisable (1) Groupe hydrophobique (2) Groupe hydrophile (3) formant l’adhésion chimique avec hydroxyapatite L'adhésion à divers substrats est possible grâce au MDP (méthacryloyloxydécyl dihydrogénophosphate), pour lequel il a été démontré la création d’une liaison à long terme, durable et stable aux tissus dentaires et aux oxydes métalliques. Les recherches menées au cours des dernières décennies ont démontré l'efficacité du MDP. Le premier produit Kuraray Noritake Dental à contenir du MDP a été PANAVIA EX. Divers autres systèmes d'adhésifs et de collages ont suivi. Nos derniers produits, PANAVIATM V5 et CLEARFILTM Universal Bond, reposent également dans une large mesure sur les performances du monomère MDP d'origine. Le MDP a la structure suivante : groupe terminal à double liaison pour la polymérisation groupe alkylène hydrophobe pour maintenir un équilibre délicat entre les propriétés hydrophobes et hydrophiles groupe phosphate hydrophile pour la réaction de la déminéralisation acide et la liaison chimique à la structure dentaire L'histoire Entre 1978 et la fin des années 90, il est devenu possible d'augmenter la force d'adhésion à la dentine au-delà de la force intrinsèque de la dentine elle-même. Le MDP a joué un rôle majeur dans ces développements. La liaison ionique solide avec le calcium du HAp dans le tissu dentaire signifie que les défaillances qui se produisent sont cohérentes dans la dentine plutôt que des défaillances de l'adhésif. Outre les études in vitro confirmant cette force de liaison, la durabilité clinique à long terme enregistrée sur 13 ans est également impressionnante. Recherche Les recherches de Yaun et autres, en 2007, montrent que les défauts le long de l'interface sont en grande partie responsables de la dégradation de la couche hybride. CLEARFILTM SE BOND ne présentait pas de tels défauts. On s'attendait donc à ce que SE BOND ait également une connexion stable avec les tissus dentaires. Récemment, Peumans et d’autres, de l'Université de Louvain, en Belgique, ont montré que CLEARFILTM SE BOND a toujours une excellente efficacité clinique après 13 ans. Dans leur publication dans le Journal of Dental Research 83, en 2004, Yoshida et al. a conclu que le choix du monomère adhésif jouait un rôle majeur dans l'efficacité de l'adhésif. Ils ont trouvé que le MDP était le meilleur et le plus rapide dans les tests d'adhésion chimique (liaison ionique) et aussi dans les tests de stabilité dans un environnement humide (insoluble) - meilleur et plus stable que 4-MET et Phenyl-P, dans cet ordre. Après 35 ans, le MDP est toujours une classe à part. À ce jour, aucun fabricant n'a été en mesure de développer un monomère adhésif avec de meilleures propriétés d'adhérence et une force de liaison durable. De nombreuses tentatives ont été faites, mais aucune n’a réussi. En attendant, le brevet de Kuraray sur MDP a expiré. Cela a ouvert le marché à d'autres fabricants pour synthétiser leur propre MDP. Seules quelques entreprises chimiques non dentaires fournissent du MDP à d'autres fabricants de systèmes adhésifs, et la synthèse de MDP de haute pureté reste extrêmement difficile. Plus récemment, Kumiko Yoshihara et al. publié «L'impureté monomère fonctionnelle affecte les performances adhésives», dans Dental Materials 31 (2015) 1493-1501. Ils ont conclu que les trois MDP qu’ils ont étudiés présentaient différents niveaux de pureté. Des différences dans les couches hybrides résultantes ont été observées dans les trois versions de MDP : les impuretés et la présence de dimères avaient un effet sur l'efficacité d’adhésion du HAp, ainsi que sur l'intensité de la présence de nano-couche et la force de liaison immédiate. μTBS de MDP d’origine différente Yoshihara Ket al. L'impureté monomère fonctionnelle affecte les performances de l'adhésif Dent Mater 31, 1493-1501, 2015 EXPLICATION Les trois 10-MDP étudiés dans cette étude ont clairement révélé une pureté différente. Des différences dans l'ultrastructure des couches hybrides résultantes ont été observées pour les trois versions 10-MDP. Les impuretés et la présence de dimères ont affecté l’efficacité d’adhésion de HAp, l’intensité de la nano-couche et la force de liaison immédiate. CITATION On peut s'attendre à ce que la pureté du 10-MDP présent dans les primaires, adhésifs et collages dentaires commerciaux influence les performances de collage. Suite au succès de CLEARFIL BOND SYSTEM F, un nouvel objectif de R&D a été fixé : développer un monomère plus performant que le Phenyl-P, permettant ainsi d'obtenir des résistances d'adhésion plus élevées et des restaurations composites plus durables. Pour commencer, la composition chimique de Phenyl-P a été analysée en profondeur. Chacun des trois composants principaux de ce monomère fonctionnel – à savoir le groupe polymérisable, le groupe intermédiaire et le groupe réactif - a ensuite été étudié en détail (voir Fig. 1). Structure chimique du monomère adhésif 1. Groupe polymérisable 2. Intermédiaire 3. Groupe réactif Fig. 1 : La structure chimique du monomère adhésif (Phenyl-P) Une étude proposait de changer la longueur du « spacer » tout en gardant les autres composants identiques. Cela a démontré que la longueur de « spacer » influençait clairement la force d'adhésion à la dentine humaine et à l'alliage Ni-Cr. Un test similaire a été réalisé en échangeant uniquement le groupe réactif (Fig. 2 et 3). Ces études ont donné des informations précieuses (Fig. 4) sur le monomère fonctionnel idéal. Les résultats de nos innombrables tests sont les suivants : ■ L'intermédiaire doit être un groupe hydrophobe avec 4 atomes de carbone ou plus. ■ Le groupe réactif doit être un groupe phosphate divalent. ■ Il doit y avoir un groupe polymérisable radicalaire. L'application de toutes ces leçons à des centaines de variations fonctionnelles de monomères a conduit au développement d'un monomère fonctionnel toujours utilisé aujourd'hui : le méthacryloyloxydécyl dihydrogénophosphate (MDP). Nous aimons l'appeler «le monomère MDP original». groupe terminal à double liaison pour la polymérisation groupe alkylène hydrophobe pour maintenir un équilibre délicat entre hydrophobe propriétés hydrophiles et groupe phosphate hydrophile pour la performance de la déminéralisation acide et de la liaison chimique à la structure dentaire
Women in dentistry : Entretien avec le Dr Fehrmann 11 mai 2021 En tant que directrice d'un cabinet dentaire et co-fondatrice du Deutsches Zahnärztinnen Symposium (DZÄS), un événement qui offre un forum pour les femmes dentistes en Allemagne, le Dr Frederike Fehrmann est une femme extrêmement occupée. Dans cet entretien, elle parle de ses expériences en tant que femme travaillant en dentisterie et offre des conseils à celles qui envisagent de se lancer dans le domaine. Comment avez-vous décidé d'entrer dans le domaine de la dentisterie? J'ai su très tôt que je voulais étudier la dentisterie. Ma mère est orthodontiste et j'ai toujours aimé ce qu'elle faisait. Pendant mes études, cependant, les choses semblaient différentes - je voulais faire de la chirurgie buccale et maxillo-faciale pendant un certain temps. Mais ensuite, on m'a proposé le cabinet dentaire où je travaille maintenant, et bien que ce soit différent de ce à quoi je m'attendais, j'ai quand même pu développer mes compétences dans de nombreuses directions, arrivant enfin à la CFAO et à la dentisterie au laser, qui ont été mes zones de prédilection ces dernières années. Ma vie professionnelle change et évolue constamment, et c'est ce qui la rend passionnante. La chirurgie dentaire de haute technologie est exactement ce que je veux faire. D'après votre expérience, y a-t-il des avantages ou des inconvénients à être une femme en dentisterie? Ces derniers ont-ils changé avec le temps? Je pense que la dentisterie est formidable, mais c’est la même chose dans ce domaine que dans de nombreuses autres professions dans lesquelles les femmes travaillent. Nous avons souvent un double fardeau simplement en raison de notre responsabilité d'amener la prochaine génération au monde. C'est un sujet qui me préoccupe depuis longtemps. En fait, le DZÄS accueillera un symposium à Francfort plus tard cette année où nous mettrons en évidence l'équilibre entre technologie et pleine conscience, entre carrière et famille. J'ai très hâte d'y être. D'après mon expérience, les femmes ont tendance à avoir certains avantages - par exemple, nous trouvons souvent plus facile de traiter les enfants que les hommes dentistes. Cependant, nous devons toujours nous affirmer constamment. Mais les choses changent. À l'université près de chez nous, il n'y a pratiquement pas d'étudiants en médecine dentaire. Il est temps de repenser et d'adapter l'enseignement dentaire pour donner aux femmes les moyens de développer leur potentiel. Dans quelle mesure est-il important d'avoir des pairs et des mentors avec qui vous pouvez discuter des problèmes dentaires? Avoir d'autres femmes avec lesquelles on peut échanger des idées vaut son pesant d'or. Parfois, vous discutez de vos problèmes et vous trouvez soudainement qu'il y a une réponse simple à laquelle vous n'auriez pas pensé vous-même, qui vous facilite la vie. Il est possible de se passer d’un mentor, bien sûr, mais les choses deviennent plus difficiles. Les pairs et les mentors vous rendent fort et vous aident à progresser continuellement. De plus, les femmes parlent et écoutent souvent différemment et comprennent même sans paroles. Selon vous, quelles qualités et compétences sont nécessaires pour réussir dans le monde dentaire? J'ai reçu des commentaires de nombreux patients qui disent aimer voir des femmes soigner, car nous pouvons souvent lire entre les lignes et être plus susceptibles de reconnaître quand ils ont peur, par exemple. Néanmoins, nous devons souvent faire nos preuves à plusieurs reprises. Combien de fois n'ai-je pas entendu les questions, en particulier en tant que jeune professionnelle : «Êtes-vous capable de faire cela? Êtes-vous assez fort pour extraire cette dent? » Je ne pense pas qu’un dentiste masculin se verrait poser cette question. Avez-vous des conseils pour les filles et les femmes qui envisagent une carrière en dentisterie? Simplement faites-le! Créez votre réseau et n'abandonnez jamais. Trouvez une spécialisation, quelque chose que vous faites mieux que tout le monde. Trouvez des mentors et des collègues qui peuvent vous aider et vous guider en cas de besoin. Renseignez-vous et découvrez ce qui vous passionne. Quels produits Kuraray Noritake utilisez-vous dans votre flux de travail quotidien? J'utilise à la fois les blocs KATANA ™ AVENCIA ™ et les blocs de zircone KATANA ™ dans mon flux de travail CEREC pour produire des prothèses CAO / FAO. Un collègue qui travaille beaucoup avec Kuraray Noritake m'a parlé de ces blocs, alors je les ai essayés. Les blocs de zircone m'ont impressionnée en étant super translucides et variables dans leur couleur. Leur ajustement est excellent et le flux de travail CEREC est facile. Les blocs AVENCIA ™ sont très simples à utiliser car après le fraisage, ils doivent seulement être polis et non cuits. Ceci est particulièrement utile lorsque vous réalisez des inlays-onlays.
News Feature Les technologies adhésives depuis leur création avec le Dr Mayer 13 avr. 2021 Le Dr Mayer a été l'un des premiers utilisateurs des produits et technologies adhésives les plus avancés disponibles au début des années 90. Il a encore un bon souvenir du premier adhésif auto-mordançant qui était disponible à l'époque, Clearfil Liner Bond. Aujourd'hui, il est le propriétaire de la deuxième génération d'un grand cabinet dentaire que son père a fondé en 1968 à Beilstein, dans le Bade-Wurtemberg. Le partenaire d'interview était le Dr André Rumphorst, Responsable Marketing Scientifique Europe. Dr Mayer, vous avez une préférence pour les produits japonais, que ce soit en voiture ou en spécialités dentaires. Pourquoi? C'est une longue histoire qui peut être considérée comme une expérience agréable en ce qui concerne ma mère, qui a entretenu une longue relation avec un Japonais. De cette façon, nous avons pu recevoir un aperçu de la culture et de la mentalité japonaise dès notre jeune âge. J'ai ainsi développé une certaine confiance fondamentale dans la qualité des produits japonais. Dans votre pratique, vous offrez un spectre de traitement très large ; par exemple l'orthodontie, l'implantologie, les traitements au laser, la prophylaxie, la parodontologie et, bien sûr, le traitement de remplissage classique avec des composites. Comment évalueriez-vous vos expériences avec la technologie des adhésifs ? Au début des années 90, je me suis concentré sur la technologie des adhésifs comme je l'avais appris auprès du professeur Roulet et du Dr Blunck à Berlin. Au fil des années et des décennies, je me suis familiarisé avec de nombreux produits et générations d'adhésifs, et j'ai rassemblé toutes mes expériences. En général, je peux dire que les adhésifs ont constamment augmenté en qualité au fil des ans. Quel produit utilisez-vous aujourd'hui dans votre travail quotidien et comment évaluez-vous les différentes générations d'adhésifs ? Depuis quelque temps, j'utilise l'adhésif universel Clearfil Universal Bond Quick. Avant cela, j'ai utilisé un adhésif auto-mordançant multi-flacons. La simplification pour éviter le mordançage à l'acide phosphorique, en particulier lorsqu'aucune partie d'émail n'est disponible, est importante pour moi. Qu'est-ce que vous aimez particulièrement à propos de Clearfil Universal Bond Quick ? En bref : il y a tout d'abord le facteur gain de temps. Le temps c'est de l'argent grâce au protocole d'application extrêmement rapide, sans temps d'attente pendant que l'adhésif prend effet. Deuxièmement, la large gamme d'indications simplifie mon travail de dentiste. Troisièmement, je n'ai observé pratiquement aucune plainte post-opératoire. Pour mes patients, cela est bien sûr d'une importance décisive. Il n'existe pas de description uniforme des adhésifs dits universels. Quelle serait votre définition ? Pour moi, un adhésif universel doit avant tout fonctionner aussi bien que les adhésifs à flacons multiples (systèmes MR2 et MR3). Je peux dire que ces deux éléments fonctionnent de manière fiable avec Clearfil Universal Bond Quick. Existe-t-il des indications pour lesquelles vous n'utiliseriez pas Clearfil Universal Bond Quick ; par exemple, en cas de grosses restaurations de classe II avec des bords de dentine cervicale ? Non. Nous utilisons désormais seulement Clearfil Universal Bond Quick pour tous les traitements restaurateurs directs et toutes les indications directes. Nous n'avons pas besoin d'un autre adhésif. En raison du protocole d'application très simple et court, vous ne pouvez vraiment pas vous tromper. Comme pour tous les adhésifs, il est bien sûr nécessaire de suivre attentivement les instructions et les différentes étapes de travail qui sont différentes pour chaque produit. Sinon, nous aimons mordancer les bords de l'émail en utilisant K-Etchant (Kuraray). J'adore vraiment l'application d'une précision exceptionnelle grâce à l’embout très fin, combinée à une grande stabilité. De cette manière, il est possible de mettre en œuvre efficacement le souhait souvent exprimé d'un mordançage sélectif de l'émail. Utilisez-vous également des adhésifs universels pour les travaux de collage indirect ? Dans les situations difficiles, j'utilise Panavia V5 (Kuraray) dans les zones où la liaison adhésive doit être très solide, ou alors j'utilise un collage de résine auto-adhésif avec Clearfil Ceramic Primer Plus (Kuraray) pour insérer la céramique. À cet égard, Clearfil Universal Bond Quick n'a pas encore remplacé toutes mes petits flacons !