Clinical Cases Choix de la forme de lésion pour l’étude clinique des systèmes adhésifs 19 sept. 2016 Lors de mes présentations, on me demande souvent pourquoi l’étude clinique des systèmes adhésifs est réalisée dans les situations de classe V. La lésion de classe V non carieuse est pour plusieurs raisons la plus appropriée pour ce type d’étude. La principale raison est incontestablement le fait que ces lésions n’offrent pas ou pratiquement pas de macrorétention. En effet, lorsqu’une cavité offre une macrorétention, une perte de force d’adhésion dans l’interface de liaison ne résultera pas automatiquement en une perte de rétention. Les autres raisons importantes sont, dans un ordre aléatoire, qu’elles sont relativement fréquentes. Mais aussi qu’elles se situent en général dans une zone facilement accessible et ne nécessitent pas de technique de restauration complexe. Le facteur de configuration (le rapport entre les surfaces non collées et les surfaces collées) est bas et crée donc peu de contrainte de rétraction. La restauration concerne en outre à la fois l’émail et la dentine, bien que dans certaines études, on essaie de limiter l’adhésion à l’émail (comme dans : Van Dijken et al. Clinical long-term retention of etch-and-rinse and self-etch adhesive systems in non-carious cervical lesions. A 13 years evaluation. Dent Mat 2007). La restauration est ensuite périodiquement évaluée. On évalue bien entendu la perte de rétention. Parfois, les restaurations sont aussi évaluées au regard de l’intégrité marginale, de la décoloration marginale et de l’esthétique. Lorsqu’une restauration a été perdue, ceci est noté comme un échec. La survie / durée de vie de la restauration est exprimée au moyen d’un taux d’échec annuel (AFR : Annual Failure Rate). Un AFR de 4.6 par exemple signifie que durant la période de l’étude, 4,6 % par an des restaurations ont été perdues.
Clinical Cases Clearfil SE Bond 19 sept. 2016 Une évaluation clinique sur 13 ans prouve les résultats exceptionnels du SE Bond. Après 13 ans, l’effet clinique du CSE dans des lésions de classe V non carieuses s’est avéré excellent. Le mordançage sélectif des bords de l’émail n’avait qu’un effet positif limité sur l’intégrité marginale et l’absence de décoloration marginale. Telle est la conclusion de cette étude publiée l’année dernière : Thirteen-year randomized controlled clinical trial of a two-step self-etch adhesiv in non-carious cervical lesions. Étude menée par M. Peumans et ses collègues de l’Université Catholique de Louvain- Pôle BIOMAT. Dental Materials 31 (2015) 308-314 Cette publication comprend l’évaluation de l’étude au bout de 13 ans. Les évaluations après 3, 5 et 8 ans avaient déjà été publiées. Les lésions cervicales non carieuses (NCCL : non carious cervical lesions) sont les plus appropriées pour tester cliniquement l’efficacité d’un adhésif. On ne dispose toutefois que d’un nombre limité d’études présentant des résultats à long terme. 13 ans est en outre la période d’évaluation la plus longue. Le CSE est jusqu’à présent le seul adhésif offrant des performances aussi exceptionnelles au bout d’une période aussi longue. La perte de rétention est le paramètre le plus objectif pour déterminer l’efficacité de l’adhésion dans un essai clinique de ce type. Dans cet essai clinique, le taux de rétention du CSE constaté au bout de 13 ans était élevé : pas moins de 96 % !! Pour cette étude, la moitié du nombre de cavités a été traitée avec le CSE sans mordançage des bords de l’émail à l’acide phosphorique, l’autre moitié avec un mordançage sélectif de l’émail. Le fait que les bords d’émail aient ou non été mordancés n’avait pas d’effet sur le taux de rétention.
Clinical Cases Les désensibilisants ont-ils une influence sur la force d’adhésion des ciments composites ? 19 sept. 2016 Pour répondre à cette question que les praticiens se posent, je me baserai sur une étude récente de Garcia et al. Ils ont étudié l’effet de trois désensibilisants différents sur la force d’adhésion d’un ciment composite à la dentine. Ils ont conclu que l’effet dépendait du matériau. Gluma Desensitizer (Heraeus Kulzer) et Super Seal (Phoenix Dental) diminuaient la force d’adhésion, alors que Teethmate™ Desensitizer (Kuraray Noritake) l’améliorait. Bien évidemment, les chercheurs considèrent qu’il est indispensable d’étudier de manière plus approfondie le mécanisme de Teethmate™ Desensitizer, un ciment contenant du phosphate de calcium. Signification clinique : Le matériau contenant du phosphate de calcium Teethmate™ Desensitizer peut servir comme désensibilisant utile de nouvelle génération préalablement au scellement des restaurations indirectes. Cliquez ici pour l’abstract de l’étude.