Stratification en céramique hybride sur zircone : une approche complexe Par Dumitru Leahu, prothésiste dentaire INTRODUCTION Les réhabilitations antérieures complexes nécessitent un contrôle minutieux de la forme, de la couleur et des propriétés optiques. Pour cette restauration implanto-portée, une armature en KATANA ™ Zirconia YML a été associée à CERABIEN ™ ZR et CERABIEN ™ MiLai (tous deux développés par Kuraray Noritake Dental Inc.) afin d’obtenir le résultat esthétique souhaité. CONCEPTION DE L’ARMATURE Un cut-back vestibulaire de 1 mm et un tiers incisif sans zircone ont été intégrés à la conception de l’armature afin de ménager suffisamment d’espace pour les couches de céramique. KATANA ™ Zirconia YML a été utilisé pour la restauration implanto-portée (fig. 1). La température de frittage était de 1 550 °C. Fig. 1 : conception de l’armature avec un cut-back vestibulaire de 1 mm et un tiers incisif sans zircone. MATÉRIAU : KATANA ™ Zirconia YML STRATIFICATION DE BASE AVEC CERABIEN ™ ZR La première cuisson céramique avec la céramique à haute fusion CERABIEN ™ ZR a permis de créer des concavités bien définies et stables, avec une luminosité et un éclat suffisants (fig. 2). Les matériaux utilisés étaient les suivants : 0.5 NW Body, Enamel 1, LTx, Tissue 3 et Tissue 4. La température de cuisson était de 940 °C. Fig. 2 : stratification de base avec CERABIEN ™ ZR, réalisée avec 0.5 NW Body, Enamel 1, LTx, Tissue 3 et Tissue 4. MATÉRIAU : CERABIEN ™ ZR CARACTÉRISATION INTERNE La caractérisation interne a été réalisée avec les maquillants internes CERABIEN ™ MiLai Internal Stain (fig. 3). Les mélanges Cervical 2 + Bright (40/60), White + (A+) + Bright (50/10/40) et Tissue Red + Bright (60/40) ont été appliqués comme indiqué. La température de cuisson était de 700 °C. Les maquillants internes ont été utilisés pour reproduire l’anatomie interne et la caractérisation de la restauration, et pour favoriser l’harmonisation de la teinte avec les dents naturelles (fig. 4 à 6). Fig. 3 : caractérisation interne avec les maquillants internes CERABIEN ™ MiLai. Fig. 4 : détail de la caractérisation incisale. Fig. 5 : détail de la caractérisation cervicale. Fig. 6 : référence intra-orale pour harmoniser la restauration avec les dents naturelles. STRATIFICATION FINALE AVEC CERABIEN ™ MiLai Le bridge a été finalisé avec la céramique basse température CERABIEN ™ MiLai. LT1, LTx et ELT1 ont été utilisés pour la stratification finale (fig. 7). La température de cuisson était de 780 °C. Tissue 1 a ensuite été appliqué pour créer la forme gingivale finale (fig. 8). Pour cette cuisson, la température était de 740 °C. Les figures 9, 10 et 11 illustrent la restauration respectivement après finition au laboratoire, lors de l’essayage intra-oral et après sa mise en place définitive sur les implants. Fig. 7 : stratification céramique finale avec LT1, LTx et ELT1. Fig. 8 : stratification gingivale avec Tissue 1. Fig. 9 : bridge implanto-porté terminé. Fig. 10 : restauration finale lors de l’essayage. Fig. 11 : résultat intra-oral final. CONCLUSION L’approche hybride présentée associe les avantages des céramiques à haute et basse fusion pour l’individualisation esthétique des restaurations antérieures en zircone. La céramique à haute fusion CERABIEN ™ ZR permet d’établir la morphologie de base et la structure optique avant de procéder à la caractérisation à plus basse température et à la stratification finale. Grâce à la stabilité des couches de CERABIEN ™ ZR déjà cuites lors des cuissons ultérieures de CERABIEN ™ MiLai, la restauration peut être davantage individualisée tout en préservant les structures préalablement établies. SANS COMPROMIS.INÉGALÉ.À VOTRE IMAGE. 14 oct. 2026
7 erreurs à éviter pour obtenir un résultat naturel avec KATANA Zirconia YML et CERABIEN MiLai Par Jade Sidou Trabuc, prothésiste dentaire Résultat très naturel : restauration d’une incisive latérale réalisée selon une technique de micro-stratification avec la céramique CERABIEN™ MiLai. Une caractérisation interne et une stratification minimale ont été réalisées afin de reproduire une morphologie naturelle, une translucidité harmonieuse et un état de surface réaliste. Poudres utilisées : CCV2 et LTx, avec des maquillants internes pour créer les effets optiques souhaités et des maquillants de surface pour reproduire les détails anatomiques et harmoniser le sourire. 7 ERREURS À ÉVITER POUR OBTENIR UN RÉSULTAT NATUREL Les échecs esthétiques en céramique ne sont presque jamais la faute du matériau. En dix ans de laboratoire, j’ai rarement vu une restauration ratée à cause de la zircone ou de la céramique elle-même. Ce que j’observe, en revanche, c’est une série d’erreurs récurrentes – souvent invisibles au moment de la fabrication – qui compromettent le résultat final sous l’éclairage naturel ou lors du contrôle en bouche. KATANA™ Zirconia YML et CERABIEN™ MiLai (Kuraray Noritake Dental Inc.) sont des matériaux d’une grande finesse optique. Leur comportement face à la lumière est proche de celui de la dent naturelle, à condition que l’ensemble du processus de fabrication soit cohérent. Ce n’est pas la quantité d’effets appliqués qui fait la qualité d’une restauration : c’est la compréhension des principes qui gouvernent la perception de la teinte, de la translucidité et de la texture. Cet article, né de mon expérience quotidienne au laboratoire, présente les sept erreurs les plus fréquentes que j’ai observées – chez moi comme chez des confrères – lors de la réalisation de restaurations micro-stratifiées. Pour chacune, j’explique pourquoi elle survient, quelles en sont les conséquences optiques, et quelle solution pratique peut être mise en œuvre immédiatement. Erreur n°1 : Mauvais choix de translucidité de l’infrastructure zircone Erreur n°2 : Copier sans comprendre Erreur n°3 : Négliger la préparation clinique Erreur n°4 : Corriger la teinte avec la céramique Erreur n°5 : Excès de contraste Erreur n°6 : Polissage négligé Erreur n°7 : Évaluation sous éclairage INFRASTRUCTURE, LECTURE OPTIQUE ET PRÉPARATION CLINIQUE Erreur n°1 – Choisir la mauvaise translucidité dès le départ Pourquoi elle survient : le choix du grade de KATANA Zirconia YML est souvent dicté par habitude ou par défaut, sans analyse du contexte clinique réel. On sélectionne un grade KATANA Zirconia (UTML ou STML) sans tenir compte de la teinte du moignon, de l’épaisseur réduite disponible ou de la clarté des dents adjacentes. Conséquences : une infrastructure trop translucide sur un moignon sombre produit un effet grisâtre en profondeur impossible à corriger ensuite avec la céramique. À l’inverse, une infrastructure trop opaque bloque la lumière et donne un rendu mat, plâtreux, sans vie. Solution : évaluer systématiquement la teinte du moignon préparé avant toute commande de disque. Utiliser les guides de sélection KATANA Zirconia YML qui croisent la valeur du moignon, l’épaisseur de réduction et la teinte cible. Sur moignon C3 ou D4, privilégier un grade ML ou HT pour maintenir la valeur sans que la profondeur ne contamine la surface. Erreur n°2 – Copier une photo plutôt que comprendre la dent naturelle Pourquoi elle survient : la tentation est grande de reproduire à l’identique une photographie de teinte reçue du praticien. Mais une photo est une interprétation de la lumière, pas la lumière elle-même. Elle aplatit les volumes, exagère certains reflets et efface des transitions subtiles. Conséquences : on reproduit des effets sans comprendre d’où ils viennent. Un halo incisif visible sur photo peut être une illusion optique liée à l’angle du flash. Lorsque l’on tente de le reproduire en céramique, on obtient un effet artificiel et statique. Solution : apprendre à lire une dent, pas à la copier. Analyser la distribution des lobes de développement, la direction de la lumière dans la photo, les zones de translucidité réelles versus les reflets. Avec CERABIEN MiLai, nous travaillons en pensant à la circulation de la lumière à l’intérieur de la restauration, pas à son apparence en surface. Erreur n°3 – Négliger l’impact de la préparation clinique Pourquoi elle survient : le prothésiste travaille sur l’empreinte ou le modèle numérique qu’il reçoit. Il n’est pas toujours en mesure de refuser une préparation sous-réduite ou irrégulière, surtout dans un contexte de délais courts. Conséquences : une préparation insuffisamment réduite contraint à fabriquer une infrastructure trop fine, sans espace suffisant pour la céramique CERABIEN MiLai. Une préparation trop sombre, non traitée, contamine toute la chaîne optique : même la meilleure céramique ne peut contrebalancer un fond opaque grisâtre. Solution : instaurer un protocole de communication systématique avec le praticien : fiche de relevé d’espace (vestibulaire, occlusal, interproximal), teinte du moignon photographiée en lumière naturelle, et si possible en lumière polarisée. Ne jamais hésiter à demander une retouche de préparation par écrit. Un rapport de fabrication documenté protège le prothésiste et améliore le résultat. Astuce : avant de commencer un cas complexe, vérifier la teinte du moignon, l’espace disponible et les conditions lumineuses permet d’anticiper la majorité des difficultés esthétiques. LA CÉRAMIQUE NE PEUT PAS TOUT CORRIGER Erreur n°4 – Vouloir corriger la teinte uniquement avec la céramique C’est l’une des erreurs les plus fréquentes et les plus coûteuses en temps. Elle naît d’une conviction erronée : que la céramique de stratification est un outil de correction de teinte universel. En réalité, la couleur finale d’une restauration microstratifiée est le résultat d’une équation à quatre variables – infrastructure, moignon, ciment de scellement et céramique – et modifier l’une sans tenir compte des autres est voué à l’échec. Concrètement : si l’infrastructure KATANA Zirconia YML choisie est trop claire pour un moignon C4, appliquer une céramique CERABIEN MiLai plus saturée en surface produira une restauration à deux visages – trop chaude en lumière directe, trop grise en lumière transmise. La réflexion et la transmission de la lumière ne se comportent pas de la même manière, et l’œil humain perçoit les deux simultanément. Solution pratique : établir la chaîne optique complète avant de commencer. Connaître la teinte du ciment prévu par le praticien (ou le demander expressément), évaluer l’infrastructure en lumière transmise avant stratification, et construire la restauration en pensant à la valeur globale, pas à la teinte de surface. Erreur n°5 – Créer trop de contraste entre les effets céramiques La tentation des effets est réelle. Les céramiques CERABIEN MiLai offrent une palette d’opalescent, de fluorescent, de mamelon et d’effets incisal d’une richesse extraordinaire. Et c’est précisément là que réside le danger : vouloir tout utiliser. Les dents naturelles sont – sauf exception – des objets optiques subtils. Leurs effets internes (mamelons, halos, zones de translucidité) sont rarement perceptibles de loin. Ce qui crée la naturalité, c’est la cohérence des transitions, pas l’intensité des effets. Une restauration surchargée en contrastes se lit immédiatement comme artificielle, même par un non-initié, parce qu’elle attire le regard au lieu de s’y fondre. Conseil : travailler les mamelons avec parcimonie et observer régulièrement la pièce à distance (50 cm minimum) pendant la stratification. POLISSAGE, TEXTURE DE SURFACE ET CONTRÔLE LUMIÈRE Erreur n°6 – Sous-estimer l’importance du polissage et de l’état de surface L’état de surface d’une restauration céramique est l’un des facteurs les plus déterminants dans sa perception optique finale – et l’un des plus négligés. La texture de surface agit comme un filtre entre la lumière incidente et l’observateur. Une surface trop lisse réfléchit la lumière de manière spéculaire, créant des éclats brillants qui peuvent révéler des imperfections de teinte. Une surface trop rugueuse diffuse la lumière de façon anarchique, ce qui assombrit la valeur perçue et accentue les irrégularités chromatiques. Avec la céramique CERABIEN MiLai, la glaçure joue un rôle particulier : elle homogénéise les micro-textures issues de la stratification et participe à la perception de la profondeur. Une glaçure trop épaisse ou trop fine modifie la hiérarchie des couches visuelles. Le polissage manuel post-cuisson, lorsqu’il est bien maîtrisé, peut surpasser la glaçure en termes de naturalité, car il permet de reproduire des textures anatomiques différenciées – plus lisses en zone cervicale, plus texturées en zone incisive. Solution pratique : séquencer le polissage par zones anatomiques. Utiliser des cupules silicone de granulométrie décroissante en respectant une pression légère et constante. Sur KATANA Zirconia YML, en restauration monolithique, finaliser avec une pâte diamantée 1 μm pour atteindre un lissé de surface comparable à l’émail naturel. En stratifié CERABIEN MiLai, texturer avant glaçure avec un instrument rotatif fin, et vérifier l’état de surface avant cuisson finale. Conseil Polissage : je conserve toujours une dent naturelle extraite (non traitée) sur mon plan de travail comme référence de texture. Avant de valider le polissage final, je compare la restauration à cette dent sous lumière rasante. C’est un test simple, gratuit, et redoutablement efficace. Erreur n°7 – Évaluer son travail sous une seule source lumineuse Le laboratoire dentaire est souvent équipé d’un éclairage néon blanc froid – pratique pour travailler, mais trompeuse pour évaluer une restauration. La lumière froide surestime la valeur (blancheur), atténue les rouges et les jaunes, et efface les translucidités. Une restauration qui semble parfaite sous cet éclairage peut paraître grise ou mate en lumière naturelle, et trop chaude à la lumière incandescente d’une salle à manger. Ce phénomène, connu sous le nom de métamérisme, est particulièrement critique avec les céramiques à haute fluorescence comme CERABIEN MiLai. Les pigments fluorescents répondent différemment selon le spectre lumineux : une restauration très fluorescente semblera éclatante en lumière UV ou naturelle riche en UVA, et plus ordinaire en lumière artificielle filtrée. Ignorer ce comportement conduit à des restaurations qui surprennent en bouche. Solution pratique : mettre en place un protocole de contrôle à trois éclairages : lumière du jour naturelle (nord, diffuse), lumière artificielle chaude (3000K), et lumière fluorescente ou LED neutre (4000K). Observer à chaque fois la restauration seule, puis en contexte (posée sur le modèle contre les dents adjacentes). Les différences de comportement entre éclairages vous diront plus sur votre restauration que n’importe quel autre test. Conseil Éclairage : j’ai, dans mon laboratoire, une petite fenêtre orientée nord, sans soleil direct. C’est ma référence lumineuse principale. Chaque restauration passe obligatoirement par cette fenêtre avant de quitter le labo. Deux minutes qui évitent bien des retours. Ce protocole d’évaluation tricolore permet de détecter le métamérisme avant la pose, d’anticiper le comportement de la restauration dans tous les environnements du patient, et de valider la fluorescence de la céramique dans des conditions spectrales variées. CONCLUSION : LA MAÎTRISE OPTIQUE AVANT LES EFFETS Après des années à travailler avec la zircone KATANA Zirconia YML et la céramique CERABIEN MiLai de Kuraray Noritake, ma conviction est inchangée : ce ne sont pas les matériaux qui limitent le résultat, c’est la compréhension que l’on en a. Ces sept erreurs ne sont pas des fautes professionnelles – ce sont des pièges logiques que tout prothésiste rencontre sur la route de l’excellence. Les identifier, les nommer et les comprendre est déjà la moitié du chemin. Ce qui distingue une restauration médiocre d’une restauration remarquable, c’est rarement la complexité de sa stratification. C’est la cohérence de ses choix : le grade de zircone adapté au contexte clinique, la lecture juste de la lumière dans la dent naturelle, le dialogue avec le praticien sur la préparation et le ciment, la retenue dans les effets, la rigueur du polissage, et la discipline du contrôle lumière. Ce sont des principes simples, mais leur application systématique transforme le niveau de production d’un laboratoire. Compréhension optique Analyser la lumière, les volumes et les transitions avant de toucher un pinceau. La restauration commence dans l’observation, pas dans la stratification. Cohérence de la chaîne Infrastructure, moignon, ciment et céramique forment un système. Chaque élément influence les autres. Aucune correction isolée ne peut compenser un maillon faible. Retenue dans les effets Les dents naturelles sont subtiles. La naturalité naît de la cohérence des transitions, pas de l’accumulation des effets céramiques. Rigueur du contrôle Évaluer sous différents éclairages, à distance et en situation clinique. Un protocole de validation rigoureux est la dernière ligne de défense avant la pose. La céramique CERABIEN MiLai, dans sa richesse chromatique et sa réponse optique proche du tissu naturel, n’exprime pleinement son potentiel que lorsqu’elle est utilisée avec discernement. Elle pardonne peu les excès – mais elle récompense généreusement la maîtrise. C’est en cela qu’elle est, pour moi, l’outil de stratification le plus fidèle disponible aujourd’hui, capable de s’adapter aussi bien aux restaurations unitaires qu’aux restaurations plurales. « Une restauration naturelle ne se voit pas. Elle se ressent. Ce sont les principes optiques, pas la quantité d’effets, qui créent l’illusion du vivant. » – Jade Sidou Trabuc SANS COMPROMIS.INÉGALÉ.À VOTRE IMAGE. 30 sept. 2026
Esthétique blanche et rose bio-inspirée grace a une approche de micro stratification Par Roberto Rossi, prothésiste dentaire. APPROCHE BIO-INSPIRÉE Les réhabilitations esthétiques des tissus dentaires (blancs) et gingivaux (roses) nécessitent un protocole associant une conception précise de l’armature à une stratification céramique maîtrisée. Lorsque chaque étape est soigneusement planifiée, les propriétés optiques du matériau de l’armature peuvent être pleinement exploitées, réduisant ainsi le recours à une stratification céramique importante. Le cas clinique suivant illustre ce flux de travail fondé sur une approche bio-inspirée. Dans ce cas, une technique de micro-stratification a été utilisée pour reproduire l’esthétique vestibulaire tout en préservant la morphologie de l’armature en zircone. KATANA™ Zirconia YML a été associée à la céramique à basse température de cuisson CERABIEN™ MiLai (toutes deux développées par Kuraray Noritake Dental Inc.). Cette combinaison est particulièrement adaptée à ce type de restauration. CONCEPTION DE L’ARMATURE Afin de renforcer l’effet de bio-design, dans lequel la morphologie de l’armature reproduit la répartition naturelle de la dentine et de l’émail, une stratégie d’usinage précise est essentielle. La morphologie de l’armature planifiée doit être reproduite fidèlement, sans perte de détails au niveau des zones proximales ni à la transition entre les zones esthétiques blanche et rose (Fig. 1). Les propriétés optiques de l’armature usinée (Fig. 2), associées à la précision de sa surface usinée (Fig. 3), constituent la base d’un résultat esthétique prévisible. Fig. 1 : restauration usinée au sein du disque de zircone. Fig. 2 : armature en zircone usinée reproduisant fidèlement le design de réduction anatomique (cut-back). Fig. 3 : vue détaillée de la surface de l’armature, mettant en évidence la précision de l’usinage. Une fois l’armature correctement frittée, les propriétés optiques de la zircone multicouche ainsi que l’effet de la phase cubique de la zircone peuvent être pleinement appréciés. Avant le frittage, une attention particulière doit toutefois être portée à la surface de l’armature. Toute retouche doit préserver, voire améliorer, la morphologie initiale créée lors de la phase de conception CAO. L’armature doit présenter une surface lisse et dense, exempte de rugosités et de porosités, afin d’offrir une base idéale pour les procédures de caractérisation ultérieures (Fig. 4). Fig. 4 : surface de l’armature après frittage, texturation de surface et finitions. La teinte du disque KATANA™ Zirconia YML doit généralement être choisie un ton plus clair que la teinte finale souhaitée. Cette approche permet d’éviter une chromaticité excessive ainsi qu’un aspect de faible luminosité dans les zones où l’épaisseur de zircone est plus importante, tout en conservant une grande flexibilité lors des étapes ultérieures de caractérisation et de stratification (Fig. 5). Grâce à la transmission lumineuse variable à travers les différentes épaisseurs de la zone incisale conçue selon le concept de bio-design, l’effet dentinaire devient clairement visible après le frittage (Fig. 6). Plutôt que de masquer ces propriétés optiques, les étapes suivantes visent à les mettre en valeur grâce à une caractérisation interne et à une micro-stratification sélective. Fig. 5 : armature frittée positionnée sur le modèle. Fig. 6 : transmission lumineuse variable à travers l’armature, mettant en évidence les effets optiques générés par les différentes épaisseurs de zircone. CARACTÉRISATION INTERNE La première étape de l’individualisation de l’armature est réalisée à l’aide de la technique Internal Live Stain (ILS) (cartographie chromatique 1). À ce stade, l’armature en zircone est considérée comme le noyau dentinaire de la restauration. Cette technique est simple à mettre en oeuvre, produit un effet visuel immédiat et se prête particulièrement bien à la réalisation de restaurations sur des groupes de dents symétriques, ainsi qu’aux réhabilitations esthétiques dento-gingivales (Fig.7 et 8). Cartographie chromatique 1 : planification de la caractérisation interne initiale. Fig. 7 : points d’Internal Stains appliqués pour visualiser la procédure ILS planifiée. Fig. 8 : répartition planifiée des colorants internes. L’application initiale vise à augmenter la chromaticité de la zircone tout en maintenant une luminosité élevée dans le tiers incisif. La luminosité intrinsèque élevée de KATANA™ Zirconia YML contribue à préserver la brillance globale de la restauration après la micro-stratification ultérieure avec CERABIEN™ MiLai. La technique « Globule Painting » utilisée se compose de trois étapes : application, dégradé et contrôle. Elle offre également une approche modulaire, permettant des applications supplémentaires lorsqu’un niveau de personnalisation plus élevé est requis. À ce stade, seuls les effets optiques les plus profonds doivent être reproduits à l’aide des colorants internes. Incisal Blue 2 est utilisé pour créer l’opalescence, A+ pour augmenter la chromaticité, et Salmon Pink associé à Tissue Red pour caractériser les tissus gingivaux (Fig. 9a à c). Les effets internes sont ensuite évalués avant cuisson. Après cuisson, les couleurs conservent leur apparence (Fig. 10), permettant au prothésiste de passer directement à l’étape de micro-stratification. Fig. 9a : application d’Incisal Blue 2 dans la zone incisale.Fig. 9b : application d’A+ pour augmenter la chromaticité.Fig. 9c : application de Salmon Pink et de Tissue Red pour caractériser les tissus gingivaux. Fig. 10 : armature après cuisson à la suite de la caractérisation interne initiale. Cartographie chromatique 2 : comparaison entre la caractérisation interne planifiée et la caractérisation interne réalisée. MICRO-STRATIFICATION Après la caractérisation interne, la restauration est prête pour la micro-stratification avec CERABIEN™ MiLai. Selon les effets à reproduire et l’espace prévu par la conception CAO, des céramiques translucides, opalescentes et de Luster peuvent être utilisées pour reproduire la couche d’émail. Les céramiques dentine opaque, utilisées seules ou en combinaison, peuvent être appliquées dans le tiers cervical ou pour créer un effet de mamelon plus opaque. Le montage suit une séquence définie (Cartographie de stratification 1). CCV2 est appliqué afin de maintenir la translucidité tout en augmentant la chromaticité (Fig. 11). LT1 est utilisé comme principale céramique Luster dans le tiers moyen (Fig. 12), tandis que E2 est employé comme dentine de transition dans la zone incisale et constitue la base des effets ultérieurs (Fig. 13). Cartographie de stratification 1 : vue d’ensemble de la procédure de micro-stratification planifiée. Fig. 11 : application de CCV2 afin de maintenir la translucidité tout en augmentant la chromaticité dans la zone cervicale. Fig. 12 : application de LT1 comme principale céramique Luster dans le tiers moyen. Fig. 13 : application de E2 comme dentine de transition dans la zone incisale. Afin de renforcer l’opalescence tout en préservant la translucidité, Aqua Blue 2 est appliqué dans la zone incisale (Fig. 14). Value Liner 1 est ensuite appliqué au sein de la couche E2, tandis qu’Aqua Blue 2 estdéposé sur le bord incisif afin d’accentuer le contraste des mamelons (Fig. 15). Fig. 14 : application d’Aqua Blue 2 pour renforcer l’opalescence. Fig. 15 : application de Value Liner 1 et d’Aqua Blue 2 afin d’augmenter le contraste des mamelons. La morphologie de base est complétée par une nouvelle application de LT1, comblant la transition entre les zones cervicale et incisale (Fig. 16). Pour la partie gingivale de la restauration, Tissue 5 est utilisé afinde reproduire les zones rougeâtres profondes, tandis que Tissue 6 est appliqué sur les tissus alvéolaires superficiels (Fig. 17). Après cuisson, les effets optiques créés par la caractérisation interne et la microstratification deviennent clairement visibles (Fig. 18). Fig. 16 : application de LT1 pour compléter la transition entre les zones cervicale et incisale. Fig. 17 : application de Tissue 5 et Tissue 6 pour reproduire les tissus gingivaux. Fig. 18 : restauration après cuisson à la suite de la procédure de micro-stratification. AJUSTEMENT DE LA CARACTÉRISATION INTERNE L’un des points forts de la technique ILS réside dans sa modularité. Plusieurs effets peuvent être appliqués lors de la caractérisation initiale, ou les cycles de cuisson peuvent être dissociés afin de permettre l’ajout d’effets complémentaires à un stade ultérieur. Étant donné que les colorants internes sont conçus pour rester stables pendant la cuisson, une caractérisation supplémentaire peut être réalisée sans compromettre l’application précédente. Another advantage is the immediate appearance of the applied effects. This allows the technician to assess the colour distribution directly during application and compare the result with the desired outcome. The colour stability of the internal stains after firing also provides excellent control throughout the procedure. The appearance observed before firing closely corresponds to the fired result, making it possible to verify the characterisation before the restoration is returned to the furnace. This can be particularly useful when digital shade-matching systems, such as photography or spectrophotometry, are used. Un autre avantage réside dans l’apparence immédiate des effets appliqués. Cela permet au prothésiste d’évaluer directement la répartition des couleurs pendant l’application et de comparer le résultat obtenu à l’objectif recherché. La stabilité des couleurs des colorants internes après cuisson offre également un excellent contrôle tout au long de la procédure. L’apparence observée avant cuisson correspond étroitement au résultat après cuisson, ce qui permet de vérifier la caractérisation avant de replacer la restauration dans le four. Cette caractéristique peut être particulièrement utile lorsque des systèmes numériques de prise de teinte, tels que la photographie ou la spectrophotométrie, sont utilisés. Avant l’application d’une seconde couche de colorants internes, la surface cuite doit être retouchée à l’aide de fraises diamantées fines afin d’obtenir une surface lisse favorisant l’adhésion des colorants (Fig. 19). À ce stade, les effets superficiels de l’émail sont affinés par le renforcement sélectif de certains effets de caractérisation, l’accentuation de l’opalescence et l’ajout de taches localisées (Cartographie chromatique 3). Dans le cas présent, un mélange de White et de Mamelon Orange 2 (4:1) a été appliqué afin de renforcer les mamelons. Incisal Blue 2 a ensuite été appliqué près des mamelons pour en accentuer le contraste. Cartographie chromatique 3 : schéma illustrant l’ajustement ILS planifié. Fig. 19 : retouche de la surface de l’armature avant la seconde application des colorants internes. STRATIFICATION FINALE L’étape de stratification finale est utilisée pour affiner à la fois la morphologie et les effets de l’émail à l’aide de céramiques Luster et Email. À ce stade, toutes les zones caractérisées par la technique ILS doivent être recouvertes de céramique. LT1 peut être utilisé pour compléter les tiers cervical et moyen lorsque qu’aucune augmentation supplémentaire de la chromaticité n’est requise, tout en maintenant la luminosité de la restauration. Lors de cette même étape, LTx est appliqué du tiers moyen vers la zone incisale afin d’accroître la translucidité et de créer un effet de plus faible luminosité dans la région incisale (Fig. 20). ELT1 est ensuite utilisé pour affiner la morphologie et reproduire le contraste naturel de l’émail en créant l’impression d’une plus grande épaisseur d’émail dans les zones proximales. Pour les tissus gingivaux, Tissue 5 est appliqué afin de compenser le retrait entre les dents et dans les zones les plus profondes, tandis que Tissue 1 est utilisé pour reproduire l’aspect translucide des tissus gingivaux superficiels (Fig. 21). Fig. 20 : application de LT1 et de LTx lors de l’étape de stratification finale. Fig. 21 : stratification de l’émail et des tissus gingivaux finalisée. ÉTAT DE SURFACE ET FINITIONS Après la cuisson de la couche d’émail, la texture de surface est affinée à l’aide de fraises diamantées de différentes formes afin de reproduire une morphologie de surface naturelle (Fig. 22). Avant l’autoglaçage, de la poudre d’or peut être appliquée pour mettre en évidence la texture de surface et en faciliter l’évaluation (Fig. 23). Fig. 22 : texture de surface reproduite à l’aide d’instruments rotatifs. Fig. 23 : poudre d’or appliquée pour mettre en évidence la texture de surface avant l’autoglaçage. Fig. 24 : vue en lumière transmise révélant les propriétés optiques de la restauration. L’autoglaçage améliore la qualité et la compacité de la porcelaine tout en préservant les concavités et convexités naturelles de la texture de surface. Après le glaçage, la surface peut être affinée mécaniquement à l’aide de polissoirs pour céramique afin d’obtenir le poli final. La restauration peut être évaluée sous différentes conditions d’éclairage afin d’apprécier les propriétés optiques de KATANA™ Zirconia YML (Fig. 24), les effets de la micro-stratification (Fig. 25) ainsi que la texture de surface. Le résultat final démontre l’harmonie entre les esthétiques blanche et rose (Fig. 26). Fig. 25 : effets de microstratification visibles sur la restauration finalisée Fig. 26 : résultat esthétique final associant les esthétiques blanche et rose. REMARQUES FINALES Ce cas démontre comment une caractérisation interne maîtrisée et une micro-stratification sélective peuvent être utilisées pour préserver et mettre en valeur les propriétés optiques d’une armature en zircone. En combinant une conception précise de l’armature avec une application minimale de céramique, il est possible d’obtenir des esthétiques blanches et roses hautement naturelles dans le cadre d’un flux de travail prévisible et efficace. SANS COMPROMIS.INÉGALÉ.À VOTRE IMAGE. 23 sept. 2026
STRATIFICATION PARTIELLE SUR ZIRCONE : COUCHES MINIMALES, ESTHÉTIQUE MAXIMALE Par Ghaith Alousi, prothésiste dentaire MATÉRIAUX UTILISÉS KATANA Zirconia YML DISQUE EN ZIRCONE Disque de zircone multicouche hautement esthétique présentant un dégradé naturel de teinte du collet vers le bord incisal. Il associe une résistance élevée à la flexion à une excellente translucidité et convient parfaitement à la stratification partielle. CERABIEN MiLai CÉRAMIQUE DE STRATIFICATION Céramique de stratification de nouvelle génération spécialement développée pour les restaurations sur zircone et disilicate de lithium. Excellente adhérence à la zircone, optique lumineuse naturelle et large gamme de masses céramiques pour des techniques de stratification détaillées. CERABIEN MiLai Internal Stains MAQUILLANTS Incisal Blue 1, Mamelon Orange 2, A+, Tissue Pink, Salmon Pink, White, Bright. Toutes les masses sont mélangées avec Bright afin d'obtenir une consistance optimale et une application précise. CERABIEN MiLai Masses MASSES CÉRAMIQUES Tx, Creamy Enamel, LTx, CCV-2, ELT1 pour les dents. Tissue 1, 4 et 6 pour les tissus gingivaux. INTRODUCTION Obtenir une restauration très esthétique ne nécessite pas nécessairement une stratification complexe. Grâce aux nouvelles générations de zircones multicouches et aux céramiques de micro-stratification, il est aujourd'hui possible d'atteindre un niveau élevé de naturel avec des protocoles plus simples et plus efficaces. Dans ce cas clinique, Ghaith Alousi illustre le potentiel de l'association entre KATANA™ Zirconia YML et CERABIEN™ MiLai. Le concept repose sur une armature dont la face palatine reste entièrement monolithique, tandis que seule la surface vestibulaire reçoit une stratification céramique ciblée. Cette conception permet de préserver les avantages mécaniques de la zircone tout en bénéficiant de l‘expressivité esthétique d‘une céramique appliquée manuellement. À travers les différentes étapes de fabrication, ce cas montre comment une utilisation raisonnée des matériaux, associée à une caractérisation précise, permet d‘obtenir un résultat naturel avec un minimum de céramique et un maximum d‘efficacité. ÉTAPE 1 : ARMATURE EN ZIRCONE AVANT FRITTAGE USINAGE CAD/CAM · KATANA™ Zirconia YML L'armature a été conçue spécifiquement pour une stratification vestibulaire partielle. La face vestibulaire offre l'espace nécessaire à l’application de la céramique CERABIEN™ MiLai. Les surfaces palatines restent entièrement monolithiques en zircone et les points de contact occlusaux sont maintenus sur la zircone afin de bénéficier de ses performances mécaniques supérieures. Fig. 1 : armature après usinage MATÉRIEL : KATANA Zirconia YMLKURARAY NORITAKE · ÉBAUCHE EN ZIRCONE ÉTAPE 2 : APRÈS FRITTAGE Sinterisation · Multicouche esthétique · Sablage Après un cycle de frittage à 1 550 °C, l’armature révèle pleinement son caractère multicouche. Le dégradé de couleur, allant d'une teinte cervicale chaude jaune-crème à une zone incisale plus froide et translucide, résulte directement de la stratification pigmentaire intégrée dans le disque. Après le frittage, l’armature est uniquement sablée (110 μm, 1,5 bar) sans autre traitement complémentaire. Fig. 2 : vue vestibulaire de l'armature après frittage mettant en évidence le dégradé chromatique multicouche de la zircone. Fig. 3 : vue palatine de l'armature après frittage. La structure monolithique en zircone est conservée sur l’ensemble de la face palatine. MISE EN OEUVRE : sintérisation (1550 °C) sablage ÉTAPE 3 : PREMIÈRE COUCHE DE MAQUILLANTS INTERNES CERABIEN MiLai Internal Stains · Base de coloration · Caractérisation interne Une première couche différenciée de maquillants est appliquée directement sur l’armature frittée. Elle constitue la base chromatique et assure la caractérisation interne. Répartition des teintes : zone incisale : Incisal Blue 1 + 20 % Bright – pour un effet d’opalescence naturel.zone des mamelons : Mamelon Orange 2 + 20 % Bright – afin de reproduire les caractéristiques de la structure des mamelons.zone cervicale et proximale : A+ + 20 % Bright – pour augmenter la chromaticité et la saturation dans le tiers cervical.zone gingivale : Tissue Pink + Salmon Pink – pour une teinte naturelle gingivale. Fig. 4 : application des Internal Stains CERABIEN™ MiLai avant cuisson. INTERNAL STAINS CERABIEN™ MiLai : Incisal Blue 1 + 20 % de Bright : zone incisale Mamelon Orange 2 + 20 % de Bright : reproduction des mamelons A+ + 20 % de Bright : zones cervicales et interproximales Tissue Pink : caractérisation gingivale Salmon Pink : caractérisation gingivale ÉTAPE 4 : PREMIÈRE COUCHE DE CÉRAMIQUE ET CUISSON DE LIAISON TX + Tissue 1 · Cuisson de liaison · Optimisation de l’adhésion Une fois les maquillants cuits, une première stratification est réalisée avec CERABIEN™ MiLai Tx pour les restaurations dentaires et Tissue 1 pour les tissus gingivaux. Une cuisson de type wash bake est réalisée à une température supérieure à la valeur de référence habituelle afin d’améliorer la fluidité de la céramique et son adhésion à la zircone. Aucun liner n’est utilisé. Fig. 5 : première couche de céramique avant cuisson, vue frontale. Fig. 6 : vue frontale de la première couche de céramique après application MASSES CERABIEN™ MiLai : Tx (Translucent) – pour les parties dentaires Tissue 1 – pour la zone gingivale mode de cuisson : cuisson de type wash bake (température élevée) ÉTAPE 5 : RÉSULTAT APRÈS WASH BAKE Vérification de l'adhésion. Préparation de la seconde couche. Après la cuisson de liaison (wash bake), la première couche de céramique est parfaitement fusionnée à l‘armature en zircone. La surface présente un aspect homogène, lisse et légèrement brillant. La masse Tx met en valeur la translucidité intrinsèque de KATANA™ Zirconia YML et permet au dégradé chromatique multicouche de la zircone de s‘exprimer pleinement et de façon harmonieuse. Fig. 7 : après la cuisson de liaison (wash bake), les masses Tx et Tissue 1 sont parfaitement fusionnées à l’armature en zircone. ÉTAPE 6 : DEUXIÈME COUCHE DE MAQUILLANTS, CARACTÉRISATION FINE Microfissures naturelles · White · Individualisation de la surface Pour la seconde couche, le maquillant White est utilisé pour créer de fines lignes de craquelure naturelles (« Natural Cracks »), reproduisant les microfissures observées dans l’émail naturel. Ces lignes sont orientées verticalement et varient en longueur et en intensité afin de renforcer l’aspect vivant de larestauration. Fig. 8 : gros plan sur les fines lignes de caractérisation réalisées avec le maquillant White. Fig. 9 : vue d‘ensemble de la seconde phase de caractérisation, montrant une répartition harmonieuse des effets et des détails. INTERNAL STAINS CERABIEN™ MiLai : White : reproduction des fines lignes de craquelure naturelles (Natural Cracks). ÉTAPE 7 : DEUXIÈME COUCHE DE CÉRAMIQUE, STRATIFICATION PRINCIPALE Morphologie · Masses émail · Design de la gencive La deuxième couche de céramique constitue l‘étape clé de la stratification et requiert une attention particulière portée simultanément à la couleur, à la morphologie et à la texture de surface. C‘est lors de cette phase que la forme définitive de la restauration est établie. Masses dentaires – zone stratégique : Creamy Enamel crée la teinte de base chaude du corps de la dent. LTx (Luster Translucent) apporte translucidité et opalescence. CCV-2 (Clear Cervical 2) permet d‘obtenir une chromaticité plus soutenue tout en conservant de la transparence. ELT1 (Enamel Luster 1) est utilisée dans la zone incisale pour reproduire la luminosité et la finesse de l‘émail naturel. Masses gencive : Tissue 1, 4 et 6 : cette étape définit la forme finale, la morphologie et la texture de surface de la restauration. Fig. 10 : stratification principale avant cuisson. MASSES CERABIEN™ MiLai POUR LES DENTS : Creamy Enamel – zone du corps LTx (Luster Translucent) – masse opalescente pour renforcer la vitalité CCV-2 (Clear Cervical 2) – cervicale afin d‘apporter de la chromaticité ELT1 (Enamel Luster 1) – pour reproduire l‘éclat de l'émail incisif Fig. 11 : gros plan sur la morphologie et la texture de surface de la stratification principale. Fig. 12 : détail de la texture de surface obtenue lors de la stratification principale avant cuisson. MASSES CERABIEN™ MiLai POUR LES TISSUS GINGIVAUX : Tissue 1 – destinée aux zones gingivales les plus claires et les plus délicates. Tissue 4 – utilisée pour reproduire la teinte gingivale intermédiaire. Tissue 6 – apporte profondeur, effets d'ombre et caractérisation des papilles interdentaires. ÉTAPE 8 : RÉSULTAT APRÈS LA DEUXIÈME CUISSON Etat après cuisson · Avant finition Dès cette deuxième cuisson, la restauration présente déjà un résultat très convaincant. Les structures mamelonnaires, les fines lignes de caractérisation ainsi que les nuances du modelé gingival sont clairement visibles. La morphologie définitive et la texture de surface seront ensuite affinées lors de l'étape de finition mécanique afin d'apporter encore davantage de naturel et de précision au résultat final. Fig. 13 : résultat après la deuxième cuisson céramique, avant finition mécanique. ÉTAPE 9 : FINITION MÉCANIQUE Affinage morphologique · Avant cuisson d’autoglaçage La finition mécanique requiert à la fois une grande maîtrise technique et un sens esthétique particulièrement développé. À l'aide d'instruments diamantés, le prothésiste ajuste avec précision la forme, les proportions et la texture de surface afin d'obtenir le résultat final souhaité. Une attention particulière est portée à la micro-texture de surface : les périkymaties, les lobes de développement verticaux ainsi que la transition cervico-gingivale sont reproduits de manière individualisée afin de renforcer le caractère naturel de la restauration. La face palatine, quant à elle, reste entièrement monolithique et n'est soumise à aucune modification. Fig. 14 : restauration après finition mécanique. Fig. 15 : détail des périkymaties et de la texture de surface après finition. ÉTAPE 10 : RÉSULTAT FINAL Cuisson d’autoglaçage & polissage mécanique La cuisson d'autoglaçage (self-glaze) se distingue fondamentalement d'une cuisson de glaçure conventionnelle, puisqu'aucune glaçure n'est appliquée sur la restauration. Celle-ci est portée à une température située juste en dessous du point de ramollissement de la céramique, permettant à la surface de se lisser naturellement. Il en résulte une brillance particulièrement naturelle et vivante, tout en préservant intégralement la micro-texture de surface élaborée lors des étapes de finition. Fig. 16 & 17 : résultat final L'application d'une glaçure conventionnelle tendrait à atténuer partiellement les fines périkymaties et les lignes de craquelure réalisées lors de la caractérisation. À l'inverse, la cuisson d'autoglaçage (self-glaze) préserve l'ensemble de ces détails et l'individualisation minutieusement obtenue au cours de la phase de finition. Le polissage mécanique final vient parfaire l'éclat de surface et accentuer la translucidité des tissus gingivaux. Fig. 18 : détail de la transition cervico-gingivale Fig. 19 : résultat final en gros plan ÉTAPES DE FINITION : cuisson d'autoglaçage (self-glaze), sans application de glaçure. polissage mécanique des surfaces céramiques afin d'obtenir le brillant final. CONCLUSION L'association de KATANA™ Zirconia YML et de CERABIEN™ MiLai ouvre de nouvelles perspectives en esthétique prothétique. La combinaison d'une zircone multicouche présentant un dégradé chromatique intégré et d'une céramique de stratification spécialement développée pour les techniques de microstratification sur zircone et disilicate de lithium permet d'obtenir des restaurations d'un naturel remarquable tout en limitant la quantité de céramique utilisée. Le choix de renoncer à une cuisson de liner, l'utilisation ciblée d'une cuisson de liaison (wash bake) pour optimiser l'adhésion céramique-zircone, ainsi que le recours à une cuisson de glaçage (self-glaze) plutôt qu'à une glaçure conventionnelle, illustrent une approche fondée sur une compréhension approfondie des matériaux et de leurs propriétés. Les différentes étapes présentées dans ce cas clinique démontrent que l'excellence esthétique ne résulte pas nécessairement de protocoles complexes. Elle repose avant tout sur la précision d'exécution, la maîtrise des matériaux et l'attention portée aux moindres détails. La photographie en contre-jour met particulièrement en évidence cette philosophie : la lumière traverse la restauration de façon comparable à une dent naturelle, témoignant de la parfaite synergie entre KATANA™ Zirconia YML et CERABIEN™ MiLai. SANS COMPROMIS.INÉGALÉ.À VOTRE IMAGE. Pour en savoir plus consultez la page produit en ligne 16 sept. 2026